Emigre or The Extraordinary Graphic Adventure of Zuzana Licko and Rudy VanderLans

Retour vers les débuts de Design et Typo.

L’occasion m’est donné ici de rappeler la genèse de mon blog et la passion qui me l’a fait créer.
Nous sommes en 2005 et je venais de démarrer un cours de typographie dans une école privée de design. Méthode d’enseignement très simple, la culture par l’exemple et la pratique par l’expérimentation visuelle. Roger Excoffon ne disait-il pas que nous étions des Visualistes en lieu et place de graphistes ou designers. Je questionnais mes élèves sur le sens et leur demandais régulièrement de dépasser leur perception pour imaginer un autre possible. On ne parle pas là du réel mais des possibles comme vocabulaire graphique. Très vite me suis rendu compte qu’il fallait un support à mes cours et c’était précisément la naissance des blogs depuis 2004. Dès septembre 2005 me suis pris par le clavier et commencé, non sans peine, à rédiger et mettre en scène des contenus d’un cours qui allait devenir un succès dans les années qui suivirent. Reçu l’aide de Pascal Mongénie qui avait commencé un blog du Monde.fr sur la thématique du Jazz et de mon ami de l’époque Jonathan Munn qui maîtrisait les css afin de rendre ce blog un peu plus touchy que ce que le site du Monde pouvait et peut proposer à ses lecteurs.
Et très vite je démarrais par les fondamentaux. L’histoire de l’écriture, de la lettre et parcourais les grands héros de la création graphique.

C’est donc naturellement que j’évoquais Hermann Zapf, Herbert Lubalin, Lou Dorfsman, Bradbury Thompson (Westvaco Inspirations) et bien sûr Neville Brody et David Carson. Il y avait là une progression qui convenait à certains de mes théories-lubies depuis ma fréquentation des Rencontres de Lure dès l’âge de 13 ans. La découverte des textes de Marshall McLuhan (Galaxie Gutenberg, pour comprendre les médias) n’était pas étranger à ma passion pour l’histoire des arts graphiques.

Curieusement, c’est beaucoup plus tard vers 1990 à 1993 que je découvris le travail de Zuzana Licko et Rudy VanderLans. Les raisons en sont à la fois mystérieuses et assez facile à comprendre. C’est assez tardivement que j’ai découvert les vertus graphiques des Macintosh au travers des logiciels comme Quark X-Press ou FreeHand et Illustrator. Photoshop me conquit que plus tard grâce à la version 3.0 qui nous permit de créer des calques. Et c’est précisément l’époque où des artistes comme David Carson et Neville Brody, présents déjà dans l’esprit de nombreux professionnels, vont se sentir dépossédés de leur puissance créative par les possibilités infinies des machines.

Un succès plus que mérité pour les fondateurs de Emigre.

La création typographique des fondateurs d’Emigre au contraire va connaître là le succès tant mérité puisque leur histoire a commencé bien plus tôt. Leur fonderie va renverser bien des idées reçues et la qualité de leur réalisation va les rendre incontournables dans l’univers de la création typographique.

Voici 13 ans j’émettais une théorie visuelle selon laquelle il existait deux époques majeurs dans la composition des pages. Gutenbergienne et Plasticienne. La première fonctionnait selon des structures «par apposition» et la deuxième par un système d’imbrications multiples et de calques en profondeur dans la page.
C’est donc en 2005 que déjà j’évoquais ces différenciations majeures pour comprendre le graphisme contemporain. Les mises en page de David Carson et plus tard, bien plus tard celles de Neville Brody m’ont guidé dans cette découverte. Il est donc vrai que le travail d’Emigre s’inscrit dans cette deuxième catégorie de graphisme-typographie plasticiens. Dès 1986 nous avions également à typoGabor mené ce genre d’expérimentation avec les magazines Amour Chronique et Meurtres. Dans les pages, extraites de l’Album d’Emigre vous allez pouvoir explorer cet univers tout à fait révolutionnaire qui ont permis à leur promoteur de positionner les polices créés par leur équipe à l’avant garde de la création typographique. N’hésitez pas à commenter et apporter votre point de vue.

Voici quelques articles à relire:

http://paris.blog.lemonde.fr/2005/10/06/2005_10_neville_brody_l/
http://paris.blog.lemonde.fr/2005/10/06/2005_10_lre_typoplastic_1/

L’ouvrage ci-dessous rend compte de l’extraordinaire aventure qu’ils ont connus et je ne peux que vous inviter à vous le procurer car il viendra compléter très judicieusement votre bibliothèque de designer.
































































 

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Pablo Picasso vu par Serge Lutens | Le déclic de la Création | La Première fois


 
LA PREMIÈRE FOIS | UN INTERVIEW DE SERGE LUTENS
Et puisqu’on parle de nativité, me suis posé la question de ce qui pousse les artistes, les peintres, les graphistes, les designers à pencher vers leur métier de créateurs (cela vaut aussi pour les musiciens). Alors je me suis souvenu de cet interview que j’avais réalisé en 2007 d’un immense créateur, Serge Lutens. Et d’un seul coup il s’est lâché. Sur le centenaire des Demoiselles d’Avignon. Bon quand il parle des «boniches» c’est limite de la misogynie. Ce qu’il n’est pas et bien au contraire. Je peux vous l’assurer. Mais à l’époque, en 2007 on pouvait encore traiter les gens de cons, sans que cela ne soulève des «bronca» médiatiques.

Bref vous allez re-découvrir le tableau de Pablo Picasso, et la voix de Serge Lutens. Prise de son Jean-Charles Baudot.
C’est aussi sans doute une de mes premières ITV et c’est là que j’ai pris plaisir LA PREMIÈRE FOIS* à cet exercice que je continue maintenant de façon plus régulière.
*Pas tout à fait la première fois. J’avais interviewé Hermann Zapf en 1984 à Darmstadt avec comme interprète Fernand Baudin.
 

L’inégralité du dossier Serge Lutens ici

 

 

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Pablo Picasso vu par Serge Lutens | Le déclic de la Création | La Première fois

 

LA PREMIÈRE FOIS | UN INTERVIEW DE SERGE LUTENS

Et puisqu’on parle de nativité, me suis posé la question de ce qui pousse les artistes, les peintres, les graphistes, les designers à pencher vers leur métier de créateurs (cela vaut aussi pour les musiciens). Alors je me suis souvenu de cet interview que j’avais réalisé en 2007 d’un immense créateur, Serge Lutens. Et d’un seul coup il s’est lâché. Sur le centenaire des Demoiselles d’Avignon. Bon quand il parle des «boniches» c’est limite de la misogynie. Ce qu’il n’est pas et bien au contraire. Je peux vous l’assurer. Mais à l’époque, en 2007 on pouvait encore traiter les gens de cons, sans que cela ne soulève des «bronca» médiatiques.

Bref vous allez re-découvrir le tableau de Pablo Picasso, et la voix de Serge Lutens. Prise de son Jean-Charles Baudot.

C’est aussi sans doute une de mes premières ITV et c’est là que j’ai pris plaisir LA PREMIÈRE FOIS* à cet exercice que je continue maintenant de façon plus régulière.

*Pas tout à fait la première fois. J’avais interviewé Hermann Zapf en 1984 à Darmstadt avec comme interprète Fernand Baudin.

 

L’inégralité du dossier Serge Lutens ici

 

 

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Pascal Hierholz | Interview d’un Artiste qui voyage

Une Interview de Pascal Hierholz | Directeur de création, peintre, illustrateur, voyageur, polyglotte par Peter Gabor pour Design et Typo / novembre 2017 © tous droits réservés Une rencontre improbable. Voici quelques années. J’ai eu le plaisir de retrouver le jeune homme que j’ai connu Directeur artistique chez Havas, alors que je dirigeais typoGabor. En fin d’Interview, un court extrait du CV (très chargé) de mon ami Paisi (c’est désormais ainsi qu’il se nomme à DJAKARTA où il continue sa carrière).

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Pascal Hierholz | Interview d’un Artiste qui voyage

Une Interview de Pascal Hierholz | Directeur de création, peintre, illustrateur, voyageur, polyglotte par Peter Gabor pour Design et Typo / novembre 2017 © tous droits réservés Une rencontre improbable. Voici quelques années. J’ai eu le plaisir de retrouver le jeune homme que j’ai connu Directeur artistique chez Havas, alors que je dirigeais typoGabor. En fin d’Interview, un court extrait du CV (très chargé) de mon ami Paisi (c’est désormais ainsi qu’il se nomme à DJAKARTA où il continue sa carrière).

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Monotype | Éditeur historique de Polices de Caractères



#monotype @Monotype

Pourquoi tant de haine contre les éditeurs historiques de la typographie mondiale. À partir de 1990 la plupart des grandes fonderies de caractères (et fabricants de machines à composer) ont fait faillite, de même que leurs clients. J’ai perdu personnellement sept millions d’euros et du recommencer une carrière à zéro. Est-ce que j’ai de la haine pour Monsieur Warnock ou Monsieur Jobs? Non. Je préfère mourir. Curieux de tout plutôt que de regretter cette aventure humaine sans précédent depuis l’invention du caractère mobile de Gutenberg en 1452.

J’ai vu les plus grands créateurs typographes du monde, dessiner sur calque et reporter sur carte à gratter. Retoucher, gratter avec non pas des exactos mais des bistouris de la marque Stanley. José Mendoza a mis dix ans pour terminer la série des Photina pour la Monotype et John Dreyfus (qui fut le digne successeur de Stanley Morison) a accompagné cette création entièrement faite à la main.

Oui Monotype a racheté toutes les polices et tous les droits détenus par des fabricants comme Berthold, Agfa, Bobst, Nebiolo, Linotype, ITC et Letraset etc.
ILS CONTINUENT DE PROMOUVOIR LA NOUVELLE CRÉATION EN DONNANT LEUR CHANCE AUX JEUNES CRÉATEURS D’ÊTRE CONNUS DANS LE MONDE ENTIER.

Les prix? Ils se sont effondrés, sous la pression d’un marché saturé d’originaux et de revivals.

Comme je le disais déjà à plusieurs reprises, j’ai infiniment plus de respect pour les créateurs qui s’amusent avec la typo que pour ceux qui s’essayent à des grandes séries de revivals qui n’ont d’autres intérêts que de polluer encore un peu plus les catalogues du monde entier.

Chacun est libre. Peut-être que si j’en avais la force et l’énergie, je m’attaquerais à ce genre de production. Ce serait juste pour prouver mon savoir faire, pour en recueillir les vrais fruits, et pouvoir réaliser des caractères d’entreprises. Car là, oui, il peut y avoir de vrais besoins, qui partent souvent d’ailleurs d’un logo, d’un dessin original pour ensuite se décliner en alphabet originaux pour l’entreprise qui en a passé commande.

Je me sens infiniment moins frustré de la survie de Monotype que de voir des centaines de caractères «déjà vus».

Si je devais aujourd’hui témoigner d’une quelconque frustration ce serait de voir que les prix des polices, fabriqués aujourd’hui avec des logiciels qui coûtent moins de 1000€ quand ils ne sont pas gratuits, coûter aussi cher, voire plus, que des polices qui ont été dessinés et fabriqués à l’aide de process industriels autrement plus coûteux. DES PRIX PROHIBITIFS COMPTE TENU DU COÛT RIDICULEMENT FAIBLE DES PROCESSUS D’AUJOURD’HUI, QUE CELA SOIT DIT ET RÉPÉTÉ.

AMEN

 

Publié dans Galaxie Gutenberg, Opinions et Im-pertinences, Typo | Histoire, Typographie et typographies | Commentaires fermés sur Monotype | Éditeur historique de Polices de Caractères

Monotype | Éditeur historique de Polices de Caractères


#monotype @Monotype

Pourquoi tant de haine contre les éditeurs historiques de la typographie mondiale. À partir de 1990 la plupart des grandes fonderies de caractères (et fabricants de machines à composer) ont fait faillite, de même que leurs clients. J’ai perdu personnellement sept millions d’euros et du recommencer une carrière à zéro. Est-ce que j’ai de la haine pour Monsieur Warnock ou Monsieur Jobs? Non. Je préfère mourir. Curieux de tout plutôt que de regretter cette aventure humaine sans précédent depuis l’invention du caractère mobile de Gutenberg en 1452.

J’ai vu les plus grands créateurs typographes du monde, dessiner sur calque et reporter sur carte à gratter. Retoucher, gratter avec non pas des exactos mais des bistouris de la marque Stanley. José Mendoza a mis dix ans pour terminer la série des Photina pour la Monotype et John Dreyfus (qui fut le digne successeur de Stanley Morison) a accompagné cette création entièrement faite à la main.

Oui Monotype a racheté toutes les polices et tous les droits détenus par des fabricants comme Berthold, Agfa, Bobst, Nebiolo, Linotype, ITC et Letraset etc.

ILS CONTINUENT DE PROMOUVOIR LA NOUVELLE CRÉATION EN DONNANT LEUR CHANCE AUX JEUNES CRÉATEURS D’ÊTRE CONNUS DANS LE MONDE ENTIER.

Les prix? Ils se sont effondrés, sous la pression d’un marché saturé d’originaux et de revivals.

Comme je le disais déjà à plusieurs reprises, j’ai infiniment plus de respect pour les créateurs qui s’amusent avec la typo que pour ceux qui s’essayent à des grandes séries de revivals qui n’ont d’autres intérêts que de polluer encore un peu plus les catalogues du monde entier.

Chacun est libre. Peut-être que si j’en avais la force et l’énergie, je m’attaquerais à ce genre de production. Ce serait juste pour prouver mon savoir faire, pour en recueillir les vrais fruits, et pouvoir réaliser des caractères d’entreprises. Car là, oui, il peut y avoir de vrais besoins, qui partent souvent d’ailleurs d’un logo, d’un dessin original pour ensuite se décliner en alphabet originaux pour l’entreprise qui en a passé commande.

Je me sens infiniment moins frustré de la survie de Monotype que de voir des centaines de caractères «déjà vus».

Si je devais aujourd’hui témoigner d’une quelconque frustration ce serait de voir que les prix des polices, fabriqués aujourd’hui avec des logiciels qui coûtent moins de 1000€ quand ils ne sont pas gratuits, coûter aussi cher, voire plus, que des polices qui ont été dessinés et fabriqués à l’aide de process industriels autrement plus coûteux. DES PRIX PROHIBITIFS COMPTE TENU DU COÛT RIDICULEMENT FAIBLE DES PROCESSUS D’AUJOURD’HUI, QUE CELA SOIT DIT ET RÉPÉTÉ.

AMEN

 

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Histoire de l’Écriture Typographique | Éditions Perrousseaux | Sous la Direction de Jacques André

Il y a longtemps que j’aurais du publier cet ouvrage que m’a confié Jacques André à cet effet. Mais je n’ai pas pu, pour des raisons personnelles dont je me suis largement expliqué à ce dernier ainsi qu’à Frank Adebiaye qui est venu m’interviewer chez moi pour ma contribution au monde de la typographie des années « PhotoTitrage et Photocomposition ». Me souviens également de la venue chez moi de Thierry Gouttenègre qui m’avait longuement cuisiné sur la transition entre les lettres transfert et le phototitrage.

Il n’est pas dans mon intention de faire ici l’exégèse de cet immense ouvrage. Exhaustif tant dans l’historique des évolutions techniques, technologiques et artistiques. Les intervenants qui ont contribué à la rédaction du livre ont fait là un travail considérable car ne voulant rien omettre de l’aventure d’un métier qui aura traversé le plomb, la lumière et le numérique pour nous permettre aujourd’hui d’utiliser toutes les polices du monde sur n’importe quelle machine, n’importe quel ordinateur.

Ce n’est pas non plus aujourd’hui que je vais me fendre de ma propre histoire, dans cette affaire qui aura remué un quart de siècle de ma carrière et sans doute plus si l’on peut considérer que d’une manière ou d’une autre une fois que le regard s’est mis en mouvement, il est difficile d’arrêter notre sens de l’observation sur tout ce qui a un rapport au signe et à ses usages.

Bien, une fois que j’ai dit tout le bien que cet ouvrage mérite que l’on en dise, me permettrais-je juste de regretter une mise en page un peu bâclée qui ne donne pas toujours la dimension du travail accompli par les auteurs. Mais en même temps, on mesure l’ambition de l’éditeur, qui a voulu « balayer » l’ensemble des registres professionnels qui ont œuvré à l’accomplissement de cette aventure.

Entre temps, cette encyclopédie a eu le bonheur de remporter en juin 2017 le Prix du Meilleur Livre en Graphisme décerné par le FILAF (Festival International du Livre d’Art et du Film). Je pense que ce Prix est largement mérité eu égard au travail documentaire accompli et que je ne vais pas chipoter pour mon goût d’une mise en page plus rigoureuse et plus lisible. Voire plus élégante.

Les sources directs et autres renseignements pour trouver l’ouvrage sont disponibles chez l’auteur.

Ainsi que chez Amazon ici

Mode d’emploi sur les images reproduites du livre.

Vous pouvez cliquer sur n’importe quel page, un nouvel onglet s’ouvre avec une taille suffisante pour observer les détails les plus menus qui peuvent vous intéresser. Un mode de navigation moins sophistiqué que la plupart des lecteurs qui allient zoom dynamique et feuilletage style pdf (issue). Mais peut-être plus pérenne quant au codage des sites.

Publié dans Galaxie Gutenberg, Histoire des Arts Graphiques, Ouvrages et Expressions, Typographie et typographies | Commentaires fermés sur Histoire de l’Écriture Typographique | Éditions Perrousseaux | Sous la Direction de Jacques André

Histoire de l’Écriture Typographique | Éditions Perrousseaux | Sous la Direction de Jacques André

Il y a longtemps que j’aurais du publier cet ouvrage que m’a confié Jacques André à cet effet. Mais je n’ai pas pu, pour des raisons personnelles dont je me suis largement expliqué à ce dernier ainsi qu’à Frank Adebiaye qui est venu m’interviewer chez moi pour ma contribution au monde de la typographie des années « PhotoTitrage et Photocomposition ». Me souviens également de la venue chez moi de Thierry Gouttenègre qui m’avait longuement cuisiné sur la transition entre les lettres transfert et le phototitrage.

Il n’est pas dans mon intention de faire ici l’exégèse de cet immense ouvrage. Exhaustif tant dans l’historique des évolutions techniques, technologiques et artistiques. Les intervenants qui ont contribué à la rédaction du livre ont fait là un travail considérable car ne voulant rien omettre de l’aventure d’un métier qui aura traversé le plomb, la lumière et le numérique pour nous permettre aujourd’hui d’utiliser toutes les polices du monde sur n’importe quelle machine, n’importe quel ordinateur.

Ce n’est pas non plus aujourd’hui que je vais me fendre de ma propre histoire, dans cette affaire qui aura remué un quart de siècle de ma carrière et sans doute plus si l’on peut considérer que d’une manière ou d’une autre une fois que le regard s’est mis en mouvement, il est difficile d’arrêter notre sens de l’observation sur tout ce qui a un rapport au signe et à ses usages.

Bien, une fois que j’ai dit tout le bien que cet ouvrage mérite que l’on en dise, me permettrais-je juste de regretter une mise en page un peu bâclée qui ne donne pas toujours la dimension du travail accompli par les auteurs. Mais en même temps, on mesure l’ambition de l’éditeur, qui a voulu « balayer » l’ensemble des registres professionnels qui ont œuvré à l’accomplissement de cette aventure.

Entre temps, cette encyclopédie a eu le bonheur de remporter en juin 2017 le Prix du Meilleur Livre en Graphisme décerné par le FILAF (Festival International du Livre d’Art et du Film). Je pense que ce Prix est largement mérité eu égard au travail documentaire accompli et que je ne vais pas chipoter pour mon goût d’une mise en page plus rigoureuse et plus lisible. Voire plus élégante.

Les sources directs et autres renseignements pour trouver l’ouvrage sont disponibles chez l’auteur.

Ainsi que chez Amazon ici

Mode d’emploi sur les images reproduites du livre.

Vous pouvez cliquer sur n’importe quel page, un nouvel onglet s’ouvre avec une taille suffisante pour observer les détails les plus menus qui peuvent vous intéresser. Un mode de navigation moins sophistiqué que la plupart des lecteurs qui allient zoom dynamique et feuilletage style pdf (issue). Mais peut-être plus pérenne quant au codage des sites.

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La formation classique | Il n’y a que ça | extrait du Cave se Rebiffe

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