Comment le professeur Paul Achouh et l’Hôpital Public m’a sauvé la vie à l’AP_HP Georges Pompidou

Il s’appelle Paul Achouh. Il m’a sauvé la vie il y a un an jour pour jour en m’opérant d’un quadruple pontage coronarien. Il opère au 3e étage de l’AP-HP Georges Pompidou | 20 rue Leblanc Paris 15e.

Éternelle reconnaissance à lui ainsi qu’à toute l’équipe qui a œuvré à préciser l’exact pathologie dont je souffrais. Artères bouchés à 90% mais Cœur totalement intact. Voire en grande forme.

Les examens d’exploration sont le parcours obligé d’une telle opération où l’on finit par vous ouvrir toute la cage thoracique pour y pratiquer des dérivations du sang qui irrigue et qui repart du cœur.

La cause ou devrais-je énoncer les causes: stress de vie, un peu trop de plaques de cholestérol et surtout un rétrécissement des artères du à la seule Nicotine dont j’ai abusé des années durant. (Vasoconstricteur).

Lorsqu’on sait le rôle majeur que joue ce Système Cardio-vasculaire pour pomper et irriguer les sept litres de sang que nous avons chacun(e) dans l’organisme dans toutes les cellules dont notre biologie a besoin pour coordonner notre existence, on se rend compte que c’est juste le moteur principal qui fait tourner notre véhicule terrestre.

Et puis pour terminer, voudrais rajouter une observation. Lorsqu’on sort d’une telle opération, ça n’est pas anodin. On vous a prélevé à droite, à gauche 4 morceaux d’artères qu’on est venu rapporter à la place des segments sténosés. L’opération dure 5 heures et on vous pratique une sternotomie pour pouvoir écarter toute la cage thoracique. Le corps met un certain temps pour oublier des gestes aussi invasifs. Heureusement qu’il y a le protocole de rééducation qui suit 3 semaines après l’intervention. C’est durant cet épisode que l’apprenti opéré trouve des réponses et se réhabitue à faire monter en régime le moteur du système. Vélo, marche, exercices de gym, d’équilibres et de muscu… et puis on vous lâche dans la nature enfin. Seul. Et vous essayez de suivre toutes les procédures et recommandations, mais parfois vous n’en pouvez plus. Alors vous attendez de retrouver la pêche.

Un an exactement. Heure pour heure. Et ce foutu COVID 19 qui vient contrarier nos besoins d’évasions et nos habitudes quotidiennes.

Bonjour l’ambiance. Mais en même temps me dit qu’au moins si jamais je devais attraper ce foutu virus mon organisme saura mieux pomper le sang pour lutter contre une surinfection. Et puis la chance d’avoir un VO2 en grande forme. Bref.

Je veux ici remercier

Dominique Jomard Durand qui m’a aidé à m’orienter vers l’Hôpital Georges Pompidou et toute l’équipe de cet hôpital qui m’a reçu depuis Mme Siriex jusqu’au Professeur Spaulding qui en plein Coronographie se penche sur moi en me disant «Allo la Lune, ici La Terre on a un problème». On ne peut pas vous poser de stent.

Une heure après je vois arriver Paul Achouh dans ma chambre. Pour me dire que j’étais en danger de mort. Qu’ils me laissaient pas repartir. Qu’il m’opérait juste après le week end.

Une aventure, un voyage au fond de soi, une envie douce de pas en revenir au moment où l’on vous dit de compter jusqu’à 10. Et puis le réveil. Douloureux. Entubé de partout et puis des équipes qui virevoltent autour de vous pour accomplir chacun des gestes qui vont vous permettre de retrouver une totale autonomie. La bouffe… dégeu mais vous êtes en vie. Et un an après plus que jamais. Me suis remis à nager, Yoga et gym, essayé le Karaté, avec qq difficultés. Mais c’est en remontant sur mon 1200 GS que j’ai enfin eu des sensations de retour à la normale.

Si je raconte tout cela par le menu, c’est pour témoigner et rassurer tous mes amis jeunes ou moins, sur le temps qu’il faut au temps pour retrouver toutes les sensations d’avant.

Mais vous ne vous départirez plus jamais d’une conscience aiguë de votre force/fragilité. Elle, déterminera le rythme à laquelle vous reviendrez à vos activités normales ou même exceptionnelles. La conscience de soi prend au fur et à mesure une dimension spirituelle prégnante. Et vous ne regardez plus les autres non plus de la même manière. La fragilité de l’espèce humaine nous envahit comme une trame de lecture quasi permanente.

D’où mes nombreux post sur les RS. sur les violences policières qui ont tant blessé des gens souvent innocents. Et même.

Bref. Bon confinement et profitez-en pour un joli retour sur soi. Les lendemains seront certainement durs et ne soyez pas trop impatients de vous y atteler.

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Anne Frank, ou le «confinement» originel

Anne Frank (1929-1945) jeune juive allemande auteur d’un journal intime, elle mourut au camp de concentration de Bergen-Belsen — Anne Frank (1929-1945) young German-Jewish diarist, she died in concentration camp of Bergen-Belsen

Il y a confinement et confinement. Il y a guerre et guerre. Il y a morts et morts. Je re-lisais l’autre jour quelques passages du Journal d’Anne Frank. Et suis aussi tombé sur une vidéo de mon «kedves» psychanalyste, Daniel Sibony, évoquant les qualités du silence qui enveloppe tout à coup la Ville toute entière.

Ramenant les pensées de chacun un peu plus vers soi et de ce fait peut-être vers l’Autre. Et je ne le cite pas. Je dis simplement que l’occasion nous est donné de réfléchir sur nous mêmes dans un silence étourdissant où l’Altérité est possible mais pas pour tout le monde.

L’intelligence du Ça en Nous est révélée tout d’abord par nos proches et le comportement de nos propres familles à notre égard et bien sûr réciproquement. Donc on ne se plaint pas. On récolte ce qu’on s’aime, dirait Pierre Desproges, ou Roland Barthes, ou encore Lacan et bien sûr Claude Hagège qui parlait plus de 200 langues et idiomes. Lors d’une émission où il fut reçu par Bernard Pivot.

On récolte ce qu’on sème et notre société sera au pied d’un sacré mur, lorsque sorti de cette crise il faudra faire le décompte des conséquences en toutes sortes. Individuelles, collectives, sociales, économiques, psychologiques, et bien sûr familiales.

Le Journal d’Anne Frank nous dit qu’il est possible de vivre confiné dans un placard et l’histoire nous dira que son Dieu eut été bien inspiré de la récompenser par la Vie plutôt que la Mort. Mais voilà, Dieu n’existe pas. Et l’invoquer c’est trahir notre possible humanité. C’est s’en remettre à une Justice qui serait plus juste que celle des Hommes.

Et cela mon intellect n’arrive pas à l’accepter, même si j’eusse aimé terriblement et furieusement pouvoir rejoindre ma famille disparue dans un au-delà bienveillant. Le silence que cette maladie nous confère est là peut-être le plus beau cadeau que l’espèce humaine a réussi à se faire en dévastant sa planète et laissant libre cours à un développement industriel, démographique et sociale sans aucun plan d’ensemble.

Les conséquences de ce libéralisme totalitaire sont le miroir de notre portrait caché. Celui qu’on ne montre pas. Celui qu’on voudrait voir dissimulé, mais que la haine, les paroles de haine, le rejet de l’Autre (et ceci est valable dans tous les recoins de ce Ça dont je parlais tout à l’heure) sont des symptômes évidents et révélateur de notre solitude face au Dieu silencieux qui ne répond à aucune de nos prières.

«Aide-toi, le Ciel t’aidera» est bien entendu à prendre dans son exact symétrie, « Aide-toi parce que le Ciel ne t’aidera pas»… Et de ce fait on cesse de se laisser manipuler par l’invisible, pour ouvrir les yeux sur ce qui est, autour de nous et en nous même. On cesse de croire qu’il est indispensable de posséder plus que ce qu’on a besoin et, d’accumuler des richesses, que même les Pharaons ont emporté dans une «peu probable» vie éternelle.

Des enfants? Oui c’est important d’en faire bien que chaque enfant produise plus de CO2 dans sa vie que 300 Airbus, que dis-je que 600 fusées Ariane, mais quelle importance. L’espèce humaine est programmée pour se détruire.

C’est écrit depuis la nuit des temps car c’est un combat entre le fini et l’infini et non un pari absurde proposé par le Génie de Blaise Pascal. Il y a dans le silence de ce confinement des messages contradictoires que chacun interprète à sa façon. Une punition pour les uns, une fatalité divine pour les autres. Et l’occasion aussi pour beaucoup de transgresser les interdits, en songeant que la liberté de mourir ou de faire mourir les autres est un droit humain inaliénable.

Compliqué de croire qu’il existe un Dieu bienveillant ou malveillant. Et si Dieu nous avait fait à son image. Libre. Donc libre de faire le mal comme le bien. Et si Dieu était Libre Arbitre, alors nous sommes tous Dieu. Et pour paraphraser Orwell, je terminerai ce petit pensum en déclarant qu’il y a des Dieux plus libres que d’autres.
Sur ce, prenez soin de vous et de votre silence intérieur. Car la méditation de l’esprit associée aux exercices de mon Coach sportif me semblent le plus bel exercice d’humanité que le destin nous propose aujourd’hui à relever. Et un grand bonjour à mes enfants qui vivent loin de moi.

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Pourquoi avoir pris ce portrait d’Einstein, tirant la langue pour illustrer une brève histoire de ma vie?

Pourquoi ai-je pris la photo d’Einstein tirant une langue impertinente au photographe?
Cela tient presque d’une introspection analytique.
Fondamentalement c’est pas ma ressemblance physique. À moitié chauve depuis l’âge de 50 ans j’ai choisi de raser la totalité de mon crâne sans oublier moustache et barbe. C’est aussi l’âge où j’ai passé mon permis moto et commencé à rouler sur des plus de 1000cm3. Donc un peu barge. Mais monter à 220 sur une autoroute sans avoir peur est une forme de plaisir ineffable.
Ensuite qu’ai je à faire de prendre la photo d’un vieil excentrique à qui l’on doit plus de bons mots qu’une théorie de la relativité exceptionnelle. Pour l’excentrique j’assume. Pour le vieux, je laisse le soin aux gens qui me rencontrent dans la vraie vie de me coller un âge sur ma gueule. Mais pour l’intelligence ? Je revendique sinon une intelligence mathématique mais une intuition profonde pour les questions de logique et d’ensembles imaginaires. Thème où je me suis payé un 19/20 au Bac.

Pour l’impertinence et l’instinct d’intello anarchiste oui, j’assume, parce que né juif de parents juifs un 26 février 1948 et avoir été déclaré être né le 27 février Protestant de parents Protestants m’ont donné un sens critique profond de l’entre deux des vérités des camps adverses. Toujours lire entre les lignes et ne jamais céder aux explications faciles parce qu’officielles. Si on me traite de complotiste, je répondrais que j’ai eu ma part de trahisons dans la vie qui m’ont bien formé à aiguiser mon sens de l’observation.
Alors pourquoi ce portrait d’Einstein tirant la langue.

Plusieurs explications.

1) parce que je ne veux plus tricher sur mon âge. Je suis vieux disent mes trois enfants. Même si je les bats en course à pied en natation ou même en capacité de travail. Et que j’arrive même à retenir mon souffle plus de 2 min. Ne suis pas trop ridé et on m’a encore pris pour le frère de ma fille aînée de 46 ans il n’y a pas longtemps. J’avoue que c’est du boulot de prendre soin de sa santé. Mais c’est une valeur que je dois à ma chère Mère disparue en 84.

2) parce que je hais le conformisme. Cette figure d’Albert Einstein est celui d’un homme libre et libre de dire ce qui lui passe par la tête. Nombre de juifs ne sont pas d’accord avec les politiques de colonisation d’Israël depuis 67 et 74. Ferment d’hostilité permanente et où l’on voit bien que sans le soutien indéfectible des Américains l’État d’Israël aurait peut-être disparu depuis longtemps. Mais jusqu’où ira la fidélité d’une Amérique soucieuse de ses seuls intérêts propres. J’ai un jour tenté de démontrer que les Israéliens étaient condamnés à être intelligents. Donc de trouver des compromis diplomatiques. Cela m’a valu des inimitiés éternelles. Il est par ailleurs inadmissible pour moi de confondre Antisionisme avec désaccord d’une politique de colonisation. Si je dis qu’Israël est devenue une immense Agence Immobilière il va falloir me protéger du Mossad, du Crif et même de mon très cher ancien Psychanaliste dont je tairais par pudeur le nom.

3) Enfin pourquoi Einstein alors que j’avais une photo de mon père qui avait la même bobine en tirant une langue moqueuse.
La plupart des souvenirs de la famille Gabor se trouve séquestré de façon injuste par mon demi-frère qui a vécu au crochet de notre père et qui continue de se comporter comme un voyou. Photographies, films 16mm, lettres d’amour entre ma mère et mon père, documents administratifs qui me permettraient de tenter de dresser un arbre généalogique d’une famille de 18 personnes emportées dans le ciel d’Auschwitz et de Birkenau. Jusqu’aux recettes de cuisine calligraphiées par la magique adresse artistique de ma mère. Une myriade de souvenirs. Des noms de cousins, d’oncles, de tantes, de filleuls etc. Le tout séquestré par un frère qui m’a également volé ma part d’héritage au lendemain du décès de Paul Gabor.

Alors cette image d’Einstein tirant la langue je la dédie aussi à ce frère, névrosé ou peut-être même malade psychique parce qu’il est né en 42 en pleine occupation de Budapest par les Allemands et que ma mère n’a pu se sauver in-extrémis d’une déportation avec son bébé si elle n’avait pas reçue un visa du diplomate suédois qui a sauvé 10.000 juifs à Budapest. Je veux parler de Raoul Wallenberg. Disparu ensuite dans des conditions mystérieuses en Union Soviétique.

Je tire la langue pour la Vie, et pour la Mort,

pour les amis qui m’ont aimé et pour les amis qui m’ont trahi. Je tire ma langue pour mes enfants qui ont été élevés par des mères sans aucun remord de les avoir soustraits à leur père. Je tire la langue à Patrick Salomon qui a racheté typogabor pour une bouchée de pain pour juste y faire des opérations comptables à la limite de la légalité. Je tire la langue à mon fils qui ne me parle plus depuis 2016 au prétexte que je ne suis pas allé à Montréal pour la naissance de mon petit fils Oskar. Je tire aussi la langue pour tous les amis que j’aime parce que c’est aussi une langue affectueuse et fidèle en amitié. Et je tire ma langue aux dirigeants et propriétaires du groupe IONIS qui m’ont permis de montrer qu’on pouvait remettre sur des rails une entreprise d’éducation en prenant les meilleurs intervenants et en les rémunérant à leur juste prix. Il est dommage que la crise de 2008 et l’arrivée massive des APB et PARCOURSUP aient bousculé les paramètres de développement des écoles privées. Mais je reste fier du travail accompli.

Et enfin malgré la perte de typoGabor dans le maelström du numérique entre 1989 et 1993, je tire la langue en hommage affectueux à tous mes anciens collaborateurs qui sont encore présents parmi nous, même si très discrets.

Typogabor en quelques chiffres:
Naissance du concept en juin 1968. J’embauche notre premier (et regretté) collaborateur Philippe Chollet en 72. Je reviens du service militaire début 73. Dès février nous créons Paul Gabor et moi même la sarl Paul Gabor qui se transformera en SA TYPOGABOR qq années plus tard. Paul m’a laissé carte blanche pour gérer, les salariés, la technologie, le développement commercial ainsi que la gestion financière. Il n’avait aucune envie de de s’emmerder avec le quotidien de typoGabor. Et je lui en serai toujours gré de m’avoir fait une totale confiance.

En vingt ans nous sommes passé de 1 à 60 salariés. Les salaires étaient au dessus de la médiane française. Et parfois de beaucoup.
Au total nous aurons facturé 220 millions de francs, et l’entreprise aura payé 120 millions de francs de salaires et charges. Plus 20 millions de TVA.
Voyant arriver la fin j’ai demandé à la mère de mes deux premiers enfants d’accélérer notre interminable divorce qui aura duré 8 ans. Elle a du accepter voyant qu’elle et nos enfants perdraient un appartement de 100m2 dans le 17ème à Paris.
J’ai donc fait ma part. Bien heureux ces enfants qui n’ont rien compris à mon sacrifice. Ensuite je tire la langue à tous les jaloux et petits cons qui n’ont même pas eu la décence de rendre un hommage aux Rencontres de Lure après la disparition de Paul Gabor en 1992. Et enfin je tire la langue la plus impertinente à quelques confrères qui m’ont affublé qui : de fils de mon père, qui d’autre de : frustré.

Je leur tire la langue parce qu’ils ne vivront jamais le quart des aventures que j’ai vécu depuis l’âge de 7 ans dans les rues de Budapest où nous nous battions contre l’occupant russe. Et de dire que j’ai encore des projets ici-bas. Merci la vie.

Et puis enfin je tire la langue à Macron parce qu’il n’a rien vécu pour pouvoir comprendre ce beau pays qu’est la France habité par des gens si formidables.

Bien sûr il y a des pans entiers de ma vie que je n’ai pas écrit ici. Mes années où je donnais des cours à l’ESAG-Penninghen de 75 à 87, mes années d’après typoGabor où j’ai eu l’occasion aussi de rencontrer des gens merveilleux d’amitié et de soutien, et puis mes années de galères vraies, et surtout mes plus belles années peut-être où j’ai pu mettre en pratique une pédagogie que j’avais élaborée depuis longtemps, qui mêlait les fondamentaux, le dessin avec l’histoire de l’Art et l’apprentissage des nouvelles technologies à l’aune de la création graphique internationale. Mon blog regorgeait de ces exemples et m’a permis de former nos formateurs à une nouvelle perception, à de nouvelles méthodes d’enseignement. Et puis surtout mon enfance et mon adolescence qui ont été d’une richesse et d’une intensité rares. Imaginez seulement que je suis arrivé en France à l’âge de neuf ans et demi sans savoir un mot de la langue de Molière.

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PAS TOUS LES GENS QUI BRÛLENT DES LIVRES SONT DES CRIMINELS

L’autre jour j’ai écouté notre ministre Jean-Michel Blanquer s’indigner de voir des enseignants jeter des livres et des cahiers à terre. Comment? – des symboles de notre civilisation jetés à terre, voire brûlés? insupportable image! A t-il répondu. Le journaliste de lui rappeler que c’était un peu l’image de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. Absolument dit le ministre. Insupportable image. Un crime contre la mission première de l’enseignant.

J’ai fermé mon écran 15“ et j’ai réfléchi. Patiemment j’ai essayé de détricoter ce que je venais d’entendre et de voir. Pas simple car l’image est forte et a priori le ministre pourrait avoir raison. • Alors revenons au roman de Bradbury et au film qu’en a tiré François Truffaut. L’auteur, le cinéaste décrivent un monde dans lequel les livres ont été bannis, interdits avec obligation de regarder la TV et de jouer à des jeux interactifs entre téléspectateurs. Plus un livre sur la Planète, ou, en tous cas dans un lieu, un pays imaginaire. Des pompiers-flics chargés de brûler le peu de livres que l’on trouvait ici ou là, souvent sur dénonciation de voisins ou de la famille. (Orwellien)

La scène mémorable du film montre une dame qui avait conservé toute une bibliothèque et qui ne voulant pas abandonner ces pages imprimées si précieuses s’est sacrifiée dans un Autodafé sur l’amas de livres que les pompiers venaient d’arroser d’essence. Image terrible nous renvoyant aux images de sorciers, de religieux, de chrétiens, de Jeanne d’Arc mais aussi au bonzes qui se sacrifiaient pour convaincre l’Amérique d’arrêter la Guerre au Vietnam. Napalm et autres images encore. Apocalypse Now et la petite fille qui court pour échapper aux flammes. Mais dans Fahrenheit 451 la dame ne s’échappe pas. Elle brûle devant les pompiers interdits. Paralysés par le sacrifice ultime. • Le papier brûlerait à la température précise de 451 degrés Fahrenheit. C’est à dire à très exactement 232,778 degrés celsius.

Pourquoi ai-je le sentiment profond que le ministre a «enfumé» le journaliste et donc les internautes-citoyens-spectateurs inertes devant leurs téléviseurs?

Parce c’est très exactement l’inverse qui se passe ici et maintenant. Les mouvements sociaux peuvent êtres qualifiés de tout ce que vous voulez. Y compris de conservateurs. Puisque en somme les classes sociales à l’exception des plus fortunés et des mieux lotis voudraient conserver des acquis donc le résultat de conquêtes sociales durement arrachés aux forces de l’Argent. Ils inventent donc des luttes et des symboles de luttes pour faire passer des messages d’alerte au démembrement de ces acquis. Les chanteurs de l’opéra, les danseuses des ballets nationaux, les avocats jetant leurs robes et les médecins abandonnant leur fichiers Excel pour se consacrer aux soins des patients.

L’autodafé des livres et cahiers pour choquant qu’il soit, correspond bien au même type de symboles d’un métier dévalorisé, où je ne connais pas un enseignant qui ne souffre pas des contraintes du nombre, de la souffrance et de l’angoisse des élèves eux mêmes, et des distances de transports et des incertitudes de leur affectation. Sans compter de la faiblesse des salaires en début et milieu de carrières.

Alors si on suit ce raisonnement et ces constats ne devrions-nous pas arriver à l’exact opposé de l’interprétation du ministre?

C’est précisément en brûlant ces livres et cahiers que les opposants à la réforme des retraites donnent l’alerte de l’imminence d’un monde où l’éducation serait tellement dévalorisée que les citoyens n’auront plus l’esprit solide et clair pour penser l’avenir de chacun. En brûlant le précieux papier de Gutenberg les enseignants alertent des dangers d’un monde à venir sans une éducation de qualité pour tous. Et que par conséquent l’attitude offusquée du Ministre relève d’une certaine manière de la tartufferie la plus exécrable. On peut imaginer que dans ce gouvernement Macronien tous les ministres sont permutables.

Mais je connais un peu Monsieur Blanquer et me demande pour qu’elle raison cet honnête homme ne fait pas un geste aussi clair que fit Nicolas Hulot? Il y a un temps pour le service « au bien public ». Et un temps pour tirer les conséquences d’un gouvernement qui ne juge son travail qu’à l’aune de l’abolition de ce qui fait l’attractivité réaliste de la France. Ses services publics et bien sûr sa merveilleuse géographie et ce corps social si envié dans le monde entier, notre administration.

Monsieur Jean-Michel Blanquer je vous en conjure ne donnez plus votre caution à ce gouvernement qui, au lieu de faire, défait la France.

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Catalogues d’Exposition du Bauhaus de 1969 et 2016-2017

Catalogue de 1969 d’une expo Bauhaus qui se tint à Paris du 2 avril au 22 juin au musée de l’Art Moderne:












































































Catalogue de l’exposition de 2016 à 2017 au Musée des Arts Décoratifs
























































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Naissance d'un Livre en process Gutenbergien en 2019

Je relève au passage que je découvre ce petit documentaire sur Facebook (Page d’un Ami qui n’aimerait pas que je cite son nom)… Et qu’il concerne la fabrication d’un livre dans les temps actuels. Preuve que les techniques d’impression traditionnelles (en offset, ou, en plomb) n’ont pas disparu du paysage industriel en 2019.

Birth of a Book from GLEN MILNER on Vimeo.

Je constate aussi grâce à la réflexion d’un autre ami, que c’est grâce aux technologies du cinéma numérique que nous pouvons aujourd’hui voir filmé ce mode de production qui fut inventé grâce à la pierre lithographique de Senefelder, Aloïs Senefelder qui portait le même prénom que celui d’Alzheimer. Le process ici est relativement lourd.
Photocomposition (ou flashage d’après un fichier Acrobat.pdf sous logiciel Adobe InDesign par exemple). Puis montage sur table lumineuse des films positifs qui vont servir à insoler les plaques offset. Celles-ci seront calées, et encrées par les rouleaux encreurs de la machine offset.

Que l’on dise que c’est toute une époque, je veux bien. Mais c’est surtout l’expression d’une formidable volonté de faire revivre des techniques qui auraient disparues depuis longtemps sans la curiosité, la volonté, l’acharnement de passionnés des techniques d’impression. On constatera de même que ce sera beaucoup plus difficile de faire revivre le numérique, s’il était victime d’un effondrement massif de l’industrie qui le produit.

Imaginer Apple, HP, Dell disparaître, les fabricants de HDrive de même, nous serions bien en peine alors de relire ce post que je publie officiellement en ce jour bizarre du 6 juillet 2019.

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Naissance d’un Livre en process Gutenbergien en 2019

Je relève au passage que je découvre ce petit documentaire sur Facebook (Page d’un Ami qui n’aimerait pas que je cite son nom)… Et qu’il concerne la fabrication d’un livre dans les temps actuels. Preuve que les techniques d’impression traditionnelles (en offset, ou, en plomb) n’ont pas disparu du paysage industriel en 2019.

Birth of a Book from GLEN MILNER on Vimeo.

Je constate aussi grâce à la réflexion d’un autre ami, que c’est grâce aux technologies du cinéma numérique que nous pouvons aujourd’hui voir filmé ce mode de production qui fut inventé grâce à la pierre lithographique de Senefelder, Aloïs Senefelder qui portait le même prénom que celui d’Alzheimer. Le process ici est relativement lourd.
Photocomposition (ou flashage d’après un fichier Acrobat.pdf sous logiciel Adobe InDesign par exemple). Puis montage sur table lumineuse des films positifs qui vont servir à insoler les plaques offset. Celles-ci seront calées, et encrées par les rouleaux encreurs de la machine offset.

Que l’on dise que c’est toute une époque, je veux bien. Mais c’est surtout l’expression d’une formidable volonté de faire revivre des techniques qui auraient disparues depuis longtemps sans la curiosité, la volonté, l’acharnement de passionnés des techniques d’impression. On constatera de même que ce sera beaucoup plus difficile de faire revivre le numérique, s’il était victime d’un effondrement massif de l’industrie qui le produit.

Imaginer Apple, HP, Dell disparaître, les fabricants de HDrive de même, nous serions bien en peine alors de relire ce post que je publie officiellement en ce jour bizarre du 6 juillet 2019.

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100e Birthday of Bauhaus. Adobe with Erik Spiekermann \ Successful Tribute to the First Pluridisciplinary School

Nous étions en juin-juillet l’été dernier. Nous apprenions au détour d’un article qu’Adobe, l’éditeur de logiciels multiplateformes pour le Son, l’Image, la Vidéo, le Web et l’Animation avait décidé d’honorer le 100e anniversaire de la naissance de l’école du Bauhaus en 1919.

J’étais assez excité de savoir qu’ils ont fait appel à une vieille connaissance, Erik Spiekerman pour qui je voue une immense admiration depuis une conférence à l’ATYPI à Hombourg en 76. Je connaissais déjà son travail pour la firme Berthold (quelle école de la rigueur), mais je l’ai ensuite, et bien plus tard, re-découvert dans d’autres circonstances.

Permettez cher lecteur de vous parler ainsi de cet immense typographe que je ne connais finalement qu’au travers de nos rencontres et de ce que je voyais et entendais de sa carrière. Dans le désordre. Je l’ai revu au début des années 90 lorsque nous lui avons rendu visite à Berlin dans sa célèbre Fonderie typographique numérique, Fontshop. La collection FontFont était brillante, toute la philosophie des polices de cette collection était tournée vers le renouveau des formes d’écriture et de titrage. Un peu la suite logique de ce que Zuzana Licko, graphiste Tchécoslovaque avait entrepris en Californie avec son compagnon Rudy VanderLans en fondant Emigre Graphics, une fonderie numérique indépendante des mastodontes d’avant l’Année 89. Cette année là Adobe par la volonté de son président John Warnock lança officiellement le langage Postscript© Adobe, qui devint le marqueur du début de l’ère numérique pour tous les métiers de l’image et du son).

Je me souviens de Michel Chanaud me racontant en 2007 une anecdote savoureuse. Il croisa Erik en 1989 dans un magasin à San Francisco, et celui-ci lui donna à voir une disquette 3,5″ sur laquelle figurait son futur caractère le Meta. Michel me dit «j’ai tout de suite su que cette typo allait faire un malheur»… Et il eut raison. Donc oui, le choix d’Erik Spiekermann pour conduire cet hommage à la naissance du Bauhaus n’est ni un hasard ni une erreur, c’est sans aucun doute la plus belle chose qu’Adobe pouvait entreprendre pour donner du sens à cette aventure.

Parlons de l’évènement lui-même.

Faire renaître quelques typographies cultes de l’ère Dessau du Bauhaus avec le concours de cinq typographes chevronnés:

Céline Hurka (*1995) grew up in Southern Germany and moved to the Netherlands to study graphic design at the Royal Academy of Art (KABK) in The Hague. She is expected to graduate with a BFA in the summer of 2019. Besides her studies she works on freelance projects in the cultural field, where she combines an interest in editorial design with emphasis on type design and photography.

Graphic and type designer Luca Pellegrini (*1989 in Lugano, Southern Switzerland) first graduated as technical industrial designer in 2012. Not satisfied, he decided to study visual communication and graduated in 2016. He fell in love with typography during his BA thesis that focuses on reviving a handwritten alphabet by Xanti Schawinsky, designed in 1932. His project received top grades and an award for best thesis in graphic design of 2016. In 2017 he moved to Amsterdam for an internship at Mainstudio. The same year he made a last study effort and applied to University of Art and Design / ECAL to attend the MA in type design. Luca is now based in Lausanne, approaching the second and last year of this program.

Elia Preuss (*1992 in Bochum, Germany) grew up in the Ruhr Area. He studied communication design at Folkwang University of the Arts in Essen and concluded his studies with a BA project on type design concerning children’s acquisition of the written language in primary schools. After a year of work for the Smile agency in Essen, he applied for the type design class at HGB Leipzig, supervised by Stephan Müller and Fred Smeijers. He has been a student there since fall 2017.

Hidetaka Yamasaki (*1993 in Japan) is currently a MA Typeface Design student at the University of Reading. He has been working on typeface design since he participated in Luc(as) de Groot’s seminar at University of Applied Sciences Potsdam in 2013. His focus lies on non-native scripts, mainly Latin. From time to time he translates art and design literature from German and English into Japanese, utilizing his academic background in art history and æsthetics, including the Japanese edition of Jost Hochuli’s Detail in typography. He completed an internship at Monotype’s Berlin office in 2015, former FontShop, founded by Erik Spiekermann.

Flavia Zimbardi is a type designer and visual artist from Rio de Janeiro, currently based in New York. From 2005 to 2013 she worked for some of the leading magazines in Brazil receiving recognition by the 9 th, 10 th and 12 th Brazilian Graphic Design Biennials, and was awarded with « Magazine of the Year » by Prêmio Abril de Jornalismo. Flavia is a graduate of the Type@Cooper Extended Program at the Cooper Union, and was the first Brazilian woman to have a typeface design—her graduation project « Lygia » —awarded by the Type Directors Club. In 2018 Lygia was also selected for the 8 th Latin American Typography Biennial, Tipos Latinos.

le résultat du travail de l’équipe réuni autour de E.S. ci-dessous

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Le Projet: le couple Adobe\Spiekermann avait décidé de faire recréer des polices (de titrage essentiellement) et qu’une fois réalisées, ces polices seraient alors distribués au travers du Typekit de la CC Cloud d’Adobe permettant, et ce gratuitement, d’accéder à ces polices pour les réutiliser dans le cadre d’un concours, un contest, international. Il faut avouer que ce fut une réussite sans précédent. Intelligence + Culture font bon ménage.

1Min.30″ : c’était le «trailer» que nous avons pu entre-apercevoir en mai-juin dernier avant le lancement de l’opération. Tout ceci était gardé bien secret pour permettre à tous les candidats du contest international d’être à égalité sur la même ligne de départ.

13 minutes pour comprendre le processus créatif mis en œuvre par Erik Spiekermann

Pourquoi considérer cet évènement comme majeur dans le monde des arts appliqués?

C’est en parcourant le catalogue de 1969 d’une expo Bauhaus qui se tint à Paris du 2 avril au 22 juin au musée de l’Art Moderne, et puis le catalogue plus récent (ci-dessous vous trouverez les pages des deux catalogues) de l’exposition qui se déroula de 2016 à 2017 au Musée des Arts Décoratifs, que vous allez comprendre mon étonnement devant tant d’évidence… Permettez-moi de pas m’étendre sur l’histoire même du Bauhaus depuis sa naissance jusqu’à sa disparition. Vous trouverez ici un excellent résumé de cette narration que par ailleurs vous retrouverez à des dizaines de lieux différents sur le net.

De même cette image: magnifique illustration du propos que je souhaite vous entretenir.

Il me semble évident de rapprocher la structure même de l’enseignement du Bauhaus de la stratégie de l’offre d’Adobe dans le monde. Au Bauhaus le maître mot est la pluridisciplinarité des métiers pour grimper jusqu’au sommet du savoir faire, l’architecture.

Dans la philosophie d’Adobe, il s’agit d’apporter en somme tous les outils numériques des langages de la création. Graphisme et Design, Animation, Typographie, Montage vidéo, et Création d’Effets Spéciaux, maîtrise de la Création Sonore mais aussi des possibilités de Modéliser l’UX avec XD etc.)

Chaque logiciel, entraîne des besoins de connaissances culturels, propre aux outils, ce que j’appelle précisément la connaissance des langages artistiques, mais les outils convergent parfois et même souvent pour créer des programmes visuels et sonores où interviennent l’usage de 5 à 8 logiciels différents, sans compter les polices disponibles dans le Typekit d’Adobe CC.

Et vous pourriez me rétorquer qu’Adobe ne fournit que du logiciel… mais non. Les plateformes collaboratives comme Behance, nous rappellent que les artistes, designers, graphistes ou film-makers ont besoin précisément de confronter leurs activités avec celles d’autres créateurs, d’autres artistes. Et le Blog, et les Vidéos de formation, et les plateformes d’expérience utilisateurs, et même les «cahiers de tendance avec Adobe Stock, montrent bien une implication sur toute la suite créative de nos métiers. Il y a là une similarité structurelle entre les ateliers du Bauhaus et la magie de la Créative Cloud qui vous amène vers des destinations et des sensations toujours renouvelées.

Je ne prétends pas avoir inventé le fil à couper le beurre. Et encore moins la poudre à feu d’artifice, mais j’aime bien saisir le sens des choses. J’ai attendu presque un an avant de comprendre l’intérêt de ce magnifique projet entrepris entre Erik Spiekermann et les équipes d’Adobe aux US. Je ne le regrette pas. Il me fallait un fil conducteur. Et une bonne raison de faire ce papier. Le sens des choses. Le fait est que le numérique a remplacé nombre de gestes créatifs manuels sans pour autant dispenser les professionnels de devoir se cultiver, d’apprendre à dessiner, à cadrer, à faire de la mise en page etc. Les outils numériques que propose Adobe ne sont rien sans une solide formation, soit classique, soit autodidacte, mais exclusivement fondée sur la curiosité, l’imagination et le travail. Il est cependant évident que l’enchevêtrement de tous ces outils participe de la même complexité créative que la roue des métiers ci-dessus.

Catalogue de 1969 d’une expo Bauhaus qui se tint à Paris du 2 avril au 22 juin au musée de l’Art Moderne:












































































Catalogue de l’exposition de 2016 à 2017 au Musée des Arts Décoratifs
























































Publié dans De la Modernité, Formation et méthodo, Galaxie Gutenberg, Lisibilité et Visibilité, Non classé, Typographie, Typographie et typographies, Vidéo, Videos, Webdesign | Commentaires fermés sur 100e Birthday of Bauhaus. Adobe with Erik Spiekermann \ Successful Tribute to the First Pluridisciplinary School

100e Birthday of Bauhaus. Adobe with Erik Spiekermann \ Successful Tribute to the First Pluridisciplinary School

Nous étions en juin-juillet l’été dernier. Nous apprenions au détour d’un article qu’Adobe, l’éditeur de logiciels multiplateformes pour le Son, l’Image, la Vidéo, le Web et l’Animation avait décidé d’honorer le 100e anniversaire de la naissance de l’école du Bauhaus en 1919.

J’étais assez excité de savoir qu’ils ont fait appel à une vieille connaissance, Erik Spiekerman pour qui je voue une immense admiration depuis une conférence à l’ATYPI à Hombourg en 76. Je connaissais déjà son travail pour la firme Berthold (quelle école de la rigueur), mais je l’ai ensuite, et bien plus tard, re-découvert dans d’autres circonstances.

Permettez cher lecteur de vous parler ainsi de cet immense typographe que je ne connais finalement qu’au travers de nos rencontres et de ce que je voyais et entendais de sa carrière. Dans le désordre. Je l’ai revu au début des années 90 lorsque nous lui avons rendu visite à Berlin dans sa célèbre Fonderie typographique numérique, Fontshop. La collection FontFont était brillante, toute la philosophie des polices de cette collection était tournée vers le renouveau des formes d’écriture et de titrage. Un peu la suite logique de ce que Zuzana Licko, graphiste Tchécoslovaque avait entrepris en Californie avec son compagnon Rudy VanderLans en fondant Emigre Graphics, une fonderie numérique indépendante des mastodontes d’avant l’Année 89. Cette année là Adobe par la volonté de son président John Warnock lança officiellement le langage Postscript© Adobe, qui devint le marqueur du début de l’ère numérique pour tous les métiers de l’image et du son).

Je me souviens de Michel Chanaud me racontant en 2007 une anecdote savoureuse. Il croisa Erik en 1989 dans un magasin à San Francisco, et celui-ci lui donna à voir une disquette 3,5″ sur laquelle figurait son futur caractère le Meta. Michel me dit «j’ai tout de suite su que cette typo allait faire un malheur»… Et il eut raison. Donc oui, le choix d’Erik Spiekermann pour conduire cet hommage à la naissance du Bauhaus n’est ni un hasard ni une erreur, c’est sans aucun doute la plus belle chose qu’Adobe pouvait entreprendre pour donner du sens à cette aventure.

Parlons de l’évènement lui-même.

Faire renaître quelques typographies cultes de l’ère Dessau du Bauhaus avec le concours de cinq typographes chevronnés:

Céline Hurka (*1995) grew up in Southern Germany and moved to the Netherlands to study graphic design at the Royal Academy of Art (KABK) in The Hague. She is expected to graduate with a BFA in the summer of 2019. Besides her studies she works on freelance projects in the cultural field, where she combines an interest in editorial design with emphasis on type design and photography.

Graphic and type designer Luca Pellegrini (*1989 in Lugano, Southern Switzerland) first graduated as technical industrial designer in 2012. Not satisfied, he decided to study visual communication and graduated in 2016. He fell in love with typography during his BA thesis that focuses on reviving a handwritten alphabet by Xanti Schawinsky, designed in 1932. His project received top grades and an award for best thesis in graphic design of 2016. In 2017 he moved to Amsterdam for an internship at Mainstudio. The same year he made a last study effort and applied to University of Art and Design / ECAL to attend the MA in type design. Luca is now based in Lausanne, approaching the second and last year of this program.

Elia Preuss (*1992 in Bochum, Germany) grew up in the Ruhr Area. He studied communication design at Folkwang University of the Arts in Essen and concluded his studies with a BA project on type design concerning children’s acquisition of the written language in primary schools. After a year of work for the Smile agency in Essen, he applied for the type design class at HGB Leipzig, supervised by Stephan Müller and Fred Smeijers. He has been a student there since fall 2017.

Hidetaka Yamasaki (*1993 in Japan) is currently a MA Typeface Design student at the University of Reading. He has been working on typeface design since he participated in Luc(as) de Groot’s seminar at University of Applied Sciences Potsdam in 2013. His focus lies on non-native scripts, mainly Latin. From time to time he translates art and design literature from German and English into Japanese, utilizing his academic background in art history and æsthetics, including the Japanese edition of Jost Hochuli’s Detail in typography. He completed an internship at Monotype’s Berlin office in 2015, former FontShop, founded by Erik Spiekermann.

Flavia Zimbardi is a type designer and visual artist from Rio de Janeiro, currently based in New York. From 2005 to 2013 she worked for some of the leading magazines in Brazil receiving recognition by the 9 th, 10 th and 12 th Brazilian Graphic Design Biennials, and was awarded with « Magazine of the Year » by Prêmio Abril de Jornalismo. Flavia is a graduate of the Type@Cooper Extended Program at the Cooper Union, and was the first Brazilian woman to have a typeface design—her graduation project « Lygia » —awarded by the Type Directors Club. In 2018 Lygia was also selected for the 8 th Latin American Typography Biennial, Tipos Latinos.

le résultat du travail de l’équipe réuni autour de E.S. ci-dessous

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Le Projet: le couple Adobe\Spiekermann avait décidé de faire recréer des polices (de titrage essentiellement) et qu’une fois réalisées, ces polices seraient alors distribués au travers du Typekit de la CC Cloud d’Adobe permettant, et ce gratuitement, d’accéder à ces polices pour les réutiliser dans le cadre d’un concours, un contest, international. Il faut avouer que ce fut une réussite sans précédent. Intelligence + Culture font bon ménage.

1Min.30″ : c’était le «trailer» que nous avons pu entre-apercevoir en mai-juin dernier avant le lancement de l’opération. Tout ceci était gardé bien secret pour permettre à tous les candidats du contest international d’être à égalité sur la même ligne de départ.

13 minutes pour comprendre le processus créatif mis en œuvre par Erik Spiekermann

Pourquoi considérer cet évènement comme majeur dans le monde des arts appliqués?

C’est en parcourant le catalogue de 1969 d’une expo Bauhaus qui se tint à Paris du 2 avril au 22 juin au musée de l’Art Moderne, et puis le catalogue plus récent (ci-dessous vous trouverez les pages des deux catalogues) de l’exposition qui se déroula de 2016 à 2017 au Musée des Arts Décoratifs, que vous allez comprendre mon étonnement devant tant d’évidence… Permettez-moi de pas m’étendre sur l’histoire même du Bauhaus depuis sa naissance jusqu’à sa disparition. Vous trouverez ici un excellent résumé de cette narration que par ailleurs vous retrouverez à des dizaines de lieux différents sur le net.

De même cette image: magnifique illustration du propos que je souhaite vous entretenir.

Il me semble évident de rapprocher la structure même de l’enseignement du Bauhaus de la stratégie de l’offre d’Adobe dans le monde. Au Bauhaus le maître mot est la pluridisciplinarité des métiers pour grimper jusqu’au sommet du savoir faire, l’architecture.

Dans la philosophie d’Adobe, il s’agit d’apporter en somme tous les outils numériques des langages de la création. Graphisme et Design, Animation, Typographie, Montage vidéo, et Création d’Effets Spéciaux, maîtrise de la Création Sonore mais aussi des possibilités de Modéliser l’UX avec XD etc.)

Chaque logiciel, entraîne des besoins de connaissances culturels, propre aux outils, ce que j’appelle précisément la connaissance des langages artistiques, mais les outils convergent parfois et même souvent pour créer des programmes visuels et sonores où interviennent l’usage de 5 à 8 logiciels différents, sans compter les polices disponibles dans le Typekit d’Adobe CC.

Et vous pourriez me rétorquer qu’Adobe ne fournit que du logiciel… mais non. Les plateformes collaboratives comme Behance, nous rappellent que les artistes, designers, graphistes ou film-makers ont besoin précisément de confronter leurs activités avec celles d’autres créateurs, d’autres artistes. Et le Blog, et les Vidéos de formation, et les plateformes d’expérience utilisateurs, et même les «cahiers de tendance avec Adobe Stock, montrent bien une implication sur toute la suite créative de nos métiers. Il y a là une similarité structurelle entre les ateliers du Bauhaus et la magie de la Créative Cloud qui vous amène vers des destinations et des sensations toujours renouvelées.

Je ne prétends pas avoir inventé le fil à couper le beurre. Et encore moins la poudre à feu d’artifice, mais j’aime bien saisir le sens des choses. J’ai attendu presque un an avant de comprendre l’intérêt de ce magnifique projet entrepris entre Erik Spiekermann et les équipes d’Adobe aux US. Je ne le regrette pas. Il me fallait un fil conducteur. Et une bonne raison de faire ce papier. Le sens des choses. Le fait est que le numérique a remplacé nombre de gestes créatifs manuels sans pour autant dispenser les professionnels de devoir se cultiver, d’apprendre à dessiner, à cadrer, à faire de la mise en page etc. Les outils numériques que propose Adobe ne sont rien sans une solide formation, soit classique, soit autodidacte, mais exclusivement fondée sur la curiosité, l’imagination et le travail. Il est cependant évident que l’enchevêtrement de tous ces outils participe de la même complexité créative que la roue des métiers ci-dessus.

Catalogue de 1969 d’une expo Bauhaus qui se tint à Paris du 2 avril au 22 juin au musée de l’Art Moderne:












































































Catalogue de l’exposition de 2016 à 2017 au Musée des Arts Décoratifs
























































Publié dans De la Modernité, Formation et méthodo, Galaxie Gutenberg, Lisibilité et Visibilité, Non classé, Typographie, Typographie et typographies, Vidéo, Videos, Webdesign | Commentaires fermés sur 100e Birthday of Bauhaus. Adobe with Erik Spiekermann \ Successful Tribute to the First Pluridisciplinary School

100e Birthday of Bauhaus. Adobe with Erik Spiekermann \ Successful Tribute to the First Pluridisciplinary School

Nous étions en juin-juillet l’été dernier. Nous apprenions au détour d’un article qu’Adobe, l’éditeur de logiciels multiplateformes pour le Son, l’Image, la Vidéo, le Web et l’Animation avait décidé d’honorer le 100e anniversaire de la naissance de l’école du Bauhaus en 1919.

J’étais assez excité de savoir qu’ils ont fait appel à une vieille connaissance, Erik Spiekerman pour qui je voue une immense admiration depuis une conférence à l’ATYPI à Hombourg en 76. Je connaissais déjà son travail pour la firme Berthold (quelle école de la rigueur), mais je l’ai ensuite, et bien plus tard, re-découvert dans d’autres circonstances.

Permettez cher lecteur de vous parler ainsi de cet immense typographe que je ne connais finalement qu’au travers de nos rencontres et de ce que je voyais et entendais de sa carrière. Dans le désordre. Je l’ai revu au début des années 90 lorsque nous lui avons rendu visite à Berlin dans sa célèbre Fonderie typographique numérique, Fontshop. La collection FontFont était brillante, toute la philosophie des polices de cette collection était tournée vers le renouveau des formes d’écriture et de titrage. Un peu la suite logique de ce que Zuzana Licko, graphiste Tchécoslovaque avait entrepris en Californie avec son compagnon Rudy VanderLans en fondant Emigre Graphics, une fonderie numérique indépendante des mastodontes d’avant l’Année 89. Cette année là Adobe par la volonté de son président John Warnock lança officiellement le langage Postscript© Adobe, qui devint le marqueur du début de l’ère numérique pour tous les métiers de l’image et du son).

Je me souviens de Michel Chanaud me racontant en 2007 une anecdote savoureuse. Il croisa Erik en 1989 dans un magasin à San Francisco, et celui-ci lui donna à voir une disquette 3,5″ sur laquelle figurait son futur caractère le Meta. Michel me dit «j’ai tout de suite su que cette typo allait faire un malheur»… Et il eut raison. Donc oui, le choix d’Erik Spiekermann pour conduire cet hommage à la naissance du Bauhaus n’est ni un hasard ni une erreur, c’est sans aucun doute la plus belle chose qu’Adobe pouvait entreprendre pour donner du sens à cette aventure.

Parlons de l’évènement lui-même.

Faire renaître quelques typographies cultes de l’ère Dessau du Bauhaus avec le concours de cinq typographes chevronnés:

Céline Hurka (*1995) grew up in Southern Germany and moved to the Netherlands to study graphic design at the Royal Academy of Art (KABK) in The Hague. She is expected to graduate with a BFA in the summer of 2019. Besides her studies she works on freelance projects in the cultural field, where she combines an interest in editorial design with emphasis on type design and photography.

Graphic and type designer Luca Pellegrini (*1989 in Lugano, Southern Switzerland) first graduated as technical industrial designer in 2012. Not satisfied, he decided to study visual communication and graduated in 2016. He fell in love with typography during his BA thesis that focuses on reviving a handwritten alphabet by Xanti Schawinsky, designed in 1932. His project received top grades and an award for best thesis in graphic design of 2016. In 2017 he moved to Amsterdam for an internship at Mainstudio. The same year he made a last study effort and applied to University of Art and Design / ECAL to attend the MA in type design. Luca is now based in Lausanne, approaching the second and last year of this program.

Elia Preuss (*1992 in Bochum, Germany) grew up in the Ruhr Area. He studied communication design at Folkwang University of the Arts in Essen and concluded his studies with a BA project on type design concerning children’s acquisition of the written language in primary schools. After a year of work for the Smile agency in Essen, he applied for the type design class at HGB Leipzig, supervised by Stephan Müller and Fred Smeijers. He has been a student there since fall 2017.

Hidetaka Yamasaki (*1993 in Japan) is currently a MA Typeface Design student at the University of Reading. He has been working on typeface design since he participated in Luc(as) de Groot’s seminar at University of Applied Sciences Potsdam in 2013. His focus lies on non-native scripts, mainly Latin. From time to time he translates art and design literature from German and English into Japanese, utilizing his academic background in art history and æsthetics, including the Japanese edition of Jost Hochuli’s Detail in typography. He completed an internship at Monotype’s Berlin office in 2015, former FontShop, founded by Erik Spiekermann.

Flavia Zimbardi is a type designer and visual artist from Rio de Janeiro, currently based in New York. From 2005 to 2013 she worked for some of the leading magazines in Brazil receiving recognition by the 9 th, 10 th and 12 th Brazilian Graphic Design Biennials, and was awarded with « Magazine of the Year » by Prêmio Abril de Jornalismo. Flavia is a graduate of the Type@Cooper Extended Program at the Cooper Union, and was the first Brazilian woman to have a typeface design—her graduation project « Lygia » —awarded by the Type Directors Club. In 2018 Lygia was also selected for the 8 th Latin American Typography Biennial, Tipos Latinos.

le résultat du travail de l’équipe réuni autour de E.S. ci-dessous

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Le Projet: le couple Adobe\Spiekermann avait décidé de faire recréer des polices (de titrage essentiellement) et qu’une fois réalisées, ces polices seraient alors distribués au travers du Typekit de la CC Cloud d’Adobe permettant, et ce gratuitement, d’accéder à ces polices pour les réutiliser dans le cadre d’un concours, un contest, international. Il faut avouer que ce fut une réussite sans précédent. Intelligence + Culture font bon ménage.

1Min.30″ : c’était le «trailer» que nous avons pu entre-apercevoir en mai-juin dernier avant le lancement de l’opération. Tout ceci était gardé bien secret pour permettre à tous les candidats du contest international d’être à égalité sur la même ligne de départ.

13 minutes pour comprendre le processus créatif mis en œuvre par Erik Spiekermann

Pourquoi considérer cet évènement comme majeur dans le monde des arts appliqués?

C’est en parcourant le catalogue de 1969 d’une expo Bauhaus qui se tint à Paris du 2 avril au 22 juin au musée de l’Art Moderne, et puis le catalogue plus récent (ci-dessous vous trouverez les pages des deux catalogues) de l’exposition qui se déroula de 2016 à 2017 au Musée des Arts Décoratifs, que vous allez comprendre mon étonnement devant tant d’évidence… Permettez-moi de pas m’étendre sur l’histoire même du Bauhaus depuis sa naissance jusqu’à sa disparition. Vous trouverez ici un excellent résumé de cette narration que par ailleurs vous retrouverez à des dizaines de lieux différents sur le net.

De même cette image: magnifique illustration du propos que je souhaite vous entretenir.

Il me semble évident de rapprocher la structure même de l’enseignement du Bauhaus de la stratégie de l’offre d’Adobe dans le monde. Au Bauhaus le maître mot est la pluridisciplinarité des métiers pour grimper jusqu’au sommet du savoir faire, l’architecture.

Dans la philosophie d’Adobe, il s’agit d’apporter en somme tous les outils numériques des langages de la création. Graphisme et Design, Animation, Typographie, Montage vidéo, et Création d’Effets Spéciaux, maîtrise de la Création Sonore mais aussi des possibilités de Modéliser l’UX avec XD etc.)

Chaque logiciel, entraîne des besoins de connaissances culturels, propre aux outils, ce que j’appelle précisément la connaissance des langages artistiques, mais les outils convergent parfois et même souvent pour créer des programmes visuels et sonores où interviennent l’usage de 5 à 8 logiciels différents, sans compter les polices disponibles dans le Typekit d’Adobe CC.

Et vous pourriez me rétorquer qu’Adobe ne fournit que du logiciel… mais non. Les plateformes collaboratives comme Behance, nous rappellent que les artistes, designers, graphistes ou film-makers ont besoin précisément de confronter leurs activités avec celles d’autres créateurs, d’autres artistes. Et le Blog, et les Vidéos de formation, et les plateformes d’expérience utilisateurs, et même les «cahiers de tendance avec Adobe Stock, montrent bien une implication sur toute la suite créative de nos métiers. Il y a là une similarité structurelle entre les ateliers du Bauhaus et la magie de la Créative Cloud qui vous amène vers des destinations et des sensations toujours renouvelées.

Je ne prétends pas avoir inventé le fil à couper le beurre. Et encore moins la poudre à feu d’artifice, mais j’aime bien saisir le sens des choses. J’ai attendu presque un an avant de comprendre l’intérêt de ce magnifique projet entrepris entre Erik Spiekermann et les équipes d’Adobe aux US. Je ne le regrette pas. Il me fallait un fil conducteur. Et une bonne raison de faire ce papier. Le sens des choses. Le fait est que le numérique a remplacé nombre de gestes créatifs manuels sans pour autant dispenser les professionnels de devoir se cultiver, d’apprendre à dessiner, à cadrer, à faire de la mise en page etc. Les outils numériques que propose Adobe ne sont rien sans une solide formation, soit classique, soit autodidacte, mais exclusivement fondée sur la curiosité, l’imagination et le travail. Il est cependant évident que l’enchevêtrement de tous ces outils participe de la même complexité créative que la roue des métiers ci-dessus.

Catalogue de 1969 d’une expo Bauhaus qui se tint à Paris du 2 avril au 22 juin au musée de l’Art Moderne:












































































Catalogue de l’exposition de 2016 à 2017 au Musée des Arts Décoratifs
























































Publié dans De la Modernité, Formation et méthodo, Galaxie Gutenberg, Lisibilité et Visibilité, Non classé, Typographie, Typographie et typographies, Vidéo, Videos, Webdesign | Commentaires fermés sur 100e Birthday of Bauhaus. Adobe with Erik Spiekermann \ Successful Tribute to the First Pluridisciplinary School