Gérard Niemetzky | Color Academy au Club Photoshop (MEP)

Gerard Niemetzky sorti de l’école Louis Lumière en 1978, a passé 20 ans de sa vie dans les laboratoires professionnels, au service des photographes.

En 1998 il part vivre quatre ans aux Etats-Unis pour finaliser la mise au point d’un procédé de tirages photographiques pigmentaires et se passionne pour la gestion de la couleur qu’il étudie avec les plus grands spécialistes américains.

De retour en France en 2002, il crée la Color Academy , centre de formation de conseil et d’étude centré sur l’image numérique, la gestion de la couleur et l’épreuvage numérique.

Il est aussi l’auteur de “Gestion de la couleur” paru en 2004 (2° édition) aux éditions Eyrolles et de “Calibrage facile pour la photographie ” paru en 2005 aux Editions Color Academy.

Une nouvelle collection, “Les essentials de la Color Academy” est présentée en cette fin 2007 avec de nombreux titres touchant les domaines de la photo, du graphisme et du prépresse.


À la Maison Européenne de la Photo: réunion mensuelle du Club Photoshop de Paris animé par Philippe Chaudré. © photographies: Philippe Chaudré.

photo | peter

Dominique Legrand: pour ceux qui se souviennent de ‘La Couleur Imprimée’, premier ouvrage consacré à la couleur sur Macintosh. Cofondateur de Wisibility, humour et expertise garantis.

‘Gérard, peut-on travailler sur un écran pas calibré?’ —’Vous êtes sérieux?’ !

De fait vous pouvez pas savoir le nombre d’écrans que j’ai vu dans les studios et agences de com. non calibrés. Alors bien sûr le monde évolue et les écrans modernes d’Apple, de Sony ou Dell sont livrés départ usine avec une assez bonne calibration. Sauf que, arrivé dans vos ateliers, les réglages peuvent avoir changé, du fait du courant par exemple, de la lumière ambiante, de vos profils qui se superposent à celui du fabricant sans vous avertir du danger couru.

Et puis il y a ceux comme moi qui ont plusieurs écrans dans leur atelier. Et vous passez un fichier couleur sur un Mac et sur un autre et les couleurs changent. Rageant.

Bref, je ne saurais mieux que de vous conseiller d’acheter une sonde de calibration style le Blue Eye de la Cie pour moins de 250 euros. Le résultat est surprenant de justesse. Et c’est une première pierre dans le jardin de votre chaine graphique entièrement calibrée selon les normes ISO. Mais Gérard vous expliquera tout cela beaucoup mieux. Il organise des stages, des conférences et a rejoint depuis peu l’équipe de formateurs d’e-learning de Wisibility. Contactez-le, contactez-nous pour explorer plus loin vos besoins spécifiques.

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Roger Excoffon | Hommage au Graphiste et à l’homme

Voici déjà les documents que je compléterai dans les heures qui suivent par les textes et légendes. Réjouissez-vous tout de même, ces images sont issues du catalogue de l’exposition qui se tint au Musée de la Monnaie peu après la disparition du maître. Ce catalogue est introuvable et il constitue une véritable somme, un résumé très complet de l’œuvre de Roger Excoffon. Vous pouvez en attendant les textes définitifs de cette chronique, consulter ce que j’ai déjà produit dans un billet précédent sur Roger Excoffon ici.

© photo-reproductions peter gabor pour Design et Typo, 2008 | tous droits réservés | usage strictement pédagogique.



Le cas de Roger Excoffon est celui d’un des très grands artistes contemporains.

Artiste tout court: car le graphiste prestigieux ne vient qu’ensuite. Il est peintre. Il aime Sa Provence. Le graphisme fut pour lui une vocation tardive. En moins de quinze années, la conjonction de Roger Excoffon avec la Fonderie Olive a doté la France de ce qu’elle n’avait jamais connu depuis ‘la Belle Époque’ de Georges Auriol et de Georges Peignot, au début de ce siècle; un interpète de la lettre, entièrement, foncièrement, intensément français.

Exclusivement. Plus gallo encore que latin ce qui a rendu son succès international.

Car vivacité ne veut pas dire facilité: Roger Excoffon, l’homme de la griffe et du paraphe est aussi celui de la force contenue; de l’improvisation, soit, mais vingt fois répétée… Un saut périlleux au ralenti. Il n’ a pas de règles apprises, mais une discipline de soi au sens monastique, déchirant – j’allais dire, calviniste. Ce qui lui permet d’être tout entier dans son œuvre, ce mélange d’accueil et de refus qui se résout (pour le spectateur) en une joie d’autant plus délicieuse d’avoir été difficile.

Il n’a pas pas pris de thèmes, comme la plupart d’entre nous, dans les actualités successives, les vieilleries savoureuses, un excès d’érudition, ou un radar accrocheur de tous snobismes. Il est ‘entré en publicité’ comme on entre en loge: avec la volonté et aussi le pouvoir d’engager dans une action décisive et publique les fruits d’une jeune maturité.

Du premier jet, sans avoir passé par les filières, Excoffon s’est trouvé à l’échelon supérieur du métier publicitaire. Ce qu’il n’oserait pour lui, qui intimiderait sa toile — publicitairement il l’ose. Pour le client, il a l’audace de l’audace. Et le public, l’homme-de-la-rue, qui comprend vite et loin, est heureux avec lui.

Louons les dieux d’avoir tiré ce peintre-dessinateur (il y a peu) du culte du moi-seul, pour le jeter tout vif sur le papier agile, entre les rouleaux rapides, dilué dans l’encre odoriférente… le matériau de notre temps.

Maximilien Vox


‘Angoisse, top zéro’

‘Ce possible qui est ailleurs impossible: une œuvre d’art’

‘Extrait d’une lettre d’Excoffon à John Dreyfus, que celui-ci fit composer en Mistral pour l’édition 1956 du Penrose Annual. La composition anglaise ne tenait pas compte ici des accents français.’

‘Caractère Diane’

‘Première lettre d’un alphabet commandé par Berthold en 1970 et resté inédit.’ Il faut avoir été sur la table du dessinateur où s’empilent les innombrables calques, sur lesquels se polit indéfiniment, la courbe d’un a, d’un b, d’un c…etc. pour sentir ce qu’est cette ‘typographie’ du compte-fils, de même qu’il faut avoir pris en main la composition de plomb et l’avoir retournée pour comprendre ‘la typographie de l’envers’.

‘L’intelligence crée des relations nouvelles’.

‘On ne fait pas de bonne typographie sur un mauvais texte’.

‘Effigie de Marianne pour la déclaration de revenus de 1973, tiré à 80 millions d’exemplaires’.


‘Étude pour le renouvèlement de l’image de marque Air France (1968)’


‘Petit Larousse Illustré’

‘Grande Encyclopédie Larousse ‘l’infini des connaissances’.

 

‘Créé pour l’Exposition Française de Montréal en 1963, le graphisme du ‘coq’ a été réédité en affiches et affichettes destinées à l’annonce des Semaines Françaises en Suisse en 1965, 1966 et 1967 et pour l’Exposition Française de Tokyo en 1966 ainsi qu’en couvertures du Graphis Annual 1966, et de la revue éditée par la Chambre de Commerce Française des États Unis. Ajoutons que ce graphisme, en mouvement, illustra le générique en noir et blanc des actualités cinématographiques ‘Pathé-Magazine’.’

‘Affiche de prestige Air France (1965)’.

‘Sous le mécénat de la publicité le visuel peut éclater’.

‘Image de marque de la Caisse d’Épargne en couleur et en noir et blanc graphique’.

‘Les œufs NB’.

‘Avec ce timbre, qu’il nous offre aujourd’hui, c’est le même enchantement. Dédaignant les allégories faciles, il s’empare des deux vieilles initiales de la République Française, les arrache à leurs frontons où elles prenaient racine, les fait refleurir, les teinte de bleu, les noue et, du geste auguste du semeur d’étoiles, les projette dans l’immensité du ciel postal’. Savignac

‘Si vous savez écrire, vous savez dessiner’

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Anna Genard expose ses macramés primitifs au Triton

Mille pardons de vous parler d’art plastique et de macramé dans un blog design et typo mais je ne pouvais pas laisser passer l’occasion de vous montrer ces pièces somptueuses.

Anna Genard travaille à la main, sans faire de maquette préalable. De l’esprit directement à la matière. Et c’est magique. Pas seulement par les matières qu’elle travaille minutieusement allant jusqu’à passer les textiles à la teinture de son imaginaire (et sans photoshop) mais aussi par le constant souci d’une composition rigoureuse qui n’est pas sans rappeler parfois les structuralistes du bauhaus. Mais en parlant de structuralistes c’est aussi dire qu’on ne peut s’empêcher de penser aux textes de Lévy-Strauss ‘Tristes Tropiques’ tant son œuvre évoque avec une force rugueuse les rites et coutumes des peuples primitifs.

Suite de cette présentation et un hommage photographique à l’œuvre d’Anna Genard ici.

À voir absolument du 16 janvier au samedi 9 février
au Triton, 11 bis, rue du Coq Français
93260 Les Lilas
Tel: 01.49.72.83.13

Photographies prises à ISO 800 sans flash avec un Lumix DMC-LX2 (Prog.Manuel). Fichiers Raw, développés avec Camera Raw, optimisés avec Photoshop CS3 et catalogués par Bridge CS3.

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Kner, une famille d’imprimeur-éditeur magyare | 1882-1944 | 2/2

Avertissement: voici la deuxième partie de l’hommage à l’œuvre de la famille Kner, éditeurs et imprimeurs entre 1882 et 1944. La première partie se trouve ici! ainsi que l’introduction et les commentaires de la chronique.

© photos peter gabor pour design et typo | 2008

Reliure cuir avec dorure par Erzsébet Kner, 1924

Reliure doré pour un hommage à l’œuvre de Kis Miklós, Le Totfalusi
1940, réalisé par Erzsébet Kner.

Jaquette de livre, conception Kner Imre, 1941

Pour un Roman de Izidor Kner, Jaquette dessiné par Gergely Tibor et mis en page par Haiman György

dessin par Gergely Tibor

dessin par Gergely Tibor


dessin par Gergely Tibor

Jaquette de livre, 1935

Reliure doré par Erzsébet Kner pour un livre de Osvát Ernö

Signet dessiné et typographié par Kozma Lajos en 1925

Deux couvertures décorés par Kozma Lajos et mis en page par Kner Imre

Décoration pour une reliure par Kozma Lajos,1921

Deux gravures sur bois de Kozma Lajos, 1920

Couvertures de ‘contes pour enfants’ de Balázs Béla illustré par Kozma Lajos et Lesznai Anna dessiné et illustré par l’auteure elle-même.

Couverture d’Almanach dessiné par Kozma Lajos, 1919

Jaquette de livre dessiné et maquettée par l’auteure elle-même, Lesznai Anna, 1918

Jaquette de livre maquetté par Kozma Lajos, 1917

Pour le Livre des Livres, une page, maquette de Kner Imre et frise décorative par Geiger Richárd

Dessin décoratif de Örkényi István pour un livre réalisé par Kner, 1913

Maquette constructiviste pour une jaquette de livre par Kner Imre, 1907

Kner Izidor, éditeur, maquettes de couverture par le jeune Kner Imre, 1906

Travaux d’impression de ville, maquettes d’Albert Kner, 1930-1935

Graphismes de Kner Albert, 1933

Fond d’agendas, graphisme de Kner Albert, 1930

Couverture de magazine ‘la vie de la Réclame’, maquette de Haiman György, 1933

Carte de vœux pour 1930 par Kozma Lajos

La première partie de cet hommage à l’œuvre de la famille Kner, se trouve ici!

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Kner, une famille d’imprimeur-éditeur magyare | 1882-1944 | 1/2

Je publie ce jour quelques reproductions d’un ouvrage assez rare concernant une des plus grandes familles d’imprimeurs que la Hongrie connût. Les Kner! Nous avions abordé dans le billet précédent quelques commentaires sur les trademarks, leur évolution depuis le début du XXe siècle. L’on voit bien d’après les illustrations ci-après le rôle et l’importance que jouent les imprimeurs dans l’histoire des logotypes modernes. Emblèmes de métier, ils firent dessiner nombre de personnages et de symboles pour ‘signifier’ leur corporation et leur ‘petite’ entreprise. La marque de fabrique des imprimeurs: un sujet d’importance que nous pourrions aborder un jour tant leur évolution a suivie celle de l’histoire des images de marque.

Juste pour ajouter à cette introduction: de fait la famille Kner, son œuvre immense dans le domaine de l’édition et des arts graphiques a eu un retentissement mondial. Albert Kner émigra aux USA après la guerre et continua de promouvoir l’excellence de son métier à New York.

Il me semblait important de publier cette note avant de continuer l’exploration du monde des images de marques — avant et après — le monde atteint par le numérique. Je me permets de vous resignaler l’excellent billet écrit par Michel Disles cofondateur de Carré Noir concernant l’apport de l’héraldique dans la conception des images de marques.

Avertissement: La deuxième partie de cet hommage à l’œuvre de la famille Kner se trouve ici!.

© photos peter gabor pour design et typo | 2008

Détail Couverture du Livre: La Famille Kner, et l’art de l’édition hongroise de 1882 à 1944 (mise en page par Haiman György)


Couverture de Kner Imre, composition avec des lettres et des lignes orthogonales.

Kozma Lajos, première maquette de couverture imprimé sur les presses de l’imprimerie Kner


Maquette de couverture de Divéky József


Maquette de couverture de Kner Imre

Typographié par Kner Imre et illustré par Kozma Lajos (vignettes, gravure sur bois)

Série de vignettes, gravure sur bois de Kozma Lajos (1920)


Typographie selon Fournier, XVIIIe, vignettes en bois

Maquette de Albert Kner (1926), gravure sur bois


Gravures sur bois, Albert Kner (1924)

Édition à compte d’auteur de Otto Conrad, texte de Marc Aurèle, un seul exemplaire fut imprimé en 1930.


Couverture pour un ‘spécimen’ de caractères plomb, 1895, Kner Izidor.


1909, maquette d’une enveloppe réalisée par le jeune Imre Kner (1909). Décoratif, usage des filets et aplats couleur et de quelques vignettes.


1911-1912, maquettes de papiers en-tête par Imre Kner.

1909, travail scolaire récompensé de Pechán József. Une invitation.



1909, Une invitation sur concours gagnée, maquettée par Darilek Harry.


1909, Une invitation sur concours gagnée, maquettée par Darilek Harry.


Divéky József, maquette d’invitation, 1914.


Diósy Antal, maquette d’invitation, 1929.

Végh Gusztáv, Enveloppe, 1930.

Kozma Lajos, maquettes de voeux aux alentour de 1925.

Carte de voeux par Divéky József et Kozma Lajos



Emblèmes et sigles réalisés par les éditions Kner autour de 1935.

Timbres publicitaires (réclame) réalisés d’après les maquettes de Kaesz Gyula pour l’imprimeur-éditeur Kner

Où l’on découvre plusieurs choses: la Hongrie (Magyar Ország) a une grande tradition des arts graphiques et de l’imprimerie. Les œuvres ci-dessus démontrent la porosité des mouvements DaDa et suprématistes dans toute l’europe de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Une période faste pour la Hongrie d’avant l’annexion de l’Autriche-Hongrie par le régime Nazi. Il est tout à fait remarquable de trouver un éventail de polices de caractères plomb au choix le plus éclectique. Garaldes, Didones, Linéales, Manuaires fournissent à foison les casses des imprimeurs et les graphistes hongrois travaillent avec le même souci de perfection que leur collègue de l’ouest. Ils sont sous le charme d’un mélange de la tradition et de la modernité qui leur vient de l’Est et d’Allemagne. Les tendances se téléscopent, art déco, bauhaus, classicisme cohabitent dans le même temps. La Publicité s’appelait encore la Réclame mais le graphiste avait déjà compris la nécessité d’être efficace, ramasser les signifiants d’un message à leur expression la plus dépouillée. L’interruption forcée par la guerre ne changera rien à la marche de cette ultra sensibilité. Et les professionnels hongrois à l’instar de leur collègues polonais et tchèques déploieront force talent pour promouvoir la Nouvelle Société communiste jusqu’à ce jour historique où le mur de Berlin s’en ira en poussière et que ce pays rejoindra les structures politiques et économiques de la grande Europe. Pour un petit pays de dix millions d’âmes peu urbanisé dans ces temps reculés on peut sans conteste parler d’un miracle graphique à la magyare tant la qualité des œuvres se ressent d’une sensibilité universelle.

Avertissement: La deuxième partie de cet hommage à l’œuvre de la famille Kner se trouve ici!.

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Top Symbols & trademarks of the world | Vol.2

J’avais publié le 5 mai 2006 le premier volume d’une collection de 10 albums édités par Franco Maria Ricci et Corinna Ferrari en 1973. Voici aujourd’hui présenté le deuxième volume de cette somme assez incroyable par le foisonnement, la richesse des ressources et la rigueur quasi encyclopédique déployée par les deux auteurs sus-nommés.

Ce n’est pas moins de 300 pages et environ 600 trademark dont il s’agit là. La fin des marques des USA (publiés dans le premier volume) et une quantité impressionnante de marques venant du Canada. Chacun des trademarks se trouve accompagné de la nomenclature de ses créateurs: le Client, son origine géographique, son secteur d’activité, le Designer et l’Agence en charge du budget ainsi que l’année de sa création. On imagine sans peine la logistique nécessaire à ce travail à une époque où Internet n’existait pas encore, et que le Fax venait juste de naitre sous une forme artisanale qui n’a rien à voir avec les technologies d’aujourd’hui (rapidité, laser, multi-envoi etc.). Il est à parier que tout ce travail organisationnel a été effectué par courrier postal et peut-être par téléphone (j’en doute). Rendons donc hommage à ces deux auteurs d’avoir commencé et terminé quelques mois plus tard la publication de près de 6000 signatures d’entreprise parfaitement recensées et légendées.

Il serait parfaitement superfétatoire de ma part de vouloir analyser chacune de ces marques, travail titanesque auquel je ne me risquerai même pas. Cependant il apparait nécessaire de dégager quelques grandes lignes de cet expression graphique.

Tout d’abord qu’est ce qu’un logotype. Contrairement aux idées reçues, ce n’est ni le symbole, ni le sigle ou acronyme, très exactement il s’agit de l’écriture intelligente c’est à dire qui fait sens de la marque. Sony, Apple, Kodak, ou Wolkswagen (etc.) se sont dotés d’un arsenal de signifiants dont un logotype.

L’ensemble Symbole + Sigle + Logotype constitue un tout rassemblé sous le terme générique de bloc-marque. Sans compter des extensions de ce système lorsqu’une marque se dote d’une marque ombrelle. Nous y reviendrons.

Lorsqu’on examine à la loupe chacun de ces trademarks on constate presque toujours un certain nombre de constantes.

Une bonne marque n’est pas bavarde. Elle résume de la façon la plus simple le métier, les valeurs, l’environnement industriel et/ou le secteur d’activité de l’entreprise ou de l’institution. Il est à parier que chacune des créations ainsi rapporté a fait l’objet d’une démarche réflexive où le client et son agence/designer ont analysé de la façon la plus claire et évocatrice le message que doit délivrer la marque. On peut aussi parler de poésie de la marque, par sa simplicité minimaliste elle rappelle cette forme d’écriture cher au Japon le haiku, qui ne s’embarrasse d’aucune circonvolution verbale.

Nombre de créations se contentent d’assembler graphiquement deux ou trois lettres. Nous disons graphiquement lorsque cet assemblage subtilise au passage toute forme typographique inutile à la compréhension d’un sigle ou d’un acronyme. Ainsi par exemple le ‘RJR’ dessiné par Walter P. Margulies en 1969. Bien entendu la poésie des marques s’exprime plus évidemment dans la recherche d’un symbole significatif, c’est le cas de la marque ‘FONDA’ dessiné par Dixon & Parcels Associates.

Chacun sait qu’il faut chercher l’origine de cet art du ‘résumé’ de l’image de l’entreprise dans la symbolique des blasons, la science de l’héraldique. Mais alors que cet art remonte à l’époque antique, son propos était tout autant d’affirmer la puissance d’un seigneur à une époque où les rois tiraient leur légitimité de Dieu que de servir aux nobles artisans d’enseigne pour leur métier. Sorte d’écusson païen qui se devait de rappeler au chaland l’exercice d’une profession hautement respectable.

C’est donc le XIXe siècle, et surtout le XXe qui voyaient le développement de l’industrialisation qui donnèrent à cette forme d’expression graphique ses lettres de notoriété. Là il s’agissait de marquer des produits distribués par milliers puis par million. Là il s’agissait de publier des ‘réclames’ puis des publicités portant l’enseigne, la marque de l’entreprise.

Il existe des modes dans cet expression. Elles tiennent autant aux outils de conception (crayon, gouache, carte à gratter) qu’aux médias qui les véhiculent. Le Print et l’architecture corporate ont développé des modes dont témoigne cet ouvrage de Franco Maria Ricci. Les trademarks s’exprimaient d’abord en noir et blanc et se devaient de ‘fonctionner’ de la sorte. Sans l’aide chatoyante de la couleur. On verra que depuis près de trente ans l’arrivée d’un univers d’écran translucide (ou trans-lucide) a formatée l’expression graphique des marques en couleur, se servant à la fois de transparences et d’effets de brillance. (cf la nouvelle marque de Rank Zerox). Il s’agit sans doute d’une tendance lourde et d’une véritable rupture avec la première époque des logotypes et marques. (Bien qu’on puisse voir dans les écussons en métal les prémices de cette tendance moderne). Je vous laisse découvrir les quelques pages qui suivent et surtout d’aller visiter ensuite la galerie que nous avons monté sur le site de Design et Typo le Site. Et n’hésitez pas à retoruner visiter le premier billet publié en 2006 avec le 1er volume de cette encyclopédie.

Publié dans Les Logos, Méthodologie, Ouvrages et Expressions | Un commentaire

Karl Dubost à propos des guillemets français

Votre article «?Guillemets anglais ou guillemets français | Un choix graphique, aussi?» [1] m’a intéressé et puisque la lecture c’est une question de respiration, j’ai entrepris de faire une petite [page][2] pour compléter votre sujet. Libre à vous de réutiliser.Cordialement.

[1]: https://blog.typogabor.com/2007/10/14/
guillemets-anglais-ou-guillemets-francais-un-choix-graphique-aussi/

[2]: http://www.la-grange.net
/2007/12/typographie-francaise

Merci Karl de votre contribution et très bonne année à vous!

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Design et Typo vous souhaite plein de créativité pour 2008

Les vœux de Design et Typo

VideoVœuxPGabor

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Une histoire de la typographie en Espagne | 1900-1936

Pas beaucoup de temps pour publier des notes orginales en ce moment, alors je vous invite à découvrir un document et un site qui vous conte l’histoire de la typographie ibérique dans ces époques mouvementées qui correspondent bien à la naissance du DaDa et du Bauhaus… C’est dire que ce mouvement révolutionnaire a touché toute l’Europe depuis le nord au sud, d’est à l’ouest. Voici un aperçu de quelques images que vous trouverez dans un document PDF sans originalité particulière sinon d’être historiquement une vraie référence.
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Voici le fichier PDF à télécharger (pas de virus, j’ai vérifié)

Un bref résumé de ce qu’est le mouvement DaDa

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Les magazines littéraires typogabor | DaDa aussi

Lancé en novembre 1980, les premiers magazines typogabor étaient des similar too des Upper & lower case d’ITC. Formule qui a bien fonctionné pour faire connaître les collections (digitales) typographiques américaines auprès des art directors des agences parisiennes. Néanmoins le contenu et la forme de ces éditions ronronnaient de façon trop monotone si bien qu’en 1986 après une période de gestation qui a duré cinq ans, je décide le reformatage des magazines typogabor pour leur donner leur forme définitive, des magazines d’anthologie littéraire. L’idée était assez simple. Les acteurs de la communication en avaient certainement assez de voir la prolifération des caractères complètement déconnectées de tout sens. Leur mise en scène sous une forme littéraire allait leur donner une légitimité qui ne pouvait que remuer la sensibilité non seulement des art directors mais aussi bien des concepteurs rédacteurs qui fonctionnaient en team avec les premiers. Un lieu de réflexion sur le contenu et la forme typographique, ces magazines allaient remporter un vif succès.

J’ai confié la direction artistique de la première édition de cette nouvelle formule à Bill Butt (Jardin des Modes) et ensuite les suivants furent mises en scène par de jeunes graphistes sortis fraîchement de l’ESAG tel Meutres par Philippe Duriez.

C’est mon ami Léon Marc Lévy qui a assuré la rédaction en chef de la plupart de ces magazines, à l’exception de celui de Meurtres que j’ai personnellement dirigé en 1987. L’esprit DaDa soufflait sur toute l’équipe depuis la rédaction à la réalisation qui à l’époque se concrétisait entièrement en production traditionnelle (photocomposition et montages manuels des films typo sur table lumineuse). Véritables tours de force typographiques ces magazines témoignaient une fois de plus que seule la transgression permettait de véhiculer les concepts novateurs des nouvelles collections de caractères qui se multipliaient en Amérique sous l’impulsion des technologies digitales.

Chacune des pages exposées ci-dessous est cliquable pour les voir en format plein écran. N’hésitez pas.

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