Grilles de Mise en Page | typographie web et print

Là c’est samedi 27 décembre et je vais faire le plus court possible. Je lis pas mal d’articles sur le sujet:

http://www.pixenjoy.com/utiliser-une-grille

http://www.smashingmagazine.com/2007/04/14…based-approach/

http://www.designbygrid.com/

http://www.r-u-experienced.net/2008/03/la-grille-de-mi.html

Et je constate juste une omission commune à tous ces excellents tutoriaux. Pourquoi créer une grille? On vous dit comment… on vous dit que c’est plus joli, que c’est bénéfique pour le rythme et l’organisation de l’espace… On vous parle même du nombre d’or, magnifique référence à certains ouvrages, on aurait pu aussi bien vous parler du Modulor de Le Corbusier mais personne ne semble soulever la bonne question.

J’en ai déjà parlé sur Design et Typo à de nombreuses reprises: l’organisation en colonnes des pages web tire son origine de la nécessité d’une meilleure lisibilité. Nous appellerons cela un meilleur confort de lecture, puisque la définition du concept de lisibilité reste assez floue et sujet à polémique.

En réalité cette nécessité sur le web est relativement récente. À peine depuis environ 4-6 ans. Auparavant on considérait qu’une fenêtre était de toutes façons re-sizable et que si l’on voulait se créer une colonne de lecture confortable, il suffisait de réduire la largeur de la fenêtre. Il fallait compter sans les modèles économiques modernes qui voient la publicité prendre une place de plus en plus active voire interactive dans nos pages d’information et de blogs professionnels.

Dès lors qu’un journal en ligne ou un blog un peu sophistiqué veulent fournir une information structurée, hiérarchisée, agrémentée de publicité, les designers doivent créer une plate-forme en colonne… et ceci pour les raisons que je viens d’invoquer, plus une. Il n’est pas confortable de lire plus de 50 à 60 signes par ligne. Nos yeux se fatiguent à vouloir se forcer à rester sur la même ligne, ils ont tendance à «quitter» la ligne. On conviendra dès lors qu’il suffit de raccourcir la largeur des colonnes pour afficher moins de 60 signes par ligne pour redonner à nos yeux le confort qu’ils réclament.

Dans les journaux (Print) on a pu déjà voir des situations à l’excès inverse où ce nombre de signes par ligne a été réduit à moins de 30 signes par ligne. Techniquement c’est possible en Print parce qu’on dispose d’un arsenal de réglage des Césures & Justifications (C & J) qui permettent de régler ce que j’ai déjà appelé le Gris typo. (et ici). Pour éviter les rivières et lézardes «chères» à nos correcteurs typographes. Mais en web, à moins de composer les textes en fer à gauche (alignement à gauche), on ne peut absolument pas gérer les C & J. La notion de césure automatique n’existepas pour l’instant sauf à se servir de Flash qui se comporte un peu comme Illustrator pour la gestion typographique.

Se faisant les grilles en colonnes s’imposent d’elles-mêmes pour rendre la lecture plus confortable. Et introduisent du coup une morphologie de la mise en page proche de ce qu’on a connu en Print. On n’est pas en train de comparer du Old School vs WebDesign mais de constater que l’écran et le papier sont des espaces de lecture semblables même si les formats sont différents. Et que la typo reste l’art d’organiser la lecture avant tout. Caractère mobile vs caractère Ultra mobile, n’ont pas changé grand chose à l’affaire. Nos yeux perçoivent et ressentent les mêmes types de fatigue sur les deux médias. Peut-être même que sur les écrans nos yeux se fatiguent plus facilement… mais cela reste à prouver. Une affaire de réglage des blancs et de l’intensité lumineuse de nos écrans en fonction de la lumière ambiante de la pièce.

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Modèle vivant oui, à poil non

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Poser nu, c’est pas une partie de plaisir, c’est d’abord un métier


©Rue89

Par Sophie Verney-Caillat | Eco89 | 15/12/2008 | 18H36

Poser est un métier physique. La manifestation de ce lundi l’a prouvé: les modèles vivants ont la peau dure. Et ne manquent pas de détermination pour obtenir la reconnaissance de leur « métier ».

Ils avaient promis, ils l’ont fait. Malgré le thermomètre bien bas, une trentaine de modèles vivants ont manifesté dans leur uniforme de travail à l’intérieur de l’hôtel particulier de leur employeur, la Direction des affaires culturelles de la mairie de Paris.

La ville, pour ses ateliers Beaux-Arts destinés aux amateurs, pioche dans un fichier d’une centaine de vacataires, qui effectuent des séances de pose de trois heures, de 19 à 22 heures, au tarif de 10 euros bruts de l’heure. Pour la moitié d’entre eux, la pose serait l’unique source de revenus.

A l’origine de ce mouvement social, l’interdiction, depuis le 15 octobre dernier, du « cornet », cette tradition du pourboire à la fin de la séance, qui représentait entre le quart et le tiers des revenus des modèles. Une tolérance de revenu « au noir », soudain remise en cause, semant l’incompréhension parmi les modèles et les élèves des Beaux-Arts.

« Poser, c’est méditer, cela me donne l’inspiration pour des poèmes »

En faisant grève, et surtout, en faisant autant de bruit médiatique, les modèles veulent aller contre l’idée que cette activité serait réservée aux étudiants et n’aurait pas à exister comme métier. (Voir la vidéo)

Eh bien si cette vidéo est retirée de YouTube ou DailyMotion, vous aurez toujours le loisir de la regarder sur ma page Facebook à condition bien entendu que vous soyez de mes amis… ah le monde n’est pas parfait… :-)

 

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Marian Bantjes | Creative Review Monograph

Fervant admirateur de l’œuvre de Marian, je vous invite à visiter son site ici:

http://www.bantjes.com/index.php?id=250

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