Bloguer à mort | un excellent billet de Francis Pisani

Un excellent billet de Francis Pisani m’a fait comprendre que je suis loin d’être seul dans cette galère :-). Addict depuis deux ans et demi à design et typo, j’ai parfois du mal à lâcher prise. Pourtant il y a une vie après les blogs. Et ce n’est certes pas Eric Dupin qui me dira le contraire. Perso, j’ai pris 10 kilos et cessé de faire du sport (et pourtant), puis, débordé par mon travail, parfois je suis tout de même obligé de «lâcher l’affaire».

Et curieusement c’est à ce moment précis qu’on mesure le chemin parcouru. Près de 1300 visiteurs uniques sur D&T (2000 pages en moyenne) ici sur le portail du Monde, et… plus de 3000 visiteurs quotidiens sur Design et Typo le Site. (9000 pages en moyenne)

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Design et Typo le Site

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design et typo | stats “sitemeter”


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Pas mal pour un p’tit homme tout seul dans son coin. Mais je n’vous dis même pas à quel prix.
Seul je travaille et seul je vis.

Pas le temps de me chercher “une gentille”, tout juste quelques instants de joies pour voir des amis ou des copains dans la profession. Vous me direz c’est déjà pas mal. Et puis cela ne tient qu’à moi. Vous avez raison. Mais au fond le plus important, et je crois que nous touchons à l’essentiel, c’est la respiration.

Parfois nous sommes en verve et l’on “pond” des billets comme il neige là, en ce moment sur le canal, à gros flocon (un 7 avril, mince!), parfois on sèche, non par manque de sujets, ils se renouvellent au fil de nos lectures des fils RSS, mais par pure besoin de respirer, de ressentir le besoin de publier. C’est ainsi qu’entre novembre et décembre dernier je n’ai quasiment rien “posté”. So what. The most important thing is pleasure. No blog without pleasure. C’est dit.

Et là, vous l’avez senti sans doute, il y a un léger, mais sérieux relâchement. Tant mieux, tant pire :-) c’est la vie des blogs. Petites entreprises individuelles de presse expérimentale, sans contrats publicitaires, sans aucun engagement vis à vis du Monde. Je peux fermer boutique quand je veux. N’est-ce pas formidable. Là n’est pas mon intention, mais c’est pour dire qu’en aucun cas comme Francis, je n’ai envie d’y laisser ma peau. Allez bonne semaine à tous. Moi ça démarre sur les chapeaux de roues.

Via FFFFOUND aucun rapport avec mon programme pour la semaine. Private Joke!

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1 réponse à Bloguer à mort | un excellent billet de Francis Pisani

  1. marduk dit :

    Encore un billet dé-li-cieux dans ce monde bientôt sinistré par une catastrophe économique imminente !!! Merci de nous faire rêver autant que réfléchir…

    C’est sûr que si vous montrez cette dernière photo aux « gentilles » comme aux « moins gentilles », elles doivent détaler vers d’autres savanes où la sélection naturelle leur laisse une infime chance de survie. :D Conclusion : vous avez raison de ne pas perdre une minute à chasser la gueuse, c’est une décision d’une puissante rationalité en même temps que l’expression de votre magnanimité.

    Avis strictement personnel (au risque de vous contrarier) : l’art « appliqué » n’est pas un art, c’est une industrie ou au mieux un artisanat. L’Art est subversif, fulgurant, indomptable, dangereux, donc inadapté à la production de masse et « inapplicable » dans un cadre institutionnel.

    J’apprécie la modestie de l’expression « éducation artistique », car elle est davantage à la mesure des faibles capacités de nos institutions, mais enseigner des « conduites » artistiques (éducation => enseigner des conduites) n’est-il pas une tentative désespérée de domestiquer l’irrationnel ?

    Quant au design, je ne peux rien ajouter aux récentes déclarations de Philippe Starck qui, au travers d’un processus de destruction créatrice, est en passe de devenir un véritable artiste. ;)

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