Serge Lutens | Architecte de la Mode | intro

Décidément encore une intro, vous allez me dire que je commence des articles que je ne termine pas… pas tant que cela, pas tant… Juste Stanley Morison que je dois encore finir d’ici avril, continuer les travaux entamés sur les Portails de Presse, Libé entre-autres, et puis bien sûr vous présenter l’interview complet de Jacques Séguéla. Rendez-vous est pris avec Jean-Charles Baudot pour dérusher cette semaine, et j’espère bien que d’ici vendredi soir ce sera fait.

Mais voilà les choses se précipitent. L’autre jour j’étais tombé dans ma bibliothèque sur le livre incroyable de Serge Lutens. L’Esprit Serge Lutens. Et me suis souvenu brusquement que j’y ai un tout petit peu participé en digitalisant la fonte qu’il avait dessiné spécialement pour cet ouvrage édité aux Éditions Prosper Assouline en 1992. Je le reprends et l’examine attentivement… nouveau coup de foudre. Comment ai-je pu laisser cette œuvre de côté, alors qu’il a sa place pleine et entière au sein des seins du graphisme contemporain. C’est la faute à Voltaire… non, mais sans doute au fait que l’on oublie très souvent les créateurs de mode lorsqu’on s’attaque à l’histoire des Arts Graphiques, la preuve, Michel Wlassikoff ou même Edward Gottschall n’ont pas fait grande place à cette profession qui touche d’aussi près le design graphique. J’ai téléphoné aux éditions Assouline pour leur demander l’autorisation de publier les belles pages de ce livre, décidément épuisé… et là les choses se sont formidablement emballés. «Oui pas de problème de notre coté, mais vous devriez aussi demander l’avis de Serge Lutens… voici ses coordonnées…» et je tombe un quart d’heure après sur son compagnon-assistant production-designer depuis trente ans. Le contact passe, et il me propose d’en parler à Serge… Je lui demande par la même occasion s’il ne voyait pas d’inconvéniant à organiser une rencontre avec l’artiste, qui au passage habite à Marrakech… Vingt quatre heures après j’avais une réponse qui m’enchantait. Rendez-vous est pris dans un grand hôtel parisien le 3 mars pour l’interviewer (podcast et photos) sur le making of de cet ouvrage et d’une manière plus générale sur son œuvre et la place que prend la typographie, le graphisme et surtout l’architecture dans sa démarche créative. Voici donc en avant première quelques unes des premières pages de l’Esprit Serge Lutens, en attendant la suite qui je suis sûr vous enchantera et nous permettra d’aborder les rapports de la mode avec la typo.

Photos de l’ouvrage spécialement autorisées pour design et typo, toute reproduction interdite, usage strictement académique et droits réservés pour l’éditeur et l’artiste Serge Lutens et ses ayants droits.



Photos de l’ouvrage spécialement autorisées pour design et typo, toute reproduction interdite, usage strictement académique et droits réservés pour l’éditeur et l’artiste Serge Lutens et ses ayants droits.

Ce contenu a été publié dans Serge Lutens. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Serge Lutens | Architecte de la Mode | intro

  1. TS Emmanuella dit :

    Je découvre pour la première fois l ‘univers de ces photos, c ‘est superbe et merci.
    Chantal, les parfums de Serge Lutens sont des onguents sacrés; Tubéreuse Criminelle, Santal de Mysore, Rousse …sont à la parfumerie ce que ses photos sont à la photographie.

    Gris Clair…
    « Ce pollen errant, cendre posée sur une cité morte, déploie en désespoir, au nom de la lumière d’un ciel adolescent son sacre sans richesse.
    Cette poussière magique apportée par le vent est venue s’échouer, survivante, dans cet austère décor formé de roches arides, lumineuses et sublimes…
    Inaccessible, sertie de pierres, cette fleur – l’est-elle vraiment? – s’abreuve aux rosées, et le soir aux vêprées; insensible aux brûlures, miracle dans l’abandon, elle survit, magicienne, douce, accrochée par ses doigts de dentelle… racines effilées.
    Nectar éternel, dans son manteau de coeur dépouillé des honneurs, «Lavande», je la nomme…, grise je la colore.
    Poétique, merveille, soie de diamant en exil éternel, elle déploie son parfum sec, en cœur de flammes, qui porte en lui au nom de la beauté la pointe d’une étoile. » Serge Lutens