jérôme vogel | graphiste au service des contraintes

Qu’est-ce que l’Oulipo ?

Marcel Bénabou & Jacques Roubaud OULIPO ? Qu’est ceci ? Qu’est cela ? Qu’est-ce que OU ? Qu’est-ce que LI ? Qu’est-ce que PO ?
OU c’est OUVROIR, un atelier. Pour fabriquer quoi ? De la LI.
LI c’est la littérature, ce qu’on lit et ce qu’on rature. Quelle sorte de LI ? La LIPO.
PO signifie potentiel. De la littérature en quantité illimitée, potentiellement productible jusqu’à la fin des temps, en quantités énormes, infinies pour toutes fins pratiques.
QUI ? Autrement dit qui est responsable de cette entreprise insensée ? Raymond Queneau, dit RQ, un des pères fondateurs, et François Le Lionnais, dit FLL, co-père et compère fondateur, et premier président du groupe, son Fraisident-Pondateur.
Que font les OULIPIENS, les membres de l’OULIPO (Calvino, Perec, Marcel Duchamp, et autres, mathématiciens et littérateurs, littérateurs-mathématiciens, et mathématiciens-littérateurs) ? Ils travaillent. (Lire la suite ici)

Historique de l’oulipo

Histoire :

L’Ouvroir de Littérature Potentielle (OuLiPo) a été fondé, Le 24 novembre 1960, par François Le Lionnais, Raymond Queneau et une dizaine de leurs amis écrivains et/ou mathématiciens et/ou peintres : Albert-Marie Schmidt, Jean Queval, Jean Lescure, Jacques Duchateau, Claude Berge et Jacques Bens selon le tapuscrit de ce dernier, secrétaire définitivement provisoire du début. La réunion fondatrice a eu lieu au restaurant « Le Vrai Gascon », 82 rue du Bac à Paris.

Le propos était d’inventer de nouvelles formes poétiques ou romanesques, résultant d’une sorte de transfert de technologie entre Mathématiciens et Ecriverons (sic).

Au départ le Séminaire de Littérature Expérimentale devaient s’inclure dans l’Accommission des Compositions du Collège de Pataphysique, chaque séministe ayant le titre de Dataire. (Lire la suite ici)

jérôme vogel | graphiste au service des contraintes

Et c’est en voyageant en pays d’Oulipo et redécouvrant le collège de Pataphysique que je me suis demandé «mais qui a pu réaliser un site aussi élégant, rigoureux et ergonomique (dans la navigation)». Direction le Colophon où je découvre Jérôme Vogel que nous connaissions déjà pour sa réalisation du site de TYPOGRAPHE.COM . J’aime infiniment la délicatesse des détails typographiques, la distribution des blancs, les contrastes superbement maitrisés, et le bon sens logique de ses interfaces de navigation. Tout cela n’est bien sûr possible que par une expertise des plus professionnelle des css, et Jérôme en fait une démonstration magistrale. Où l’on s’aperçoit également qu’un bon site avec du contenu intelligent gagne en visibilité grâce à l’outil typographique.

 

 

Publié dans Graphismes & Typographies | Commentaires fermés sur jérôme vogel | graphiste au service des contraintes

Les jours et les nuits* de «design et typo»

—«Dis-moi Palikám, pourquoi ton café est toujours meilleur que le mien? —Mais chérie, c’est simple parce que moi je mets du café dans la machine»… l’éternelle conversation entre ma tante et mon père qui finissait toujours dans un éclat de rire. J’ajouterais que pour faire du bon café il y a un autre secret, d’utiliser de l’eau filtrée. Ça, ni monsieur Nespresso ni monsieur Illy ne vous le disent. Ce nectar est tellement plus doux dès lors que vous éliminez le calcaire de votre H2O, et vous l’aurez compris je carbure au café.

Il y a l’avant le pendant et l’après gourmandise. Avant c’est le besoin qui monte, impérieux comme une drogue, vous avez beau résister, mais la moindre contradiction, un texte, une mise en page complexe, un tableau délicat, un coup de fil compliqué et surtout les nuits blanches pour préparer mes chroniques pour «design et typo», et il devient de plus en plus nécessaire de passer par la case «machina». Avant je buvais du Illy, depuis longtemps, puis mes enfants ont eu le bon gout de m’offrir une machine Nespresso. Depuis je bois deux fois plus de «petit noir». Oui il m’est arrivé de boire vingt cinq expressos en vingt quatre heures. Mais je vous rassure, je ne fume pas :-) Un bien pour un mal… les nicorettes font partie de mon paysage quotidien depuis bientôt sept ans.

Regardez bien ces photos, le pendant dont je vous parlais, c’est juste avant, la dégustation, le plaisir du goût, de la douce chaleur, du parfum acre et amer mais pas trop, le sucre étant banni depuis longtemps du cérémonial.

Une fois le plaisir passé il reste le fond de tasse qui en séchant devient une véritable carte géographique, un support de réflexion où l’imaginaire part dans tous les sens et s’envole dans les circonvolutions des méandres caféinés.


_

Bien sûr que j’ai déjà «joué» en mélangeant café et typo, que croyez-vous? :-)… mais cela reste uniquement des intentions, des pistes, sans aucune stratégie d’une œuvre en soi. Juste peut-être pour me déculpabiliser de boire autant de cette drogue et me dire qu’elle alimente mon imagination. Entre-nous je n’y crois qu’à moitié. Autant de pis aller, de prétextes pour continuer encore et encore et masquer sans doute d’autres manques que je vous laisse le soin de décrypter. Moi j’y ai renoncé :-).

_

_

*Les Jours et les Nuits de China Blue

Publié dans Mes services, Métiers & Labs, Pratiques photographiques | Commentaires fermés sur Les jours et les nuits* de «design et typo»

Le soleil | The Sun (2)| graphic representation in history of arts and cultures

suite du 1er article consacré aux représentations graphiques du soleil


Le soleil dans les symboles de l’alchimie


_

_
Le soleil aux sept couleurs — l’or, et en même temps ici la pierre philosophale — flanqué de six planches (symboles des métaux inférieurs), entoure de ses rayons la couronne d’un arbre dont les racines s’enfoncent dans la terre, cependant que l’arbre lui-même est étreint par un dragon. En haut de l’arbre, deux corbeaux, l’un noir et l’autre blanc, symboles de la mort et de la transfiguration, du rebut et de la distillation. Manuscrit de la bibliothèque Vadiana, Saint-Gall, vers 1530.
_
_

_
Bains dans une ruine. Le soleil (soufre) et la lune (argent, mercure) symbolisent les influences cosmiques. Enluminure d’un manuscrit italien du XIVe siècle sur les bains de Pouzolles. Ambrosiana.
_
_


_
_
Soleil levant au dessus d’un paysage froid et sec d’hiver, symbole du renouvellement du monde. Cette enluminure ainsi que la suivante fait partie du beau manuscrit SPLENDOR SOLIS, recueil de traités d’alchimie attribués à Salomon Tismosin (XVe). Conservé au Cabinet des gravures à Berlin.
_
_


_
Le soleil dans le signe zodiacal du Bélier (avril) et l’une des trois figures égyptiennes de décans, constellations régnant chacune sur dix degrés du signe du zodiaque où elles «se lèvent». Détail d’une fresque du Palazzo Schifanoia de Ferrare (1470), par Francesco Cossa.
_
_


_
Le soleil dans le signe du scorpion; le soleil dans le signe de la Vierge. Enluminure d’Abu Masar. (Paris, BN), XVIe siècle.
_
_


_
Médecin consulté par un infirme et examinant les urines du malade à la lumière du soleil. 1492. Lübeck.
_
_


_
Le soleil et la lune (or et argent — soufre et mercure) unifiés par le feu. À gauche, portant le globe céleste, le philosophe Hermès Trismégiste. 1624. Francfort.
_
_


_
_
_


Le soleil dans les coutumes et l’art populaire

_

_

L’un des emblèmes d’une série éditée à Lyon en 1553 par Claude Paradin. Le soleil et l’épée y symbolisent le pouvoir, le droit et la vérité.
_
_

_

Filigranes d’un papetier français et d’un papetier roumain des 14e et 16e siècle.
_
_

_
_
_
_
_

Quelques exemples de tarots italiens. Bois colorés au poichoir.
_
_

_
Soleil sculpté sur un bahut des Grisons (Suisse), au XVIIe siècle.
_
_
_


_
Le soleil dans le système de Copernic, par Andreas Cellarius, dans l’Harmonia Macrocosmica, Amsterdam, 1660.
_
_


_
Représentation schématique des éclipses de soleil et de la lune, dans la Physica Sacra de Johann Jakob Scheuchzer. Cuivre. Paru à Zurich en 1730.
_
_

_

_

Auberges à l’enseigne du soleil

_


_
Enseigne de l’Hôtel du Soleil, Appenzel (Suisse) début du XIXe s.
_
_


_
Ancienne enseigne de l’Hôtel du Soleil à Haegondorf (Suisse). 1834.
_
_

_
Toujours en Suisse à Waedenswil.
_
_

_
_

Cadrans solaires du 13e au 18e siècle
_


_
Cadran solaire avec projection horizontal, première moitié du XVIe s.
_
_

_
Cadran solaire, toujours première moitié du XVIe s.
_
_
_
Détail d’un cadran solaire mural de Hans Holbein le jeune. Bâle 1536.
_
© design et typo | toute reproduction interdite | usage strictement pédagogique
sources: le numéro 100 du magazine Graphis de 1962.

À suivre (to be continued)…

Chose promise depuis le début de cette série de publication ici (1), ici (2), ici (3), et là (4).

Voici enfin disponible une galerie complète
sur le site de design et typo.
L’étude pédagogique
à l’adresse suivante :
http://www.typogabor.com/Soleil_Graphis_N100/

_

245 reproductions d’un numéro historique de Graphis, le numéro 100 datée de 1962.

Publié dans Archives Graphiques, Boutique, Graphismes & Typographies, Identités, Métiers & Labs | Commentaires fermés sur Le soleil | The Sun (2)| graphic representation in history of arts and cultures