Aline de Lima | étude photographique

Mercredi soir, j’ai eu l’immense privilège de pouvoir photographier une des plus sensibles artistes de la scène brésilienne de Paris: Aline de Lima. Installé derrière le poteau gigantesque et incontournable de cette salle, j’ai pu «voler» quelques portraits délicats de ce visage rayonnant. La difficulté ne tenait d’ailleurs pas tant aux conditions *geo-stationnaires* dues à cette colonne de béton, qu’à un éclairage intimiste qui tout en habillant Aline d’une lumière douce rendait presque impossible un travail sans flash. Rendez-vous compte, 1/30e à 2.8 d’ouverture avec un boitier et objectif qui font bien 1,8 kilogramme au total. Autant dire qu’on ne peut guère descendre sous 800 ISO de sensibilité. Qu’importe, l’œil vissé au viseur il m’a fallu faire au moins 250 photos pour pouvoir en garder une petite cinquantaine à peu près correctes qui témoignent du talent, de la présence douce et énergique de cet artiste qui nous a fait voyager entre nostalgie et samba-adagio le long des côtes caressées par le sable fin chauffé à blanc par un soleil équatorial. Je vous invite à découvrir cette étude qui n’a d’autres but que de vous faire partager les émotions d’Aline de Lima au regard si clair et si sombre à la fois. Plus que belle, la présence de la chanteuse est évidente. Elle est. Là. Et vous emporte dans ses bras frêles pour accomplir l’initiation d’un périple poétique qui vous en-chante. À l’écoute ce morceau, Terra, de son dernier album de chez Naïve.

La galerie photo de cette soirée exceptionnelle au Satellit-Café ici.

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James Craig | an American teacher in Paris

Voici quelques semaines j’écrivais un billet sur le remarquable ouvrage «Designing with Type» de James Craig: Puis, recevant un e-mail des plus sympathiques de New York, Jim me corrigea ma copie en apportant quelques précisions importantes quant à l’environnement pédagogique de cette édition. C’est un deuxième billet ici .

Je pourrais écrire des pages et des pages pour soulever le paradoxe de ces échanges virtuelles qui soit dit en passant ont déjà donné lieu à une conversation téléphonique avec Jim, mais son arrivée la semaine dernière à Paris contredisent toutes les réserves que je pourrais formuler. Oui un blog c’est virtuel. Oui nous sommes plongés au cœur d’une galaxie Gutenberg, le village global, dont un compatriote canadien de Jim nous annoncait l’avènement voici déjà une quarantaine d’années (Marshall McLuhan). Mais lorsque tout ceci aboutit à de vrais rencontres avec des êtres de chair et de voix on ne peut plus que se taire et rendre hommage à la technologie qui autorise de tels rapprochements. Cela ne veut certes pas dire qu’auparavent il eut été impossible d’y procéder. Mais les freins étaient autrement plus lourds et au fond le modèle économique d’avant internet ne permettait pas de consacrer un temps de la gratuité, du «fair» et de la seule sympathie. Le web aurait donc tout de même rapproché les hommes dans un process de l’échange gratuit et productif de réflexions délivrant l’humanité de cette nécessité d’aligner à chaque relation une valeur marchande.

Et voici donc Jim à Paris, an American teacher in Paris pourrais-je dire.

et de vous inviter à revisiter son site consacré à son ouvrage ici.

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Jean-Baptiste Cumont | élève à l’ESAD de Strasbourg | le dessin avant tout

Une fois n’est pas coutume, je profite de ce dossier d’étudiant de Jean-Baptiste pour revenir sur les fondamentaux de nos métiers.

Pour avoir moi-même souffert de ne pas passer par cette étape essentielle qu’est l’apprentissage du dessin libre. Eh oui j’ai attaqué directement le «métier» par le dessin de la lettre…;-) sacré Paul Gabor. Mais je ne saurais que trop rappeler l’essence même de notre métier. Le tracé et la représentation figurative libre. Là se révèlent les sensibilités et la découverte du regard en profondeur sur notre méta-univers de représentations. C’est une pratique courante dans toutes les bonnes écoles de graphisme que d’initier les élèves par le dessin. Mais combien de fois, lors de jurys divers j’ai constaté la frilosité des étudiants à montrer leurs travaux et esquisses d’élèves débutants. À croire qu’il s’agirait presque d’une évidence doublée d’un handicap. Alors que nous touchons là aux fondamentaux même du design graphique ou pour le cas probable de Jean-Baptiste, de l’animation en tant que projet professionnel. Dans la série des gifs animés que vous allez découvrir ci-dessous, j’ai respecté tant que se peut l’ordre pédagogique que constitue ce parcours sans faute d’un illustrateur futur flasheur ou vidéaste ou habilleur de télé. Mais pourquoi pas aussi dessinateur de BD. Le talent est là. Jean-Baptiste a commencé par faire ses armes à Estienne puis direction Strasbourg à l’école des arts décoratifs (ESAD). Il est jeune, bourré d’idées, acrobate à ses heures (ceci explique cela). Pour le contacter: jbcumont(AT)gmail.com

Et pour le coup, *design et typo * lance un appel à contribution. Si vous êtes étudiant(e) en arts graphiques ou communication visuelle et que vous disposez d’un solide dossier de dessins, fusains, esquisses de vos cours des premières années, n’hésitez pas à nous contacter, envoyer votre dossier (jpg, gif, pdf moyenne-haute résolution), nous nous ferons un devoir de publier les dossiers les plus représentatifs d’un travail sérieux, sensible et personnel.

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