Le design hostile par Bruce Sterling | auteur de science fiction

Un site très intéressant publié par le M.I.T. qui décrit dans les grands domaines scientifiques l’état de la recherche sur le campus de la célèbre université. Entre autres vidéo, celle qui montre Bruce Sterling qui nous explique l’hostilité soulevé par les innovations technologiques.


une série de vidéo à visionner ici. In English, of course.

Au fait avez-vous jeté un coup d’œil sous les onglets, en haut du site. >Blogs>John Maeda … c’est là que le petit grand génie parle de ses expériences quotidiennes, de ses lois sur la simplicité…

Enfin voilà un billet court qui peut vous amener très loin. That’s it.

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La Ponctuation ou l’art d’accommoder les textes | via l’obs

La virgule
La larme du compositeur

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Secouez un livre ou un journal, il en tombera des milliers… Les virgules forment le vulgum pecus, la piétaille de la ponctuation, mais c’est grâce à la piétaille qu’on remporte les victoires! Beaucoup d’écrivains révèrent ce signe, le considèrent comme l’incarnation du style, ce que résume Cyrano de Bergerac dans la pièce éponyme d’Edmond Rostand, qui, à l’idée qu’on pourrait corriger l’un de ses vers, s’écrie: «Mon sang se coagule, / En pensant qu’on y peut changer une virgule.»


Enlever ou ajouter des virgules fait partie du quotidien des correcteurs! N’y voyez pas pure maniaquerie: elles peuvent modifier le sens d’un phrase. Les débats passionnés qu’occasionne dans le cassetin (réduit exigu où officient les correcteurs) la place d’une virgule semblent bien souvent disproportionnés par rapport à la petitesse de ce signe. Les typographes ont d’ailleurs affublé par dérision les correcteurs du nom de «virguleux»! Du temps de l’imprimerie au plomb, la virgule reçut, quant à elle, le surnom de «larme du compositeur». Pas seulement par analogie avec sa forme lacrymale, mais parce qu’elle causait bien des tracas: il fallait du doigté pour la saisir, la placer sur la ligne, et sa manipulation ralentissait le travail.

La virgule est l’une des plus anciennes marques de ponctuatioin. Son nom, sa forme ont beaucoup varié, mais elle a toujours été le signe le plus faible de segmentation de la phrase. Elle reçut son appellation définitive des premiers imprimeurs: ceux-ci avaient fait leurs humanités et, considérant d’abord son aspect, choisirent fort à propos pour la nommer le mot latin virgula («petite baguette, rameeau»), dérivé de virga («verge, baguette»).
Ce diminutif laisse à penser qu’elle joue un rôle négligeable, alors qu’elle est la seule parmi les signes de ponctuation à pouvoir entraîner dans la phrase des bouleversements importants et parfois même des cataclysmes!

via l’Obs | Lire l’article entier ici

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Une des plus belles chroniques de design & typo (Inhuit de Jeremy Tanquard, par Jonathan Munn)

billet paru le 24 janvier 2007.

Perfect English version under this link : http://www.typogabor.com/Inuit-Jeremy-Tankard/ {by Jonathan Munn}

billet rédigé par Jonathan Munn associé-partenaire de design & typo et typoGabor•com

Avant-propos

L’année dernière — même si, quelque part, l’argument doit probablement être contemporain de Gutenberg — un débat sur l’effet de surcharge de fontes [Typographic Overload ] a secoué la blogosphère. L’argument de base consistait à dire que trop de fontes étaient produites, qu’il y en avait beaucoup trop à disponibilité. En conséquence, affirmaient les initiateurs du débat, plus aucun cerveau humain n’était capable d’absorber toutes ces informations : il n’était simplement plus possible de choisir une police pour effectuer un travail donné.

Une position que je ne partage pas.

Nous avons besoin de nouvelles fontes : il y a toujours de nouveaux besoins de communiquer, de nouvelles idées à partager, sans oublier le besoin de communiquer d’anciennes idées, mais d’une nouvelle manière. Pour tous ces besoins, la typographie a encore son mot à dire.

Jeremy Tankard – Frutiger introduit cette question par une analogie avec les vins rouges. Mais le plus ennuyeux ce sont ces versions sans fin d’encore et toujours les mêmes fontes, tel que Bodoni à titre d’exemple. Mais il y a toujours une bonne raison à toutes ces variations, en dépit de leur côté obsessionnel :-) La plupart des gens n’envisagent que l’aspect financier comme motivation pour dessiner une nouvelle police, mais parfois (souvent même) la raison en est tout autre. Pour des questions de promotion, comme avec le AW Inuit, ou le besoin de rajouter des caractères dans une police pour suivre l’élargissement de l’Europe, ou pour profiter des avantages d’une nouvelle technologie (OpenType).

C’est donc avec grand plaisir que nous devons accueillir Arjowiggins Inuit, dessinée par Jeremy Tankard, dans notre palette de designer [ou dans notre gestionnaire de fontes — personnellement, j’utilise Linotype FontExplorerX, et vous?]. Et merci à Arjowiggins d’avoir commandité cette police, de la promouvoir, et enfin de nous l’offrir.

JT – À noter que c’est la société britannique Blast qui a effectivement lancé la commande de la police. Le studio Blast est responsable du design visuel de la marque Inuit.

Je signale que la police s’appelle officiellement « Arjowiggins Inuit ». Pour les besoins de ce document, j’ai abrégé ce nom en ‘Inuit’, sans mauvaises intentions, simplement par commodité.

Ce document est une transcription étendue de la courte présentation que j’ai faite lors du lancement de la fonte Arjowiggins Inuit, à Intergraphic, Paris, France, le 16 janvier dernier. J’ai complété mes notes avec des commentaires et des remarques qui n’avaient pas leur place dans une présentation de 15 minutes ou que j’ai dû éliminer faute de temps. J’ai aussi rajouté, autant que possible, des liens vers des sites et des sources externes pour que les lecteurs intéressés puissent continuer leurs propres recherches.

Les commentaires qui ne faisaient pas partie de mes notes d’origine — comme cet avant-propos — sont signalés par un changement de couleur du texte.

N’hésitez pas à laisser vos observations, à me contredire, ou à compléter mes remarques. La Typographie est un plaisir, mais aussi une conversation qui se poursuit dans le temps, poursuivons-la ensemble.

JT – Là, je ne vais pas me gêner !

[JM — les commentaires additionnels — toujours précédés de ‘JT’ — apparaissent là où Jeremy Tankard a porté ses annotations et corrections à ce document. C’est l’interactivité à fond aujourd’hui !]

Un contexte pour Arjowiggins Inui

présentation ‘Inuit’ - avec la permission d’Arjowiggins

-:: inuit paper – utilisé avec la permission d’Arjowiggins ::-

Inuit c’est deux choses à la fois. C’est une fonte électronique disponible gratuitement auprès d’Arjowiggins. C’est aussi une nouvelle gamme de papier de cette même maison. Arjowiggins a commandé la fonte auprès du concepteur de typographie anglais, Jeremy Tankard. Mon rôle est de présenter cette fonte, et de la placer dans un contexte, historique et culturel.

Donc, je ne vais pas me contenter de parler uniquement de la fonte Inuit. Je chercherai à situer le travail de Jeremy, tout d’abord dans le contexte de sa démarche personnelle ; ensuite je chercherai à situer la fonte dans les courants actuels de la typographie, en l’attachant à un courant particulier ; finalement, j’espère vous démontrer que Jeremy travaille dans une tradition fondamentalement anglaise de la typographie. En cours de chemin, nous allons étudier la police Inuit, et partager ensemble — j’espère — le plaisir que j’ai eu à la découvrir.

disturbance_1

disturbance_JT

disturbance_2

-:: Disturbance, © Jeremy Tankard ::-

 

 

 

 

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