typographie des magazines de mode | le studio8design très typo

Vous savez comme je suis attaché à une réflexion sur la mise en page et la typographie des magazines de mode. Le Studio8Design apporte des réponses à cette question qui me semble fondamentale: peut-on renouveler la scénographie des magazines, prenant des risques graphiques bien au delà de ce que les ténors de la presse internationale n’osent entreprendre.

Elle, Marie-Claire, Vogue, Harper’s, autant de titres prestigieux qui fort de leur volumes publicitaires et d’une relative stabilité de leur vente en kiosque n’osent plus remuer le petit doigt pour changer un iota à leur maquette. Se faisant si l’on regarde la plupart de ces magazines, ils ont plutôt régressés en comparaison de leurs ancêtres des années 50.

Là à New York, à Paris les directeurs artistiques prenaient de vrais risques sachant toute la dette qu’ils avaient à l’encontre du monde de la Mode. Parce que le plus curieux dans cette affaire, est précisément le décalage entre les prises de risques quotidiens des créateurs de Mode et les magazines qui les relaient. Autrefois il régnaient une véritable émulation entre les deux parties. Chacun poussant l’autre à pourfendre les conventions, à les pervertir pour mieux les recréer.

Tout ceci s’est considérablement éteint pour de simples raisons financières et de structure interne aux magazines devenues de véritables machines abattre des pages et des pages sans aucune considération pour le rôle de pionnier qui doivent être le leur.

Quelques articles que j’avais écrit sur le sujet:

La Mode mise en page | dans les ateliers de l’imprimerie Dreager | 1962-1964

Magazines féminins | La Mode mise en page (1)

Magazines féminins | La Mode mise en page (2)

a

a

a

Profile Studio8Design:

Studio8 Design is an award-winning independent graphic design studio with a reputation for delivering intelligent and engaging creative solutions. Based in central London, Studio8 was established in 2005 by Matt Willey and Zoë Bather, formerly Creative Directors at Frost Design London. Working with clients both large and small, in the UK and overseas, Studio8 produces a diverse range of work across multiple disciplines. With over fifteen years of industry experience between them, Matt and Zoë bring a wealth of knowledge and enthusiasm to every new project and offer a scope of capabilities that includes editorial, exhibition, signage, corporate literature, websites, and brand identity systems.

Publié dans Graphismes & Typographies, Identités, Im-Pertinences, Mes services, Métiers & Labs | Commentaires fermés sur typographie des magazines de mode | le studio8design très typo

Pierre Nguyen | un jeune graphiste Homo Faber

Après vous avoir fait découvrir Noelle Allen, je me devais de rapprocher voire d’y opposer une création plus «numérique» encore que ce vous allez voir dans ce qui suit pourrait être encore apparenté à une création d’Homo Faber*. Sensibilité, élégance des traits, sens du construit sinon du constructivisme, et surtout une adroite maitrise du punctum**, ce lieu, cet instant magique où tout bascule, pivot d’une œuvre réussie qui fait sens.

site de Pierre Nguyen via FFFFound

Site

*Primauté de l’Homo faber


Selon Bergson, l’évolution de la vie délaisse chez l’homme l’instinct au profit de l’intelligence. Or cette intelligence, avant tout vouée à se saisir de la matière et de la manipuler, est essentiellement fabricatrice. C’est pourquoi Homo faber (homme fabricateur) précède Homo sapiens (homme savant). (via )

En ce qui concerne l’intelligence humaine, on n’a pas assez remarqué que l’invention mécanique a d’abord été sa démarche essentielle, qu’aujourd’hui encore notre vie sociale gravite autour de la fabrication et de l’utilisation d’instruments artificiels, que les inventions qui jalonnent la route du progrès en ont aussi tracé la direction. Nous avons de la peine à nous en apercevoir, parce que les modifications de l’humanité retardent d’ordinaire sur les transformations de son outillage. Nos habitudes individuelles et même sociales survivent assez longtemps aux circonstances pour lesquelles elles étaient faites, de sorte que les effets profonds d’une invention se font remarquer lorsque nous en avons déjà perdu de vue la nouveauté. […]

Dans des milliers d’années, quand le recul du passé n’en laissera plus apercevoir que les grandes lignes, nos guerres et nos révolutions compteront pour peu de chose, à supposer qu’on s’en souvienne encore; mais de la machine à vapeur, avec les inventions de tout genre qui lui font cortège, on parlera peut-être comme nous parlons du bronze ou de la pierre taillée; elle servira à définir un âge.

Si nous pouvions nous dépouiller de tout orgueil, si, pour définir notre espèce, nous nous en tenions strictement à ce que l’histoire et la préhistoire nous présentent comme la caractéristique constante de l’homme et de l’intelligence, nous ne dirions peut-être pas Homo sapiens, mais Homo faber. En définitive, l’intelligence, envisagée dans ce qui en paraît être la démarche originelle, est la faculté de fabriquer des objets artificiels, en particulier des outils à faire des outils et d’en varier indéfiniment la fabrication.

Henri Bergson, L’Évolution créatrice (1907), Éd. PUF, coll. « Quadrige », 1996, chap. II, pp.138-140.

**Punctum (Roland Barthes)

Le Punctum, c’est la piqûre, le petit trou, la petite tâche, la petite coupure, mais aussi le coup de dé en latin. C’est le hasard qui, dans une photo à la fois me « point » mais aussi me meurtrit. Il vient souvent de la «coprésence de deux éléments discontinus, hétérogènes en ce qu’ils n’appartenaient pas au même monde (pas besoin d’aller jusqu’au contraste)». En quelque sorte, cette fois, la nuance du «I love»

Publié dans Graphismes & Typographies, Métiers & Labs | Commentaires fermés sur Pierre Nguyen | un jeune graphiste Homo Faber

De Max Ernst aux oiseaux de proies, le paysage fragile et intérieur de Noelle Allen

Création plastique.

Le travail de Noelle Allen s’inscrit dans cette filiation des artistes qui explorent l’invisible, Max Ernst en toile de fond de ces initiés, mais on peut, sans s’y tromper, ajouter Salvador Dali et même Jérôme Bosch par les milliers de détails qui composent chacune de ses œuvres. Tel un chercheur en biologie de l’infiniment petit Noelle Allen descend au tréfonds de la matière pour la retravailler avec les moyens traditionnels de l’aquarelle et du crayon. Elle prend beaucoup de photos avant ce travail. Comme un détective de la police scientifique elle s’entoure de «preuves» de l’existant avant de le transfigurer. Il s’agit d’un travail patient, long et vertueux, parce que sans artifices aucune. Par ce cheminement elle nous amène voyager dans notre imaginaire, celui de chacun, individuel et unique. Nous invitant à nous projeter et y projeter nos propres fantasmes infinis. Allez jeter un coup d’œil sur son site, c’est sobre et très riche d’expérience visuelle.

alt

Max Ernst
_

alt

Max Ernst

Salvador Dali

Noelle Allen


Détail de l’œuvre juste au-dessus

Noelle Allen


Noelle Allen

Noelle Allen

Selected Exhibitions


2007 New Work by Noelle Allen, Museum of Contemporary Art, UBS 12 X 12, Chicago, IL* Not Fade Away, curated by John Burnetti, Evanston Art Center, Evanston, IL

2006 Feast and Courtship, Wendy Cooper Gallery, Chicago, IL*

2005 A Sense of Place curated by Heather Pesanti, Lobby Gallery, Chicago, IL | Organic Matter curated by John Brunetti, Northeastern Illinois University, Chicago, IL | Midwest Contemporary Biennial curated by | Faculties, Domincan University, River Forest, IL

2004 Evanston Biennial juried by Dominic Melon and Monique Meloche, Evanston Art Center, Evanston, IL | Juror’s Award, 17th Annual Evanston + Vicinity Biennial, juried by Dominic Melon and Monique Meloche | Mike Kelley Selects juried by Mike Kelley, Detroit Artists Market, Detroit, MI

2004 Graduate Exhibition and Time Art Event 847 West Jackson Boulevard, Chicago, IL
Integrity of the Minimal Honorable Mention, curated by Ruth Synderman Art on the Line

2003 Suspension curated by Skylar Smith 1926 Gallery, Chicago, IL

2002 Noelle Allen and Ariel Frieberg, Thesis Exhibit, Northampton Center for the Arts, Northampton, MA | Exit Art Smith College Department of Art, Northampton, MA

Accipiters and Accipiter Studies

The Accipiter, a bird of prey, as well as fossil studies and scientific renderings of cellular mitosis, formed the basis for the fragmented forms and ruptured avian figures that appear in these new drawings. Beyond these particular sources, however, the works demonstrate a sustained interest in corporeal transformation: the ability of physical bodies to break, tear, decay, heal and regenerate. These modes of repetition and mutation are mirrored in the time-intensive and laborious processes by which the drawings were created.
For this series of work, I introduced watercolor to graphite drawings on Mylar. In addition to complementing an otherwise monochromatic palette with subtle blues and greens, the watercolor further abstracts the figures from true representation with broad washes of color and textured gradations of pigment and graphite. When viewed closely, the drawings can be explored as intricately detailed compositions, or a “microscopic topography” of precise markings. However, on a macro level, there exists an aesthetic of fantasy, in which there is a quick transition from recognizable forms to abstracted areas of line and movement. In this shift and in the flux of states, there is an investigation of the process of decay and the pleasure and pain of transformation. This work is a continuation of my interest in the conflicts within the fragile, mutable and fugitive state of our interior landscape.

Publié dans Graphismes & Typographies, Identités, Métiers & Labs | Commentaires fermés sur De Max Ernst aux oiseaux de proies, le paysage fragile et intérieur de Noelle Allen