Disparition de François Fejtö, journaliste et historien d’origine hongroise

©AFP/FERENC ISZA

Une fois n’est pas coutume, je m’associe à l’hommage que rend le Blog des Mardis Hongrois à ce témoin centenaire d’un siècle de la Hongrie d’avant, pendant et après le communisme.

“D’un siècle à l’autre, François Fejtö aura tout vécu, étudié, analysé, transmis de cette Europe au milieu de laquelle il était né, le 31 août 1909, et qui sera passée de l’ère des empires au morcellement des nationalités, puis à la division Est-Ouest, avant de se retrouver réunifiée au milieu de la tragédie des guerres yougoslaves. Journaliste, écrivain, historien, philosophe, François Fejtö a fait comprendre à des générations cette Europe centrale que les Européens de l’Ouest avaient tendance à méconnaître ou à négliger. Il est mort lundi 2 juin à Paris. Il était âgé de 98 ans.”
Lire la suite de l’article paru dans Le Monde du 3 juin 2008

 

Dates clés

31 août 1909
Naissance à Nagykanizsa (sud-est de la Hongrie)

1949
Rédacteur en chef adjoint de l’Agence France Presse.

1956
La Tragédie hongroise (réédition chez Horay).

1988
Requiem pour un empire défunt (Lieu commun).

2005
Dieu, l’homme et son diable (Buchet-Chastel).

Budapest 1956
La Révolution
Photographies d’Erich Lessing
Textes d’Erich Lessing, François Fejtö, György Konrád
et Nicolas Bauquet
(et une chronique sur Design et Typo ici)

2 juin 2008
Mort à Paris.

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Yves Saint Laurent | la Transgression comme éthique de La Création


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Logotype d’Yves Saint Laurent conçu par A.M. Cassandre. Évocation d’élégance, de créativité, de féminité; inclassable…C’est la grande patte d’un artiste complet, déjà «designer» dira Michel Disles.

Biographie d’Yves Saint Laurent

Yves Henri Donat Mathieu-Saint Laurent est né le 1er août 1936 à Oran en Algérie où il passe sa jeunesse.
En 1954, à l’âge de 18 ans, il s’installe à Paris où il suit des cours de dessin à la chambre syndicale de la haute couture pendant trois mois.

Maison Christian Dior

Christian Dior, le couturier qui a inventé le NewLook en raccourcissant les jupes des femmes d’environ 20-25cm (1945-1947)

Yves Saint Laurent est remarqué en 1955 par le couturier Christian Dior qui l’emploie comme assistant modéliste.En 1957, il est âgé de 21 ans à peine lorsque Christian Dior meurt. Il lui succède à la tête de la maison Dior où il connaît le succès avec la présentation de sa première collection  » Trapèze « . L’homme d’affaires Pierre Bergé entreprend de gérer sa carrière à partir de 1958 mais est mobilisé sous les drapeaux. À son retour, Marc Bohan a pris sa place auprès de son ami.

Lire la suite sur Wikipedia ici

Vintage Fashion Newreels 1960s

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Yves Saint Laurent, 1962

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Coco Chanel parle de l’élégance

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Yves Saint Laurent: ELLE magazine

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Yves Saint Laurent, tout terriblement

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L’œuvre d’Yves Saint Laurent a aussi bien sa place sur les corps au plastique parfait des femmes que dans le musée de la Mode, alors pourquoi pas sur le blog d’un graphic-designer qui pense que la création est forcément transversale et touche à tous les domaines. Je ne me suis pas privé d’évoquer le travail de Serge Lutens ou d’analyser la mise en page des magazines de Mode. Alors pourquoi devrais-je considérer qu’en la matière l’œuvre d’Yves Saint Laurent échapperait aux champs d’investigations de Design et Typo. (1) (2) (3)

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale les créateurs de mode se sont ouvert au monde du graphic design. Preuve en est aussi bien chez Christian Dior que Givenchy ou Ted Lapidus ou encore et bien évidemment Kenzo et Jean-Paul Gaultier sans oublier un des plus passionnés de graphisme Paul Smith. Il suffit de feuilleter les magazines sur le site de l’Officiel, pour s’en convaincre. Lignes parallèles ou croisés, trame à points façon Roy Lichtenstein. Le graphisme du Bauhaus, mais aussi la peinture cubiste de Picasso ou encore l’architecture de l’espagnol manière Gaudi ont pesé lourd sur les épaules frêles des manequins défilant d’un pas incertain sur les podiums des avant-premières.

Parce que la force créatrice des couturiers c’est aussi cela, nez au vent, sentir l’air des tendances et des désirs des femmes, traduire avant tout le monde une structure et des matières qui vont habiller les soirées mondaines et faire dire à tous ces corps, livrés aux ciseaux et points de couture, la sensualité et l’élégance du jour et de l’heure exacte, une Mode, qui arrête le Temps l’espace d’une saison.

Yves Saint Laurent a été l’un de ceux-là. Et sans doute l’un des plus brillants parce que sa sensibilité exacerbée, son exigence jamais satisfaite ont donné naissance à une représentation parfaite de l’Idéal de Mode qui ont inspiré par la suite tous les Tom Ford des générations futures.

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détail d’un tableau de Roy Lichtenstein


© photographie Christophe Moustier (1996)

Les pages ci-dessus et ci-dessous proviennent du site de l’Officiel de la Mode que nous avons déjà évoquées dans un billet précédent.

Les magazines de Mode ont tenté de suivre la créativité des artistes couturiers sans jamais les égaler, sauf peut-être à l’époque brillante des Harpers et de Vogue qui ont bénéficié de l’apport des Brodowitch et plus tard des Neville Brody (The Face) .

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© Photographie André Rau | Fondation Pierre Bergé

Juste un clin d’œil en montrant cette affiche du film de Robert Altman: «Prêt-à-Porter» qui brossa l’un des tableaux les plus vitriolesques du petit monde de la Mode. Un film secondaire certes mais au regard sans concession sur un système qui fait et défait le Temps de la Mode.

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Steve Shehan, Loy Alain Ehrlich et Didier Malherbe au Triton

Retour sur ce mois de mai qui fut prolixe en travail, et en soirées musicales. Le Hadouk Trio, à Romainville dans le cadre du festival Unis-Sons93 co-organisé par le Triton avec les trois compères Steve Shehan, Loy Alain Ehrlich et Didier Malherbe:

“Les routes de Didier Malherbe et Loy Ehrlich se sont croisées pour la première fois dans les années 70, lorsqu’ils officiaient respectivement dans Gong et Crium Délirium et partageaient les scènes des grands festivals hippie… Après avoir poursuivi chacun de leur côté leurs explorations planétaires, ils ont uni leurs destinées au milieu des années 90 sous une bannière créée à partir des noms de leurs instruments de prédilection : le hajouj, basse des Gnawas du Maroc, et le doudouk, hautbois arménien. Le duo est devenu trio avec l’adjonction du percussionniste américain Steve Shehan, et depuis une décennie le Hadouk Trio enchaîne les concerts et les albums : Shamanimal (1999), Now (2002), Utopies (2006) et Baldamore (2008). Entourés d’un instrumentarium aussi riche que fascinant, les trois musiciens proposent un voyage musical puisant dans les traditions les plus diverses, mais résolument moderne et personnel…”

Didier Malherbe sax soprano, flûtes, doudouk, ocarinas, clarinette alto
Loy Alain Ehrlich hajouj, kora, awicha, n’goni, claviers
Steve Shehan djembé, congas, derbouka, hadgini, sanza, balais…

Photographies au Nikon D200, priorité vitesse, ISO en fonction de la lumière. Développement RAW dans la suite Adobe CS3 avec optimisation sous Photoshop CS3. (petit astuce en RAW, se servir du curseur Lumière d’Appoint pour déboucher les zones d’ombres), et toujours remonter la luminosité pour pouvoir baisser ensuite l’exposition… la façon la plus correcte pour donner la «bonne matière» à la carnation des visages.

Écouter un extrait du trio Hadouk ici

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