Comment le professeur Paul Achouh et l’Hôpital Public m’a sauvé la vie à l’AP_HP Georges Pompidou

Il s’appelle Paul Achouh. Il m’a sauvé la vie il y a un an jour pour jour en m’opérant d’un quadruple pontage coronarien. Il opère au 3e étage de l’AP-HP Georges Pompidou | 20 rue Leblanc Paris 15e.

Éternelle reconnaissance à lui ainsi qu’à toute l’équipe qui a œuvré à préciser l’exact pathologie dont je souffrais. Artères bouchés à 90% mais Cœur totalement intact. Voire en grande forme.

Les examens d’exploration sont le parcours obligé d’une telle opération où l’on finit par vous ouvrir toute la cage thoracique pour y pratiquer des dérivations du sang qui irrigue et qui repart du cœur.

La cause ou devrais-je énoncer les causes: stress de vie, un peu trop de plaques de cholestérol et surtout un rétrécissement des artères du à la seule Nicotine dont j’ai abusé des années durant. (Vasoconstricteur).

Lorsqu’on sait le rôle majeur que joue ce Système Cardio-vasculaire pour pomper et irriguer les sept litres de sang que nous avons chacun(e) dans l’organisme dans toutes les cellules dont notre biologie a besoin pour coordonner notre existence, on se rend compte que c’est juste le moteur principal qui fait tourner notre véhicule terrestre.

Et puis pour terminer, voudrais rajouter une observation. Lorsqu’on sort d’une telle opération, ça n’est pas anodin. On vous a prélevé à droite, à gauche 4 morceaux d’artères qu’on est venu rapporter à la place des segments sténosés. L’opération dure 5 heures et on vous pratique une sternotomie pour pouvoir écarter toute la cage thoracique. Le corps met un certain temps pour oublier des gestes aussi invasifs. Heureusement qu’il y a le protocole de rééducation qui suit 3 semaines après l’intervention. C’est durant cet épisode que l’apprenti opéré trouve des réponses et se réhabitue à faire monter en régime le moteur du système. Vélo, marche, exercices de gym, d’équilibres et de muscu… et puis on vous lâche dans la nature enfin. Seul. Et vous essayez de suivre toutes les procédures et recommandations, mais parfois vous n’en pouvez plus. Alors vous attendez de retrouver la pêche.

Un an exactement. Heure pour heure. Et ce foutu COVID 19 qui vient contrarier nos besoins d’évasions et nos habitudes quotidiennes.

Bonjour l’ambiance. Mais en même temps me dit qu’au moins si jamais je devais attraper ce foutu virus mon organisme saura mieux pomper le sang pour lutter contre une surinfection. Et puis la chance d’avoir un VO2 en grande forme. Bref.

Je veux ici remercier

Dominique Jomard Durand qui m’a aidé à m’orienter vers l’Hôpital Georges Pompidou et toute l’équipe de cet hôpital qui m’a reçu depuis Mme Siriex jusqu’au Professeur Spaulding qui en plein Coronographie se penche sur moi en me disant «Allo la Lune, ici La Terre on a un problème». On ne peut pas vous poser de stent.

Une heure après je vois arriver Paul Achouh dans ma chambre. Pour me dire que j’étais en danger de mort. Qu’ils me laissaient pas repartir. Qu’il m’opérait juste après le week end.

Une aventure, un voyage au fond de soi, une envie douce de pas en revenir au moment où l’on vous dit de compter jusqu’à 10. Et puis le réveil. Douloureux. Entubé de partout et puis des équipes qui virevoltent autour de vous pour accomplir chacun des gestes qui vont vous permettre de retrouver une totale autonomie. La bouffe… dégeu mais vous êtes en vie. Et un an après plus que jamais. Me suis remis à nager, Yoga et gym, essayé le Karaté, avec qq difficultés. Mais c’est en remontant sur mon 1200 GS que j’ai enfin eu des sensations de retour à la normale.

Si je raconte tout cela par le menu, c’est pour témoigner et rassurer tous mes amis jeunes ou moins, sur le temps qu’il faut au temps pour retrouver toutes les sensations d’avant.

Mais vous ne vous départirez plus jamais d’une conscience aiguë de votre force/fragilité. Elle, déterminera le rythme à laquelle vous reviendrez à vos activités normales ou même exceptionnelles. La conscience de soi prend au fur et à mesure une dimension spirituelle prégnante. Et vous ne regardez plus les autres non plus de la même manière. La fragilité de l’espèce humaine nous envahit comme une trame de lecture quasi permanente.

D’où mes nombreux post sur les RS. sur les violences policières qui ont tant blessé des gens souvent innocents. Et même.

Bref. Bon confinement et profitez-en pour un joli retour sur soi. Les lendemains seront certainement durs et ne soyez pas trop impatients de vous y atteler.

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