Logos web 2.0 | saturation, pourquoi ?

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Dès lors que vous avez ainsi des moteurs qui génèrent automatiquement des inscriptions, titrages, bannières etc. sans même que vous ayez à lancer votre logiciel Photoshop préféré, on entre dans l’industrialisation d’un processus créatif. Pas étonnant ensuite que les prix d’intervention des freelances s’effondrent, s’ils n’ajoutent pas une once de créativité à ce mécanisme. Imaginez qu’un brillant codeur, invente un moteur pour recréer des tableaux de Vasarely… Ce qui est déjà facilité par la répétabilité des formes modulaires, carrés, ronds etc. (Il faudrait sans cela encore quelques minutes voire une matinée pour composer sur Illustrator un simili tableau du maître de l’art Op’.)

Alors qu’avec un moteur comme celui de Creatr la ménagère de -50 pourra sur la table de sa cuisine surmontée d’un petit laptop acheté à 300 euros créer son tableau et décorer son salon pour le dîner du soir. Alors une conclusion s’impose, lorsqu’un art atteint un tel degré de répétabilité, ce n’est plus un art mais tout au plus du bricolage artisanal. Les plasticiens devront faire avec pour ne pas tomber dans des œuvres trop faciles à imiter. Vive la peinture rupestre des grottes de Lascaux.

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