L’enseignement des Arts Graphiques à e-artsup | une sélection par semaine

Entre voyage musical dans le temps et dans l’espace, entre la musique des The Buggles et le décollage imminent à Gattaca, les étudiants d’e-artsup vivent un jour sans fin pour réfléchir aux concepts graphiques qui leur font toucher des doigts (sur le clavier ou pas) la question fondamentale de la forme qui fait sens.
Voici donc le deuxième épisode de ce que nous appellerons désormais la sélection de la semaine des travaux d’élèves d’e-artsup. Aujourd’hui nous avons mis les Arts Graphiques à l’honneur parce qu’après tout il me semble que c’est (un peu) la base de tout apprentissage de la direction artistique. Vous trouverez à la fin des visuels la définition qu’en donne Christian Dubuis-Santini, professeur d’Arts Graphiques à Paris.
Peter Gabor | directeur d’e-artsup


Sujet : video killed the radio star interprétée par le groupe Britannique The Buggles. Cette chanson résonne encore à nos oreilles, tant elle a marqué les ondes sonores de l’année 79 la propulsant numéro 1 des Charts en Angleterre. Les étudiants ont dû s’extraire des images convenues de l’époque pour travailler avec les signes de la radio vs. télé. Pas un sujet simple.

Sujet : bienvenue à Gattaca une affiche, une couverture de DVD ou de livret de DVD, pour illustrer le film de Andrew Niccol projeté pour la première fois en 1997. Un thème de SF qui questionne la normalité et notre adaptabilité. Inspiré des œuvres de Huxley et de Richard Fleischer (Soleil Vert), le sujet était périlleux au possible.

Sujet : un jour sans fin illustration du film de Harold Ramis sorti en 1993 racontant l’histoire de Phil Connors soumis à un incorrigible incident temporel. L’occasion pour les élèves de revoir ce petit bijou d’humour et de réfléchir sur les symboles de l’infinitude.

Qu’est-ce que l’art graphique ?

L’Art Graphique est la base des arts appliqués. Apprendre l’art graphique, c’est essentiellement apprendre deux choses : d’une part apprendre des lois issues d’une pratique multiséculaire («graphein» = écrire, l’art graphique commence avec l’invention de l’écriture…) et d’autre part apprendre comment faire avec ces lois, comment s’exprimer le plus efficacement possible par une bonne connaissance et une bonne utilisation de ces lois (qui peut aller jusqu’à leur transgression). L’art graphique, ce sont les allers-retours entre la pratique (en partie liée aux évolutions des moyens d’expression) et la compréhension de ces lois (qui régissent l’acte d’exprimer) qui permettent d’apprendre à composer avec justesse un message sur le plan visuel. L’art graphique est l’art de s’exprimer par l’intermédiaire du langage visuel (qui est un langage à part entière, possédant sa grammaire spécifique, sa syntaxe, son histoire…).

Christian Dubuis Santini | professeur d’Arts Graphiques

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Top symbols & trademarks of the world Vol.4 | by Franco Mario Ricci et Corinne Ferrari

Vous vous souvenez peut-être que j’ai déjà publié les 3 premiers Volumes de cette édition exceptionnelle de Franco Maria Ricci et Corinna Ferrari. En voici les liens pour rappel:

Vol.1 / Vol.2 / Vol3

Voici donc le 4e Vol de la collection Top symbols & trademarks of the world. J’avais publié depuis le 5 mai 2006 les trois premiers volumes de la collection édités par Franco Maria Ricci et Corinna Ferrari en 1973. Voici aujourd’hui présenté le quatrième volume de cette somme assez incroyable par le foisonnement, la richesse des ressources et la rigueur quasi encyclopédique déployée par les deux auteurs sus-nommés.

Ce n’est pas moins de 205 pages et environ 700 trademark dont il s’agit là. La fin des marques des USA (publiés dans le premier volume) et une quantité impressionnante de marques venant d’Angleterre, d’Irlande et du Benelux. Chacun des trademarks se trouve accompagné de la nomenclature de ses créateurs: le Client, son origine géographique, son secteur d’activité, le Designer et l’Agence en charge du budget ainsi que l’année de sa création. On imagine sans peine le back office nécessaire à ce travail de fourmi à une époque où Internet n’existait pas encore. Il est à parier que tout ce travail organisationnel a été effectué par courrier postal et peut-être par téléphone.

Méthode pour visualiser les pages qui suivent. Vous scrollez, allez en avant en arrière et vous cliquez pour zoomer dans les pages.

Rendons donc hommage à ces deux auteurs d’avoir commencé et terminé quelques mois plus tard la publication de près de 6000 signatures d’entreprise parfaitement recensées et légendées.

Il serait parfaitement superfétatoire de ma part de vouloir analyser chacune de ces marques, travail titanesque auquel je ne me risquerai même pas. Cependant il apparait nécessaire de dégager quelques grandes lignes de cet expression graphique.

Tout d’abord qu’est ce qu’un logotype. Contrairement aux idées reçues, ce n’est ni le symbole, ni le sigle ou acronyme, très exactement il s’agit de l’écriture intelligente c’est à dire qui fait sens de la marque. Sony, Apple, Kodak, ou Wolkswagen (etc.) se sont dotés d’un arsenal de signifiants dont un logotype.

L’ensemble Symbole + Sigle + Logotype constitue un tout rassemblé sous le terme générique de bloc-marque. Sans compter des extensions de ce système lorsqu’une marque se dote d’une marque ombrelle. Nous y reviendrons.

Lorsqu’on examine à la loupe chacun de ces trademarks on constate presque toujours un certain nombre de constantes.

Une bonne marque n’est pas bavarde. Elle résume de la façon la plus simple le métier, les valeurs, l’environnement industriel et/ou le secteur d’activité de l’entreprise ou de l’institution. Il est à parier que chacune des créations ainsi rapporté a fait l’objet d’une démarche réflexive où le client et son agence/designer ont analysé de la façon la plus claire et évocatrice le message que doit délivrer la marque. On peut aussi parler de poésie de la marque, par sa simplicité minimaliste elle rappelle cette forme d’écriture cher au Japon le haiku, qui ne s’embarrasse d’aucune circonvolution verbale.

Chacun sait qu’il faut chercher l’origine de cet art du ‘résumé’ de l’image de l’entreprise dans la symbolique des blasons, la science de l’héraldique. Mais alors que cet art remonte à l’époque antique, son propos était tout autant d’affirmer la puissance d’un seigneur à une époque où les rois tiraient leur légitimité d’un droit divin que de servir aux artisans annoblis d’enseigne pour leur métier. Sorte d’écusson païen qui se devait de rappeler au chaland l’exercice d’une profession hautement respectable.

C’est donc le XIXe siècle, et surtout le XXe qui voyaient le développement de l’industrialisation qui donnèrent à cette forme d’expression graphique ses «lettres» de notoriété. Là il s’agissait de marquer des produits distribués par milliers puis par million. Là il s’agissait de publier des ‘réclames’ puis des publicités portant l’enseigne, la marque de l’entreprise.

Il existe des modes dans cet expression. Elles tiennent autant aux outils de conception (crayon, gouache, carte à gratter) qu’aux médias qui les véhiculent. Le Print et l’architecture corporate ont développé des modes dont témoigne cet ouvrage de Franco Maria Ricci. Les trademarks s’exprimaient d’abord en noir et blanc et se devaient de ‘fonctionner’ de la sorte. Sans l’aide chatoyante de la couleur. On verra que depuis près de trente ans l’arrivée d’un univers d’écran translucide (ou trans-lucide) a formaté l’expression graphique des marques en couleur, se servant à la fois de transparences et d’effets de brillance. Ce qu’on a appelé communément les logos 2.0.

©peter gabor | directeur d’e-artsup | tous droits de reproduction réservés. Reproductions destinées exclusivement à des fins pédagogiques.

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The Eighth Annual of The Type Directors Club | l’excellence typographique récompensée

La photo ci-dessus est le portrait d’Edward Benguiat, qui a présidé au Jury du 8e awards des Type Directors Club de New York en 1985. L’Annual des awards a été édité en ’86. Nous sommes donc bien 4 à 6 ans avant l’arrivée massive du langage PostScript qui allait révolutionner le monde des Arts Graphiques et d’une manière générale introduire le monde numérique d’aujourd’hui. Les travaux que vous allez voir sont donc tous réalisés de façon «traditionnelle». Est-ce à dire à la main? Non pas tout à fait.

Il existait déjà à l’époque des procédures de fabrications numériques. Mais les machines étaient aux mains d’une industrie (photocomposition, photogravure, retouches photos, épreuvages etc.) qui comptait «à la louche» environ 250.000 à 300.000 salariés dans le monde.
Par comparaison aujourd’hui, avec la propagation des technologies du numérique, vous pouvez mutiplier ce chiffre par 10 à 40 si vous voulez avoir une idée du nombre de personnes qui ont accès à ces technologies. Et c’est sans compter les nouvelles technologies qui apparaissent sur les smartphones qui proposent des applications à 0,79€.

Les travaux que vous allez voir ci-dessous ont été primés. Ils représentent ce qui se faisait de plus élégant, de plus efficace et de plus créatif aux yeux d’un jury très exigeant. Des tours de force de la création si l’on songe que les artistes devaient préparer des maquettes qui étaient exécutés ensuite par une «chaîne graphique» de professionnels qui travaillaient en ignorant ce qui était fait en amont et en aval.

J’ai rencontré Edward Benguiat à plusieurs reprises à Paris, Hambourg, Berlin et New York où il m’a invité dans un des restaus les plus agréables du quartier des publicitaires autour de la 42e rue. Pour mémoire je citerai l’une des ses créations les plus connues, la collection de caractère dit «Souvenir ITC» qui servit à Roger Excoffon pour la composition des feuilles de déclaration d’impôts de 73 (alors que Giscard d’Estaing était ministre des finances).

peter gabor | directeur d’e-artsup

Les images ci-dessous sont cliquables pour être zoomés. Toute reproduction est interdite, elles sont réservées à l’usage pédagogique exclusive.

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Graphis Typography 1 | The International Compilation of The Best Typographic Design

Publication N°214 (ISBN 3-85709-436.2) by ©Graphis Press Corp. Jacquette et Book Design par Pedersen Design en 1993, livre publié en 1994.
Tous droits de reproduction réservés, utilisation strictement pédagogique pour les étudiants d’école d’arts graphiques et numériques.

Cet ouvrage a été placé sous d’excellentes hospices puisque des designers comme Roger Black, Fritz Gottschalk, Kit Hinrichs, Takenobou Igarashi, Olaf Leu, Dennis Ortiz-Lopez, Paul Rand, Paula Scher, Thomas Sokolowski, Erik Spiekermann, Bradbury Thompson, Michel Vanderbyl, Massimo Vignelli, Fred Woodward et Tamotsu Yagi se sont penchés sur les contenus pour en donner des critiques et des commentaires.

Nous sommes à l’aube de la naissance du monde numérique grand public. Depuis peu (1993) Adobe Photoshop propose des calques qui n’existaient pas encore l’année précédente, Illustrator permet depuis la version 3.0 de vectoriser des textes. Le monde numérique est en marche [forcée].

Ce Graphis Annual, entièrement consacré à la Typographie, tente de faire la somme de ce qui s’est créé de plus illustre et de plus exigeant dans ce vaste champ d’expériences visuelles qu’est le Type Design. D’ailleurs ne nous y trompons pas: Graphic Designers et Typographers ont toujours fait bon ménage… au moins du côté des pays anglo-saxons et de Madison Avenue. Faut-il vraiment s’étonner qu’il n’y ait jamais eu de Type Director en France*, alors que le Type Director Club de New York publie chaque année les plus belles réalisations dans son célèbre Annual of Type Directors. Nous n’ouvrirons pas aujourd’hui cette vieille polémique franco-française.

* à part Madame Allison Gillard, d’origine anglaise qui fut longtemps la seule Type Director parisienne qui officiait chez J.Walter Thomson à Paris.

Voilà donc une série de pages des plus intéressantes qui vous permettent de retracer une histoire de la typographie tout autant que du graphisme. Bien sûr vous pourrez regarder chacune de ces doubles pages en cliquant pour zoomer.

Bonne lecture et surtout Vive la création typoGraphique.

Je dédie particulièrement ce post à mes étudiants d’e-artsup qui j’espère découvriront avec plaisir toute cette créativité foisonnante. Peter Gabor | directeur d’e-artsup

couverture “designed” par Tadanori Itakura.

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Les talents d’une école de la création numérique | nous sommes allés les chercher à e-artsup Lyon

Chers amis, je vous emmène faire un tour cette semaine à Lyon, pour y découvrir quelques futurs talents de nos étudiants.

Les intervenants de chaque ville où nous avons ouvert nos antennes d’e-artsup reçoivent un programme similaire qu’ils déroulent chacun à leur manière, chacun avec son expérience professionnelle. Nous retrouvons les grands thèmes: Modèle Vivant, l’un des fondamentaux de nos premières années, l’illustration pour les entraîner vers l’univers du Game Art et du Game Design, l’Art Graphique, la Typographie, l’Histoire de l’Art, la photographie, les théories de la Couleur etc. Nos premières années sont résolument tournées vers l’expérimentation et l’appropriation de compétences nécessaires pour asseoir une culture professionnelle que chacun d’entre vous semble aujourd’hui considérer comme incontournable. La Création et la Culture.
Bien sûr nous avons mis en place des options découvertes dès les premières années, 3D, Photographie, Vidéo, Game Design, et c’est tant mieux pour amener nos étudiants à exercer leur curiosité et leur passion artistique. Ce premier cycle correspond nous espérons aux attentes des professionnels pour leur permettre d’intégrer nos jeunes artistes dans leur équipe de création et de production.

À la semaine prochaine pour une nouvelle sélection de la semaine | peter gabor / directeur.

Valentin Pinset / Antonin Jury / Aurelie Mengual / Graphisme_et_Couleur / Body painting

Extrait d’une animation / William_Bal_Youcef_Krib_Geoffroy_Sierocki / Lyon

Nykolas / Affiche Typo / Lyon

William Bal / Affiche Futura / Lyon

Anouk Beton / Modèle Vivant / Lyon

Florent Chau & Florent Chau / Modèle Vivant / Lyon

Florent Chau / Chara Design / Lyon

Dubesset Marine / Affiche Eurostile / Lyon

Joly Luca / Modélisation 3DsMax / Lyon

Joly Luca / Graphisme et Couleur / Lyon

Malik Benaouda / Croquis d’extérieur / Lyon

Malik Benaouda / Croquis d’extérieur / Lyon

Extrait d’une animation / William_Bal_Youcef_Krib_Geoffroy_Sierocki / Lyon

Extrait d’une animation / William_Bal_Youcef_Krib_Geoffroy_Sierocki / Lyon

Extrait d’une animation / William_Bal_Youcef_Krib_Geoffroy_Sierocki / Lyon

Extrait d’une animation / William_Bal_Youcef_Krib_Geoffroy_Sierocki / Lyon

Extrait d’une animation / William_Bal_Youcef_Krib_Geoffroy_Sierocki / Lyon

Extrait d’une animation / William_Bal_Youcef_Krib_Geoffroy_Sierocki / Lyon

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My name is Milton, Milton Glaser | l’un des plus grands «graphistes-illustrateurs» «pop-art» du XXe siècle

C’est en 1973 que les Éditions du Chêne publient ce magnifique recueil des posters et illustrations du Graphiste-Illustrateur Milton Glaser. L’ouvrage reçoit un préface du non moins talentueux Jean-Michel Folon (connu pour sa célèbre animation-générique d’Antenne 2) et pour lors nous n’avons pu trouver un numéro ISBN, puis-qu’à l’époque la norme internationale des libraires ne devait pas encore fonctionner. Jai cherché si l’éditeur avait re-sorti cette publication, nenni… autant en faire profiter tous les étudiants qui sintéressent de près ou de loin au design graphique du XXe siècle.

Milton Glaser fit ses études dans la même école que Herb Lubalin, la Cooper Union et il donna lui-même des cours durant une quinzaine d’années à la célèbre School of Visual Arts. Il créa le Push-Pin Studio avec Seymour Chwast et produisit une œuvre des plus prolixe. Glaser fut appelé par Paris-Match et l’Express à différents reprises pour tenter de redonner une jeunesse à leur mise-en page.

Milton Glaser (je cite Jean-Michel Folon) est aussi un des fondateurs du New York Magazine dont il fut le directeur artistique et l’illustrateur de nombreux livres ; il a obtenu en 1972 la médaille d’or de l’American Institute of Graphic Arts et a présidé en ’73 le congrès d’«Aspen Design».

Je vous livre tel quel les photographies* de ce très beau livre en mémoire de cet artiste de renommée mondial et j’espère que cela redonnera à certains d’entre-vous de vous lancer dans le graphisme et l’illustration.

Peter Gabor | directeur d’e-artsup

* Les photographies ©design et typo sont interdites à la reproduction. Elles sont destinées exclusivement à un usage pédagogique. N’hésitez pas à cliquer sur les pages pour les «zoomer»

Vidéo de ©Hillman Curtis pour l’AIGA

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Masses et Muses | Photographies de Gaëlle Poisblaud | étudiante de 4e année à e-artsup

interview réalisé par peter gabor rewrité par Guillaume Bardèche :

Entre le 10 et le 13 mars, les murs de l’école ont été recouverts par les photographies de l’exposition réalisée par les étudiants de 4e année d’e-artsup à la suite d’un workshop d’une semaine sur « la photo et la narration » dirigé par Diana Lui , photographe et artiste.

Parmi les travaux exposés figure celui de Gaëlle Poisblaud, étudiante de la filière « concept » de l’école. Gaëlle a réalisé un reportage intitulé « Muses et massues », sur le thème du jonglage contemporain. Ses photographies en noir et blanc, qui, à la manière de Rodtchenko, sont marquées par les contrastes de lumière et la rigueur géométrique de la composition, font également éprouver au spectateur les sensations de l’espace et du mouvement.

Interview avec Gaëlle, qui nous explique le secret de cette belle réussite

Pourquoi « Muses et Massues » ?

J’ai redécouvert le jonglage il y a quelques années, et j’assiste depuis régulièrement à des spectacles. Dans le jonglage contemporain, la relation que peuvent entretenir les jongleurs avec leurs massues m’a particulièrement marquée. C’est une relation très intime, les jongleurs vivent littéralement avec leurs massues : pendant la semaine, ils s’entraînent, le soir, ils vont voir des spectacles de jonglage, et le week-end, ils vont aux rencontres de jongleurs qui se retrouvent pour des compétitions. On pourrait aller plus loin en disant que la massue est un peu comme un prolongement du corps du jongleur, dont elle représente quasiment un membre supplémentaire. C’est pourquoi l’idée m’est venue de choisir comme thème de mon reportage artistique l’histoire de cette relation particulière entretenue entre un jongleur et sa massue. J’ai choisi de photographier deux jongleurs, dont l’un est complètement autodidacte et l’autre vient d’une école de cirque.

Quelle différence entre le jonglage traditionnel et le jonglage contemporain ?

La principale différence est que, dans le jonglage contemporain, on accepte la chute. La chute est même un des éléments forts, et est source d’émotion dans le travail du jongleur. Le jonglage contemporain est transverse et intègre des éléments empruntés à d’autres arts : à la musique, au théâtre. Dans certains cas, le jonglage devient même un spectacle non plus à voir mais à écouter, la massue émettant un son particulier quand on la fait tomber. Le jonglage est tout comme la danse une manière d’apprivoiser l’espace. Il m’est arrivé de me mettre sous le jongleur pour pouvoir photographier les massues en train de retomber, et d’être alors envahie par une sensation de vertige qui doit être partagée par le jongleur au moment de leur chute, mais qu’il faut savoir dépasser. Certains jongleurs présentent leur jonglage comme du jonglage graphique. Derrière le jonglage, il y a tout une philosophie de vie, exprimée à travers les figures récurrentes de la chute et du rebond.

Que t’a apporté l’enseignement suivi à e-artsup dans ton travail ?

Principalement un regard sensible sur les images. L’image parle à la sensibilité et permet de décrire un moment dans son intensité. J’aime particulièrement l’une des photographies que j’ai prises sur laquelle l’on voit le jongleur le front posé contre sa massue, un peu comme s’il entretenait une relation intellectuelle avec elle. En effet, je trouve que cette photo exprime bien l’intensité du rapport existant entre l’artiste et son instrument. Une autre photographie, dans laquelle la massue se situe dans le prolongement du bras de l’artiste qui la tend, exprime bien le caractère fusionnel de cette relation.

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Claude Mediavilla à e-artsup | 12.05.2011 | une histoire de la Calligraphie

Une histoire de la Calligraphie, une conférence de Claude Mediavilla, l’un des plus talentueux calligraphes français.

Jeudi 12 mai à 16 heures | e-artsup | amphi 4
24 rue Pasteur, 94270 Le Kremlin-Bicêtre
tél: 01.44.08.00.62
contact@e-artsup.net
entrée libre dans la mesure des places disponibles.

Pour découvrir l’œuvre de Claude Mediavilla: c’est ici
et un billet que je lui ai consacré ici.

Et un petit rappel d’une vidéo que j’ai tourné avec mon iPhone.

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De la Machine à écrire à l’iPad | le Design de la Presse en ligne | Introduction

De la Machine à écrire à l’iPad | le Design de la Presse en ligne from petergabor on Vimeo.

Après le succès de la première édition, e-artsup (l’école supérieure de la création numérique, membre du Groupe IONIS) organise sa deuxième conférence sur le design de la presse en ligne. Cette année, l’événement qui a lieu en partenariat avec Libération.fr, étapes: et Adobe a pour thématique « De la machine à écrire à l’iPad… Le design de la presse en ligne.» La conférence se déroulera le mardi 14 décembre 2010 de 15h à 18h30, au cinéma Mac-Mahon dans le 17e arrondissement de Paris. Le design de la presse connait, aujourd’hui, des mutations. La multiplicité des interfaces, ordinateur, laptop, smartphone, tablette de lecture rendent le contenu nomade. Le flux d’informations continu, textuel et imagé, les publicités et les différents formats (qui ne sont pas toujours normés) posent de nombreux problèmes aux designers et maquettistes. Pour rester performant et être en phase avec les nouvelles technologies numériques, le design d’objet et les services « intelligents », le designer doit acquérir de nouvelles compétences. Au fil du temps, il est devenu le point de convergence entre les journalistes, les créateurs de contenus et les développeurs. Face à ces évolutions, de nombreux défis se présentent auxquels les rédactions doivent faire face. ©peter gabor for e-artsup

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Films d’animation sur Facebook | un cours d’Anim’ par Pierre Estable, professeur à e-artsup

C’était un jour comme les autres, un soir je crois, du mois de novembre 2010. Tiens juste dix ans après la naissance d’e-artsup, que notre professeur d’animation et de dessin d’animation, Pierre Estable a créé un groupe sur Facebook où se retrouvent tous les passionnés d’animations et de jeux vidéos pour échanger et partager leur passion de ces films pas comme les autres. Dans un monde de brutes, l’animation reste comme une allégorie de notre société pleine de contradictions et de soubresauts les plus sauvages. Métaphores, caricatures, divertissements ces films servent à notre cortex des centaines de codes d’un langage universel, celui de notre enfance. Même lorsqu’il s’agit de politique ou de social, ces films nous ramènent au langage de notre adolescence, là où nos passions sont nées, là où nos désirs se sont mués en ambition. Voilà pour vous servir pêle-mêle une série de petits films qui viennent d’être publiés sur cette page Facebook, preuve s’il en était que l’invention de Marc Zuckerberg, va bien au delà d’un simple site de réseautage ou de drague à peine déguisée. Un grand merci à Pierre qui a pris là une des plus belles initiatives pédagogiques depuis la création de l’école.

La légende de Ben & Jerry’s from Xuoan on Vimeo.

Un film de Rémi Riffard, Galinette Studios.

La Linea – 001

envoyé par MisterNatural. – Cliquez pour voir plus de vidéos marrantes.

e-artsup Animation sur Facebook

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