Typographie Élyséenne | la sémantique en déroute

Fi de la polémique sur les SMS qui ont existé ou pas. Ça n’est jamais que l’histoire d’Edgar Allan Poe qui se réédite, merveilleusement analysé par Jacques Lacan et que je résumerai ainsi lorsqu’on accorde un quelconque crédit à un signifiant, on lui donne une sur-existence qu’il n’aurait pas eu dans le cas contraire. On joue avec l’inconscient ravageur du collectif qui finit par déborder l’objet même de la lettre-SMS qui a peut-être, ou peut-être pas existé. L’important du coup, n’est plus sa réalité, mais le discours qui s’articule autour.

Le Typographe sait tout cela car il passe ses journées à manier les signes, pour les hiérarchiser et ordonner, les imbriquer de sorte à créer du sens, n’en sachant que trop l’importance pour le message qu’on veut délivrer, puisqu’on peut aussi bien le rendre illisible que magnifiquement explicite. C’est en tous cas ce que je m’évertue sur ce blog à essayer de traduire et rendre compte au fil des mois qui passent —eh oui cela fait deux ans et demi—. En tous cas je préfère la légèreté élégante de cette interprétation d’une chanson de Brassens au ‘poulet’ concocté dans les salons lambrissés du Palais de l’Élysée auquel nous avons eu le droit dans les colonnes du Monde:

Halte à la calomnie !
©LE MONDE | 19.03.08

«Fernande» chanson «interdite» de Brassens, interprêté par Carla Bruni.

 

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Une réponse à Typographie Élyséenne | la sémantique en déroute

  1. fabien dit :

    J’aimerais bien que Peter Gabor nous présente un décorticage approfondi du site internet de la présidence, en ce qui concerne le medium et non le contenu du message, bien entendu…