Design corporel | Le Monde comme Volonté et comme Représentation

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J’ai pris le titre d’un essai philosophique d’Arthur Schopenhauer pour légender cette vidéo. À l’heure où toutes les grandes chaînes à audience large consacrent de longues heures d’émission à vanter les bienfaits de la chirurgie plastique, et qu’o bonheur suprême celle-ci est prolongée par la chirurgie des pixels grâce aux outils comme Photoshop, on peut bien entendu s’interroger sur les conséquences à long terme sur notre civilisation d’une telle production d’OPGM: Organisme Plastiquement et Graphiquement Modifiée.

En bien, en mal, en profondeur ou en superficie, notre civilisation veut faire coller la réalité de la chair (voir l’œuvre d’Orlan) à l’utopie de l’imaginaire (et vous l’aurez compris mon propos comme vos commentaires ne gagneront rien à juger cette tendance, bien plus en tout cas, à tenter de l’expliquer). À vos claviers donc pour prolonger ce début de questionnement…

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Une réponse à Design corporel | Le Monde comme Volonté et comme Représentation

  1. Bricabrac dit :

    Des idées en vrac et sans suite. Le nombre d’or aujourd’hui est la clé de licence d’un logiciel. La lutte des classes se déplace aussi, l’imperfection (pour des commodités langagières, je prends les mots comme ils viennent) étant le lot du prolétaire tandis que les classes patriciennes répondent aux critères esthétiques de l’époque. Ca me rappelle les livres que je lisais enfant, sur un monde futur, Huxley, l’uniformité, mais doubleplusmieux pour les puissants. L’imperfection physique comme tare morale, comme maladie. Avant, tu avais la peste, aujourd’hui, tu es obèse.

    Là encore, on nous impose un modèle. Sans doute peux tu relier la typo à tout ça. Dans la jeunesse de ma mère, et de la tienne, ou de nos grands mères, une petite bouche chez la femme était d’un érotisme absolu (=con étroit ou genre). Aujourd’hui, c’est le mérou ou rien. J’imagine qu’il y a une mode dans les polices, non ?

    C’est une forme de fascisme sans doute aussi. Dans les défilés en ce moment, les talons mesurent douze centimètres.

    BàB