Je gif, tu gif, il et Giselle Beiguelman gif

En direct de Sao Polo (Bresil)

Il y a gif et gif, les miens, plutôt trads, plutôt narratif, une manière de vous donner envie d’aller jeter un coup d’œil ailleurs si ça vous chante, et puis Giselle Beiguelman qui travaille les gifs comme d’autres des tapisseries numériques, expérimentales. Là il s’agit d’économie d’écriture de code pour permettre à chacun de déboucher sur des surfaces, des rythmes et des recherches spatiales et plastiques que d’autres bien plus matheux pourront par le suite développer de la manière la plus scienteuse possible. Il y a dans cette démarche quelque chose d’efficace et d’universel. Qui montre une manière de détourner les techniques voir de les contourner pour leur faire «cracher» le meilleur du graphisme qu’elles peuvent véhiculer.

Giselle Beiguelman is a new media artist and multimedia essayist who teaches Digital Culture at the Graduation Program in Communication and Semiotics of PUC-SP (São Paulo, Brazil). Her work includes the award-winnings « The Book after the Book » « egoscópio » and Landscape0 (with Marcus Bastos and Rafael Marchetti). She has been developing art projects for mobile phones (« Wop Art », 2001), praised by many media sites and the international press, including The Guardian (UK) and Neural (Italy), and art involving public-access, by the web, SMS and MMS to electronic billboards like « Leste o Leste? » and « egoscópio » (2002), released by The New York Times, « Poétrica » (2003) and « esc for escape » (2004). Beiguelman’s work appears in important anthologies and guides devoted to digital arts including Yale University Library Research Guide for Mass Media and has been presented in international venues such as Net_Condition (ZKM, Germany), el final del eclipse (Fundación Telefonica, Madrid), Desk Topping – Computer Disasters (Smart Project Space, Amsterdan) Arte/Cidade (São Paulo), The 25th São Paulo Biennial and Algorithmic Revolution (ZKM).

Giselle Beiguelman (São Paulo, 1962) é autora dos premiados O Livro depois do Livro, egoscópio e Paisagem0 (com Marcus Bastos e Rafael Marchetti). Desenvolve projetos envolvendo dispositivos de comunicação móvel desde 2001, quando criou Wop Art , elogiado pela imprensa nacional e internacional, incluindo The Guardian (Inglaterra) e Neural (Itália), e arte que envolve o acesso público a painéis eletrônicos via Internet, SMS e MMS, como Leste o Leste?, egoscópio (2002) , resenhado pelo New York Times, Poétrica (2003) e esc for escape (2004). Seu trabalho aparece em antologias importantes e obras de referência devotadas às artes digitais on line como o Yale University Library Research Guide for Mass Media e Information Arts: Intersections of Art, Science, and Technology (S. Wilson, MIT Press, 2001). Seus projetos foram apresentados em exposições como 25a Bienal de São Paulo, Arte/Cidade, Net_Condition (ZKM, Germany), el final del eclipse (Fundación Telefonica, Madrid) e Algorithmic Revolution (ZKM). É professora da pós-graduação em Comunicação e Semiótica da PUC-SP, editora da seção novo mundo da revista eletrônica Trópico, colaboradora da Leonardo, Iowa Web Review e Cybertext. Entre suas publicações recentes destacam-se: Link-se (Peirópolis, 2005) e a co-autoria de New Media Poetics (MIT Press, 2006). Coordena, com Marcus Bastos, o Grupo de Pesquisas « net art: perspectivas criativas e críticas », no CNPq, cujo portal, hospedado na Fapesp, é co-dirigido por Vera Bighetti.

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Une réponse à Je gif, tu gif, il et Giselle Beiguelman gif

  1. alicroche dit :

    Oui. Bon. C’est très joli les GIF animés d’accord.
    Et dans le cas de Mme Beiguelman ça peut même toucher à l’art mais, à mon sens, cela devient gravement préjudiciable à la lecture lorsque c’est mal ou trop souvent utilisé…

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    ¶ j’essaye justement de limiter son usage à des sujets qui nécessitent un peu de motion

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    Pour cet article par exemple, dans une fenêtre de 1100 par 880 pixels, j’ai toujours pour m’agacer les yeux et me distraire le regard au moins deux animations en boucle; difficile de se concentrer sur l’article au milieu de ce clignotement incessant. Et tout ça pourquoi ? Pour montrer plusieurs exemples du travail de l’un ou de l’autre; pourquoi ne pas plutôt multiplier les vignettes ? Ou si la place manque choisir la plus emblématique et la laisser s’installer tranquilement dans l’image de la page.

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    Là le GIF animé m’empêche de vraiment apprécier l’illustration et rend tout l’équilibre de la page changeant et précaire. Et puis, après la première répétition, plus aucune nouvelle information n’est véhiculée par l’animation, ne reste plus que la nuisance visuelle.

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    ¶ je comprends mais ça peut-être le but recherché, laissez-vous le bénéfice du doute :-)

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    Heureusement mon navigateur me permet de bloquer ces ennuyeuses boucles que de surcroît j’ai déjà vues de nombreuses fois en lisant vos excellents articles, mais quand je pense à ceux qui ne disposent pour vous lire que d’Internet Explorer… Je frémis.
    Bref, pour ma part, je préfère limiter le nombre de boucles quand j’utilise des GIF animés ou mieux encore déclencher l’animation au survol.

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    ¶ c’est la liberté de l’internaute, je la respecte. De même pour les pop-up. Perso je les ai supprimé justement parce que nombre de lecteurs en avaient bloqué l’affichage.
    Je rapproche souvent pour mes étudiants cette attrait compulsif pour le mouvement à tout prix sur le web à la tendance que peuvent avoir certains vidéastes amateurs à utiliser le zoom de leur instrument à tort et à travers là où la sobriété d’un plan fixe servirait bien mieux leur sujet.

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    Bon, je m’arrête là et j’espère ne pas avoir été trop désagréable mais vraiment les GIF animés ça me…

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    ¶ vous n’avez pas été du tout désagréable, j’essaye toujours d’améliorer et de tenir compte des remarques pertinentes. J’essayerai de fixer les occurences de répétition, mais il y a un prb. Lorsque la page met longtemps à s’afficher, et que l’anim. se trouve en bas de page, le lecteur y arrive, et l’anim a déjà effectué ses 3-10 boucles. L’idéal effectivement serait qu’il se déclenche par survol. Je crois que c’est impossible avec Photoshop CS3 et même avec Fireworks, à moins de construire un mini page html. WordPress ne l’accepterait pas (sur le Monde). la solution alors revient à faire ces anims sous Flash ou en vidéocast. Beaucoup plus lourd. Merci encore de vos remarques. pg

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