La terre se meurt, un film-alerte de Jean Druon

Comme vous l’avez remarqué ce blog fait peu de place à l’actualité et aux débats politiques, il n’empêche que parfois il faut savoir *propulser* des infos qui nous semblent importants sinon essentiels. Découvre donc tardivement cet extrait d’un film de Jean Druon sur Dailymotion, les conséquences de l’agriculture chimique expliqué par un agronome… Le film Alerte à Babylone a été produit en 2005 mais il suit un autre: un siècle de progrès sans merci
|

|
Le discours d’un agronome à la voix douce et cynique, me semble là bien plus pregnant que n’importe quel *coup de gueule* d’un charismatique José Bové. Il nous parle d’une terre qui se meurt depuis que l’agriculture chimique a suplanté l’agriculture traditionnelle après les années 70. Il nous parle de notre société de plus en plus malade et rétorque aux détracteurs, une lapallissade, les gens qui ont aujourd’hui quatre-vingt dix ans ont été nourris dans la première moitié de leur vie par une agriculture naturelle. *On ne sait donc absolument rien des conséquences des progrès techno-agricoles sur la santé publique*. Ce film, ou cet extrait plutôt est d’autant plus intéressant que les valeurs du développement durable et de la biodiversité viennent aujourd’hui se bousculer aux portes de tous les partis politiques sans exception. Mais auront-ils le courage de regarder les réalités en face. En attendant l’industrie Bio se gave de la peur viscérale des gens, sans aucun discernement et dans le non respect de tout esprit démocratique. Essayez de faire vos courses dans un magasin ou marché Bio et vous y laisserez deux fois plus de votre poche que ce que vous coûte un caddy chez Leclerc. Il me semble qu’il y a là une récupération *marchande* tout aussi grave d’une pathologie sociale que le mal lui-même. Qu’en pensez-vous?

Ce contenu a été publié dans Opinions et Im-pertinences, Videos. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à La terre se meurt, un film-alerte de Jean Druon

  1. nik dit :

    À l’heure à laquelle on apprend (Le « Canard » 4524) que les P’tit LU partent faute de ne plus pouvoir profiter des stock communautaires de beurre d’intervention, beurre « PAC » productiviste, subventionné à nos frais à la production — agrochimique intensive et dévastatrice — subventionné au stockage sous forme congelé, stock qui durant 43 années a atteint jusqu’à 1,28 millions de tonnes et enfin, subventionné à son « élimination » sous diverses formes comme le graissage des roues des wagons à l’étranger comme le faisait déjà remarquer avec éloquence le Docteur Jean Valnet dans sa mémorable fiche sur l’ortie dans son fameux ouvrage « Phytothérapie » bien des années avant le remue-ménage sur le purin de ladite plante.
    On pourrait continuer à examiner la liste des ingrédients du biscuit et avoir l’honnêté de constater que quelque soit le prix du bio au niveau du porte-monnaie (pas forcément plus cher), son coût est comparativement dérisoire pour le consommateur, le contribuable, sa santé et pour la planète, mais pour s’en tenir au beurre, j’aime à dire que j’ai toujours préféré les vaches en liberté, celles qui broutent de l’herbe et qui ne coûtent rien, si ce ne sont les charges diverses sur leur sol et qui les poussent à devoir cracher leur lait, vous savez ces vaches qui par nature « sont automotrices, récoltent à l’avant et fertilisent à l’arrière » et se nourrissent de l’herbe qui pousse sans rien demander à quiconque. Et quand bien même il faudrait leur faire du foin, cela nécessite pas de gros engins à la différence des vaches de l’agriculture productiviste pour lesquelles il faut construire des stabulations et des bâtiments pour les monstrueuses machines qui vont remettre en culture chaque année leur alimentation en labourant, semant des plantes de plus en plus douteuses, épandant des engrais chimiques (AZF…), et à maintes reprises des pesticides, fongicides, insecticides, désherbants, et produits phytosanitaires en tout genres (vous connaissez maintenant les « raccourcisseurs de tiges ») — je rappelle au passage que « qui sème du poison récolte la mort » — et enfin récolter, transporter, stocker et distribuer une chose qui va rendre la vache malade et le paysan incrédule chaque fois que les foies cirrhosés des animaux seront saisis à l’abattoir.
    Je vous laisse refaire le calcul du nombre de passages de machines dans les champs pour en arriver là et si vous y arrivez, dites-moi à qui peut-bien profiter tout cela ?
    On comprendra pourquoi pour la FAO « Dans le monde entier, les marchés des produits bio ne sont pas destinés à une élite économique, mais à une élite informée » (Pascale Solana – Consom’action N°35).