I Phone ou Adobe suite CS3

Le choix peut se révéler crucial pour ceux qui n’ont pas les moyens de faire les deux mises-à-jour simultanément, alors voyons l’avantage pour l’un vs l’autre.

Bien qu’étant un inconditionnel d’Apple depuis 1984 date de mon premier Macintosh Plus, et que j’attends depuis 1997 LE Mobile d’Apple, dont nous rêvons tous pour une bonne raison, la synchronisation parfaite d’un mobile avec nos Macintosh Intel, je me pose aujourd’hui la question des priorités.

Pour nous les graphistes indépendants ce n’est pas toujours simple de faire des choix d’investissements. Un jour un ami me disait: «dans un monde moderne et high tech, chaque fois que tu achètes un matériel, le jour même, sorti du magasin, il devient obsolète, aussi je ne peux te faire qu’une recommandation: «N’ACHÈTES QUE SI TU AS BESOIN DE TON MATOS» — merci Christian–, depuis je suis ce conseil avec sagesse et sérénité. Or cette année ce n’est pas une révolution qui nous est proposé, mais deux. Car qui peut encore aujourd’hui douter de la révolution logicielle où s’inscrit la suite CS3 d’Adobe. Ce n’est pas une mince affaire. Allez sur Wisibility.com et découvrez les nombreuses possibilités des Photoshop, Illustrator, InDesign, Flash, Dreamweaver etc. Et vous pouvez aussi cliquer sur le bandeau Urbanbike dans la blogroll de droite de D&T qui vous renverra vers d’autres cieux d’informations techniques très utiles. Je ne ferai pas l’exégèse ici des détails mécaniques du nouveau moteur d’Adobe, juste de dire qu’il s’agit d’une révolution de la maturité, celle d’une intégration totale entre toutes les applications, leur transversalité transparente et cohérente. Un travail titanesque qui a mobilisé toutes les équipes de développement d’Adobe pendant plusieurs années afin de reformater cette cohérence, de la rendre évidente et conviviale. Alors de l’utilité de l’I-Phone vs Adobe suite CS3, le choix me semble radicalement simple voire simplissime. D’abord l’outil de production. Ensuite seulement le confort superflu.

Voici un an j’avais acheté le mobile Erickson 750i que je me suis empressé de me faire voler deux mois après dans un café branché de la Bastille. Branché ben oui, on le serait à moins. Du coup j’ai repris mon vieux Nokia 6210 zzqui sait même pas photographier… autant dire qu’il ne peut non plus me faire le café du matin. Mais il téléphone le «bougre». Et de plus il est solide. Pour le motard que je suis, très très important (MdR). J’allais qd même pas me précipiter pour en acheter un autre, et un autre, encore plus plus… Vous avez déjà pris un N95 entre vos mains…? une quinquaillerie ultra sensible et fragile qui entre nous ne remplacera jamais mon D200…

Des photos de *phone mobile* vs *appareils photo*… Voilà un sujet aussi très intéressant. De deux choses, ou bien votre photo est vraiment bonne: bon sujet, bon cadrage, bonne exposition, et votre mobile ne vous donnera qu’un erzatz de fichier qui ne remplacera même pas ceux de votre compact 6-10-Mega pic-sous équipé d’un bon objectif… Question non, de nombre de pixels, comme les vendeurs vous l’expliquent en long et large, mais du moteur logiciel derrière chaque capteur, moteur qui interprète chaque pixel saisi pour en calculer le rendu colorimétrique, la luminescence, les aberrations optiques et d’exposition… Ces moteurs sont plus ou moins sophistiqués selon les fabricants, mais les constructeurs de mobiles n’ont pas fait le choix économique pour l’instant d’en embarquer de très professionnels. Ce faisant mon 750-i, j’avais déjà arrêté de l’utiliser comme appareil photo bien avant sa subtilisation sauvage et «moderne». Pour toutes ces questions photo très sophistiquées je vous conseille de vous abonner au fil RSS de mon confrère bien sympathique et hypra compétant, Gilbert Volker, que vous trouverez ici.


En conclusion: mise à part son extraordinaire ergonomie, son design minority-report, et bien entendu l’envie de posséder un tel bijou high tech, si je devais *choire* aujourd’hui entre deux investissements, l’I-Phone et la suite CS3, ce dernier me semble bien plus productif à bien des égards que les petites touches lumineuses du téléphone de Steve. Et puis ce téléphone n’en n’est qu’à ses débuts… les releases, améliorations débogages profiteront toujours aux derniers acquéreurs. «N’achetez que si vous avez absolument besoin d’un objet» restera ma devise pour le moment, et cela m’a pas trop mal réussi. Et vous, qu’en pensez-vous?

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Une réponse à I Phone ou Adobe suite CS3

  1. Jérémie dit :

    Le iPhone reste surement une satisfaction personnelle, nourrie par tout le buzz qu’on en fait depuis des mois.

    Pour moi c’est un beau produit avec de belles avancées technologiques, mais ayant déja un téléphone qui fonctionne très bien, un iPod qui est parfait pour la musique, et n’étant pas accro au web via mobile, je pense qu’il s’agit plus d’un gadget branché.

    A l’inverse la suite CS3 possède quelques avancées intéressantes (notamment l’outil live paint d’Illustrator CS3, et les possibilitées nouvelles de Flash), mais surtout elle est optimisée pour Mac Intel, et pour avoir testée la version CS2 et la version CS3, je peux assurer que la CS3 est beaucoup plus rapide.

    Bref un gain de productivité et un réél besoin technique, ce sera donc pour moi sans hésiter la suite CS3, le iPhone attendra une future baisse du prix !

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