Campagne pour la sécurité au travail, par les graphistes de Buenos Aires

C’est à l’autre bout de la planète, dans la patrie de Carlos Gardel que l’association UDGBA de graphic designers argentins s’investit en participant à une campagne d’intérêt collectif. Il s’agit comme chacun l’a compris ici d’une campagne pour promouvoir les standards de sécurité dans le monde du Travail. Voici ce qu’ils écrivent en langue madrilaine:

La udgba es una agrupación de diseñadores gráficos, pertenecientes al área de la Ciudad Autónoma de Buenos Aires y Gran Buenos Aires, unidos tras el objetivo común de difundir, jerarquizar y promover nuestra profesión, mediante la conformación de un espacio abierto y horizontal que estimule la participación y la acción colectiva. Este proyecto se dirige fundamentalmente hacia la creación de una asociación profesional reconocida.

On peut dire ce qu’on veut, mais le language graphique est décidément universel. Ces affiches pourraient aussi bien figurer au programme du Festival de Chaumont aux cotés des affiches de M.Bouvet ou des Grapus. Il s’agit de sémantique, de schématisation des idées à l’extrême pour provoquer la collusion «émotion-réaction». Le graphiste n’est pas un réducteur d’idées, au contraire. Simplification ne veut pas dire apauvrissement, mais efficacité. On cherche un résultat. C’est tout. Les idées doivent être simplissimes, les images doivent vouloir dire 1000 mots pour que le public comprenne la nécessité de réagir et d’agir. Au fond la propagande communiste des pays de l’est a largement exploré les arcanes de ce type de communication gouvernementale. Ils nous ont laissé, tel un laboratoire de recherche graphique ces styles de messages visuels… mises au service ici de l’intérêt général. C’est pas formidable?

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Une réponse à Campagne pour la sécurité au travail, par les graphistes de Buenos Aires

  1. Patrick dit :

    Mouais..une fois de plus, en bout de chaine, c’est l’ouvrier qui n’a pas mis son casque qui sera responsable de ce qui lui arrive. (« Il était pourtant bien averti par cette somptueuse campagne, non ?… »).

    Vous avez raison : « le language graphique est décidément universel ».