Marian Bantjes | graphiste illustrateur

Marianbantjes
On peut aimer le travail de Marian Bantjes, ou pas, je fais partie de la deuxième catégorie. Mais, mais je reconnais le travail. Un passage tout en douceur de la calligaphie à l’art figuratif. Au fond Ryan Mc Guiness a fait des émules. Et puis c’est une tendance. Le graphisme bio. Nature is beautiful, every body in flower generation, retour fleurie des années 70. Berk. Meeeeeeeee, si vous n’aimez pas, n’en dégoutez pas les autres! Bof, j’aime pas, et je m’en explique dans un billet sur Etapes ici. De fait ce que je n’aime pas c’est l’irruption dans tous les magazines de cette mode fleurie où arabesques et foliacées viennent décorer toutes les mises en page qui se veulent tendance. Une sorte d’irruption de la nature dans des magazines essentiellement urbaines. J’avoue, j’aime les pavés, la ville, ses encombrements, l’hétéroclité de son architecture, le vieux comme le neuf pourvu qu’il y ait du style. Et la ville c’est une culture de l’homme qui supplante la nature, qui la prolonge dans la pierre et les bâtits. Alors pourquoi pas des fleurs entre les pavés, de textes…? c’est une question de cohérence. Je suis là au bord du Canal Saint-Martin, je peux rêver de la campagne, des bords de mer ou des glaciers aux sommets de l’Anapurna, mais je suis là ici et maintenant dans ma ville et je n’ai pas besoin qu’on me projette les images de la nature pour que je puisse en rêver. Une sorte de pornographie de vouloir à tous prix montrer ce dont on rêve. Hors sujet, hors champ. Mais cela n’engage que mes sensibilités. Qu’en dites-vous?

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Une réponse à Marian Bantjes | graphiste illustrateur

  1. BIBI ARCHITECTE dit :

    La perception des choses nous ment, c’est une éducation.
    Nous sommes de plus en plus formaté à l’urbain, il n’en reste pas moins que l’homme est fait pour vivre dans un environnement naturel.
    Tous les petits citadain déracinné perdent necessairement quelque chose au chose.
    et puis, pourquoi la ville doit-elle necessairement le macadam et le béton? pourquoi pas des tulipes et des herbes folles sur le canal st martin?
    Personnelement je ne crois pas que la tendance bio soit un simple effet de mode mais qu’elle correspond à une réel aspiration des « paysan de Paris ».