Joaquin Cortes | photos au Grand Rex

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Joaquin Cortes se produisait au Grand Rex hier soir.


en 1969 à Cordoue, il grandit dans le quartier pauvre de Madrid en Espagne. A
l’âge de douze ans, il est foudroyé par la fièvre du flamenco. Son oncle Cristobal
Reyes
, danseur professionnel, l’encourage à s’engager dans la voie
classique et à quinze ans il est déjà solo pour le Ballet National Espagnol
avec lequel il aura même joué au Metropolitan Opera House de New York. Dès
1990, il quittera le Ballet National Espagnol pour entreprendre une carrière
solo. Il invente un style de danse totalement inédit, un mélange de pas serrés
et claquants du flamenco, de la grâce du ballet et une influence jazz. Il vous
suffit de voir son duo avec Manuela Vargas de "Sketches of Spain"
de Miles Davis dans le film d’Almodovar, "La flor de mi secreto".
 "Pasion Gitana" est un
spectacle qui dure plus de deux heures et Joaquin Cortes y rend un
hommage à la culture tzigane. Lire la suite ici.

Le problème hier soir, c’est que nous étions sept photographes accrédités et pas un n’a pu s’approcher de la scène. Plus grave encore, nous n’avons pu photographier que les dix premières minutes du spectacle. Merci les attachés de presse. Lorsqu’on songe que l’artiste va «s’envoler» entre le milieu et la fin du spectacle, aucune chance de saisir ces rares moments que j’essaye chaque fois de capter sur les scènes latinos de Paris. Les photos qui suivent ont été prises au 300mm. Pas de portraits, donc pas d’expression. Genre que j’affectionne particulièrement, comme vous avez pu le noter dans mes autres reportages. Juste une expression corporelle et encore limitée à la première scène de la représentation. Je suis en colère contre les managers et attachés de presse qui oublient trop facilement que le travail photographique sert à faire connaître les artistes. Que la photo de scène est un genre très différent de celui sans doute très réussi de Mondino. C’est du reportage. Aussi difficile et authentique qu’un reportage de guerre sans les balles qui sifflent. Rien à voir avec une séance en studio. J’aimerais que de temps à autre ces attachés de presse se souviennent de l’époque où leurs artistes n’étaient pas encore connus et où ils étaient ravis de voir un photographe venir capter ces moments exceptionnels de leur travail.

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Une réponse à Joaquin Cortes | photos au Grand Rex

  1. peter gabor dit :

    Pour Joaquin, j’étais tellement furieux… après les dix minutes de séance photo, l’attachée de presse vient nous trouver et nous invite à déposer nos sacs photo au vestiaire pour pouvoir retourner voir le spectacle dans la salle. Je suis parti, sur la base de ce que j’avais vu pendant les dix premières minutes. Kitch, mauvais goût. Donc tape à l’œil, musique d’ascenceur, éclairage pourri, bref je préfère quand il est mis en scène par Almodovar ou Carlos Saura. On peut être bon danseur et piètre scénographe. Mais il y avait du beau monde dans la salle. Toute la jet de Paris, vedettes de télé, comédiens en vue etc. Ça ne m’a pas plus impressionné que ça. J’ai préféré de loin Thierry «Titi» Robin. Plus intimiste et plus généreux dans sa démarche. Bon week-end. :+)