Barbara Luna | making off d’une pochette CD

C’était en 2003, une rencontre exceptionnelle avec Philippe Gueugnon le directeur artistique du Satellit-Café et Barbara Luna. Un projet d’album, de nouvelles chansons et surtout une passion à fleur de peau, comme s’il pouvait en être différent d’une passion, d’une merveilleuse pasionaria d’une Argentine déchirée, nostalgique d’un temps où l’espoir d’un monde meilleur était encore possible pour ces millions d’émigrés à majorité italienne. On pense biens sûr au Tango et à Carlos Gardel, mais aussi Barbara nous fait entrer dans l’intimité des femmes blessées et des joies de l’amour.

Voici la pochette «Somos»* mais surtout les quelques photos prises au cours de trois séances mémorables auxquelles vient s’ajouter 3-4 des plus belles photos prises au New-Morning en avril 2004.

Si je montre ces images et cette pochette c’est à la fois parce qu’elles reflètent une certaine magie de Noël et surtout pour la raison triste d’avoir vu la maison de disque (Celluloid / Mélodie) disparaître peu de temps après l’édition d’environ 5000 albums, tirage o combien intimiste et emblématique d’un univers musical de la World qui se débat dans une crise économique au milieu des majors et de leurs modèles «rouleau compresseur». Joyeuses fêtes à tous et très bonne année 200Quelquechose.

à écouter ici

et là

* La formation
Quezada Sebastien : Percussion
Pacin Alfonso : Guitare, violon
Luna Barbara : Chant, guitare
Gomez Hector : Percussions
Gaviria Juan Carlos : Claviers, mandoline
Benavides Guillermo : Contrebasse

Wbarbara01

Wbarbara02

Wbarbara09

Wbarbara08

Wbarbara11

Wbarbara14

Wbarbara19

Wbarbara16

Wbarbara17

Bluna_morning_dsc_9849_1

Bluna_morning_dsc_9912

Bluna_morning_dsc_9932_1

Bluna_morning_dsc_9921

Bluna_morning_dsc_9869_1

W_barbara_couv_def

Wpetergaborcrea_10

SUENAN LAS CASEROLAS
Después de una larga ausencia,
Soñaba verte sonriendo
Y no ver llorar de bronca a la gente
Porque no alcanza el sueldo
Por las calles caminando
Fui multitudes evitando
Que hacían cola en los bancos
Entre insultos y maldiciones
Como lo fueron cavando al pozo
Que hasta el cuello nos esta tapando
Cabalgando se fueron llevando
Los capitales pal’ otro lado
Desemparo , desengaño,
La multitud ya va alejando
Mientras en la Casa Blanca
Los dirigentes siguen aun desfilando
Corralito se ha formado
Y la guita ya no esta por ningun lado
No la siguen fabricando
Y hace mucho tiempo se las tomó de los bancos
La gran nación argentina
Pueblo de unión y trabajo
Libre del imperialismo
Sol del sueño americano
Diciembre del 2001 larga es la lista
Que sigue aun esperando
Que devuelvan los ahorros
Cuanto se habrá devaluado
Algunos ya piensan en irse
Otros rompen todo a su paso
Suenan las caserolas
Pero el baile hace tiempo que ha comenzado
Mientras una dama muy bella
Con su perfume sigue enbriagando
Argentina, divina, le grita el mundo
Quién no ha soñado con tus encantos
Promesas , presidentes , angustias
Se van acumulando
Enero del 2002 y el futuro sigue manoseado
Soluciones envasadas en los supermercados
Vamos a seguir comprando
Porque de made in casa solo nos queda
La caña y el buen amargo
Soluciones envasadas

LES CASSEROLES RETENTISSENT
Je rêvais de te voir apparaître souriante
Après ma longue absence
Une foule abattue et bruyante m’est apparue
Malheureuse de ne pouvoir joindre les deux bouts
Je déambulais dans les rues,
Cherchant à éviter la cohue
Entassée à l’entrée des banques
Vociférant son mécontentement
Tandis que nous sommes enfoncés
Dans les problèmes jusqu’au cou
Et que nous sommes au fond du trou
Les capitaux se sont envolés bien loin
Désemparée, désenchantée,
La foule s’éloigne déjà
Tandis qu’à la Maison Blanche
Les dirigeants continuent à défiler
Ils ont inventé Corralito
Mais du fric, il n’y en a plus pour personne
On n’en fabrique plus
Et voilà longtemps que des banques, il a disparu
La grande nation argentine
Peuple d’union et de labeur
Libérée de l’impérialisme
Soleil du rêve américain
En décembre 2001, longue est la liste
De ceux qui continuent à attendre
Que l’on rembourse leur épargne
Mais combien sera-t-elle dévaluée ?
Certains pensent déjà à partir
D’autres cassent tout sur leur passage
Les casseroles retentissent
Mais vous savez bien que le bal a commencé
Depuis longtemps déjà
Surgit alors une belle ensorceleuse
Au parfum envoûtant
Divine argentine lui crie-t-ton
Qui n’a rêvé de ton air enchanteur ?
Aux promesses se succèdent les présidents
Et les moments d’angoisse
En janvier 2002 l’avenir semble encore très incertain
Et je me demande où l’on ira chercher
Des solutions à présent
Puisqu’ici nous n’avons plus rien à nous
Des solutions emballées

Ce contenu a été publié dans Les Photos. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Barbara Luna | making off d’une pochette CD

  1. geriba dit :

    Il n’y a que toi qui bloggue encore et toujours ces jours ci. It’s not time for, so I’m leaving for Rome and’ll send you my best Italian wishes for next year! Cheers

Les commentaires sont fermés.